Le président de Monaco a subitement changé de cap et a confié son équipe à Didier Deschamps, qui vient de mettre un terme à sa carrière de joueur à Valence. Pourtant, Jean-Louis Campora avait confirmé Claude Puel dans ses fonctions mais la donne a changé. La direction a constaté que le groupe avait terminé le championnat à bout de souffle, en déficit de condition physique et d'ambit...

Le président de Monaco a subitement changé de cap et a confié son équipe à Didier Deschamps, qui vient de mettre un terme à sa carrière de joueur à Valence. Pourtant, Jean-Louis Campora avait confirmé Claude Puel dans ses fonctions mais la donne a changé. La direction a constaté que le groupe avait terminé le championnat à bout de souffle, en déficit de condition physique et d'ambition. Il avait été question d' Elie Baup, de Vahid Halilhodzic et de Paul Le Guen à un moment, mais Campora affirme que Monaco n'a eu qu'un seul nom en tête après avoir décidé de changé son fusil d'épaule: Didier Deschamps. Ce dernier a signé un contrat de quatre ans et entame sa carrière d'entraîneur au sommet. Il en faut plus pour effrayer Jean-Louis Campora. "Je sentais que le regard de quelqu'un d'extérieur au club était susceptible de nous faire retrouver la motivation et une attitude de vainqueur", déclare-t-il à France Football. "Didier Deschamps a la gagne en lui. Il était un grand joueur sous lequel perçait le futur entraîneur. Didier incarnait sur le terrain le rôle du coach et il a emmagasiné beaucoup d'informations, un gros savoir. Je ne suis pas inquiet". Un contrat de quatre ans, ce n'est pas rien mais Monaco a souvent oeuvré de la sorte. Pour mener un projet à bien, Campora estime qu'il faut entre trois et cinq ans. Monaco enregistrera quatre arrivées et entre trois et cinq départs. Campora est confiant mais il sait que l'avenir sera très important pour lui aussi. En vingt-six ans de pouvoir, Campora a vécu plus d'excellents moments que de périodes de crise. Arsène Wenger a été à la base de la marche en avant de Monaco. L'équipe a fait preuve de maturité sous sa direction. Après lui, Jean Tigana et Claude Puel ont été sacrés champions. La saison passéee, par contre, fut assez lamentable et le champion en titre la termina en queue de peloton. La contestation est perceptible dans le club à l'égard de Campora. Ce ne sont encore que des grognements, que Campora balaye d'un revers de la main. Il prétend que Monaco ne vivra pas deux années aussi difficiles. Jean-Louis Campora a tout de même intérêt à ouvrir l'oeil et le bon. Il serait bon que Didier Deschamps relève le défi avec brio. (P. Bilic)