Faisons plaisir aux sponsors du foot belge : ce mercredi, c'est la Cofidis Cup entre deux journées de Jupiler League... C'est également et surtout une belle semaine. Le week-end dernier, on a été éclaboussé par les buts et le suspens des Club Bruges-Germinal Beerschot et surtout Genk-La Gantoise. Quand on voit ça, on se dit que le foot belge peut être très sexy... contrairement à ce que certains racontent. Mais le public n'a cure des corbeaux et va de plus en plus au stade comme le prouvent les statistiques les plus récentes. Et à l'avenir, normalement, les choses devraient aller encore mieux puisque, même si ça ne se voit pas, la Ligue Pro est en train de mettre au point un nouveau championnat pour la saison prochaine. C'est son in...

Faisons plaisir aux sponsors du foot belge : ce mercredi, c'est la Cofidis Cup entre deux journées de Jupiler League... C'est également et surtout une belle semaine. Le week-end dernier, on a été éclaboussé par les buts et le suspens des Club Bruges-Germinal Beerschot et surtout Genk-La Gantoise. Quand on voit ça, on se dit que le foot belge peut être très sexy... contrairement à ce que certains racontent. Mais le public n'a cure des corbeaux et va de plus en plus au stade comme le prouvent les statistiques les plus récentes. Et à l'avenir, normalement, les choses devraient aller encore mieux puisque, même si ça ne se voit pas, la Ligue Pro est en train de mettre au point un nouveau championnat pour la saison prochaine. C'est son intention, mais cela traîne de manière assez lamentable. On ne devrait même plus s'en étonner, tant les décideurs sont lents sur la balle. Cela dure des lunes avant qu'on décide de rejouer un match, de suspendre un joueur, etc. Et ici, on ne pense même pas à l'Affaire Ye, étant donné que l'Union Belge a décidé d'attendre le résultat du procès judiciaire pour prendre ses décisions. Car, bien évidemment, le football belge a appris à suivre docilement la loi et la jurisprudence sous peine d'être continuellement pris à contre-pied. On sait quand même déjà que la saison prochaine on comptera quatre descendants - pour se retrouver à 16 - et que le haut du panier jouera des playoffs. Mais on assiste à une lutte sans merci entre les petits et les puissants et ça traîne. Les petits acceptent difficilement le fait d'être quatre à culbuter au lieu de deux. Alors, les puissants leur promettent de l'argent ; pas assez ! Mais quand on parle des playoffs, les puissants deviennent aussi inquiets que les petits. Certains puissants voudraient conserver, dans ces playoffs, quelque avantage basé sur les points acquis en championnat. Mais des playoffs, c'est pas ça. Cette formule exige qu'on remette les compteurs à zéro. Par exemple, qu'on garde les quatre premiers du championnat : 1 joue contre 4 et 2 contre 3 en deux matches par aller retour pour chaque duel. Les deux vainqueurs et les deux perdants des duels jouent les uns contre les autres, à nouveau en deux matches. Les premiers pour le titre (le perdant étant qualifié aussi en Ligue des Champions) et les deuxièmes pour une place en Coupe de l'UEFA (l'autre ticket pour cette compétition allant au vainqueur de la Coupe) et une place en Intertoto. Et le cinquième du classement, celui qui a manqué les playoffs, se console aussi avec l'Intertoto. On imagine les clashes : tout le monde criera pour ces huit matches. Un esprit " coupe ", comme ce soir avec des quarts de finale aller de la Coupe : G. Beerschot-Roulers, Courtrai-Gand, Anderlecht-Dender et Cercle-Standard (retour les 27 février). Pour Anderlecht, la Coupe c'est tout. Le champion a de nouveau perdu deux points dans sa lutte pour le titre à Lokeren et est désormais à 13 points du Club Bruges. Le remplacement de Frankie Vercauteren par Ariel Jacobs n'a rien changé et tous les nouveaux ne sont pas géniaux. A Bruxelles, on rit de plus en plus de Stanislav Vlcek, qui a joué pour la première fois samedi et qui n'est pas le sniper annoncé. Vlcek, c'est trop proche de vlek qui, en bruxellois, trouve ses racines dans " fer blanc " et qui veut dire toc. Evidemment, quand on engage un joueur, ce n'est pas à son nom qu'on pense mais à ses qualités ; autrement le meilleur joueur du monde ne jouerait jamais à Milan. En voyant Cyril Théréau faire exploser à plusieurs reprises la défense de Westerlo samedi avec la complicité de Fabien Camus, on se demandait pourquoi il avait été snobé à ce point par Anderlecht. Tantième dysfonctionnement mauve ? PAR JOHN BAETE