La semaine dernière, Didier Dheedene (32 ans) a passé un stage de cinq jours à Bad Radkersburg, où Lars Söndergaard a soumis son noyau à des séances de course spécifiques et travaillé le team building. Lundi, le Diable Rouge s'est envolé pour deux semaines à Marbella, où l'Austria Vienne posera les jalons du second tour, qui recommence le 19 février, en Autriche.
...

La semaine dernière, Didier Dheedene (32 ans) a passé un stage de cinq jours à Bad Radkersburg, où Lars Söndergaard a soumis son noyau à des séances de course spécifiques et travaillé le team building. Lundi, le Diable Rouge s'est envolé pour deux semaines à Marbella, où l'Austria Vienne posera les jalons du second tour, qui recommence le 19 février, en Autriche. Didier Dheedene : Bilbao est un adversaire redoutable. La direction est plutôt réaliste. Nous avons sans doute 20 % de chances de nous qualifier puisqu'à ce moment, nous n'aurons pas encore de rythme. C'est un énorme handicap. Le championnat constitue notre principale priorité. J'ai appris qu'il y avait plus de quinze ans qu'une équipe autrichienne avait passé l'hiver en Coupe d'Europe. Nous avons donc réussi un petit miracle. En effet. Ne mésestimez pas son niveau. Avant la trêve, j'ai assisté à quelques rencontres en Belgique et j'en ai souvent été déçu. Nous devrons utiliser tous nos atouts d'emblée car nous affrontons immédiatement des rivaux, le GAK et Pasching. Ce sera un bon test. Cette année, nous voulons à tout prix être champions, ne serait-ce que pour le prestige. Ce n'est pas l'argent de la Ligue des Champions qui nous attire car le club ne manque pas de moyens. Notre campagne européenne nous a coûté beaucoup de forces. La fatigue et le manque de concentration nous ont fait perdre des points en championnat. Normalement, nous ne devrions jamais être battus par Mattersburg mais c'est arrivé. Certains n'ont pas la motivation requise, non plus, sinon, nous compterions au moins six unités d'avance sur les autres. L'entraîneur veut que nous soyons constamment en mouvement. Nous n'avons pas vraiment eu le temps de récupérer avant la trêve et notre noyau n'est pas assez étoffé pour jouer sur deux fronts. Pratiquer la rotation est très difficile, comme la direction l'a bien compris. Une blessure à la cheville m'a écarté du terrain six semaines. A l'entraînement, un coéquipier m'a attrapé sans ménagement. Maintenant, je piaffe d'impatience à l'idée de rejouer. Non car il est très introverti. Nous avons des divergences de vue sur le football à développer mais il a du succès. Il est très tactique et nous devons nous incliner. Il n'est pas facile de communiquer avec lui. Le manager, Günter Kronsteiner, se permet parfois de composer l'équipe. Ici, l'entraîneur n'a pas toujours le dernier mot. On ne parle guère aux plus anciens. Les gens suivent leur propre voie. Söndergaard et Kronsteiner n'ont pas une large expérience en football et sont très critiqués par les observateurs mais ils s'en fichent. Je regrette de ne pouvoir les aider, en compagnie de quelques autres éléments chevronnés. Je voudrais rester. Je me plais à Vienne mais je suis ouvert. Les problèmes que j'ai eus à la fin de la saison passée avec une personne de confiance de Frank Stronach, l'investisseur, ne sont pas tout à fait résolus. Il m'en a voulu pour quelque chose qui n'était pas exact. Je ressens toujours une certaine hostilité et je suis donc dans l'incertitude. Il y a huit ou neuf joueurs en fin de contrat. Suite à l'embauche de Toni Polster comme manager général, le manager n'a plus la possibilité de conclure des contrats pour la saison prochaine. Nous sommes dans l'attente. Le brouillard est épais et rien ne le dissout. C'est typique, en Autriche. par Fréderic VanheuleJe ressens toujours une certaine hostilité et JE SUIS DANS L'INCERTITUDE