Bérénice t'a rejoint dans Moteurs. Tu es à l'origine de son arrivée ?

Didier De Radiguès : Oui, la production voulait apporter une touche plus lifestyle et son nom s'est imposé. Je la connais depuis longtemps. J'ai même participé à un rallye avec elle dans les années 2000 ! Dans sa rubrique, elle teste une voiture ou une moto, elle part à la découverte d'une compétition,... avec un regard féminin.

Elle pourrait un jour commenter du Moto GP ?

Je ne veux pas paraître macho mais le Moto GP reste un événement masculin et une femme n'a pas la même perception. Par contre, pourquoi ne pas envisager des reportages dans Moto Club, l'émission entre la course de Moto2 et celle de Moto GP ?

Doha, où le Moto GP reprend le 8 avril, sera ton 300e Grand Prix. Tu prévois quelque chose de spécial ?

Non, même si je passe un cap : 149 Grands Prix comme pilote et 151 comme commentateur. C'est fou de se dire que j'ai passé plus de temps à commenter qu'à piloter. Pourtant, j'ai l'impression que c'est le contraire ! Depuis mon époque, la situation a bien changé. Le nombre de Grands Prix par saison a doublé. On voyage plus loin. Il y a 30 ans, aucune épreuve n'était organisée en Asie.

Des nouveautés pour la reprise ?

Juste avant le départ du Moto2, nous montrerons un reportage sur Xavier Siméon, notre pilote belge : son pilotage, sa préparation, ses qualités/défauts, etc. Nous allons le suivre attentivement pour la seconde année consécutive. En F1, le GP2 est l'antichambre de l'élite. Ce n'est pas le cas en moto où le GP2 est une véritable catégorie à part entière.

Le truc le plus dingue qui te soit arrivé lors d'un direct ?

Le jour de mon premier direct, on m'a prévenu que la retransmission des images ne fonctionnait pas. Je l'ai pris avec humour et j'ai lancé aux téléspectateurs : " Ma première en télé se transforme en première... radio ! " Pourtant, je déteste les surprises, j'ai l'habitude de tout anticiper. Mais en télé, ce genre d'incident est courant : un reportage qu'on ne retrouve plus, un problème de diffusion et personne pour répondre au téléphone, etc.

La personnalité du paddock la plus accessible ?

Valentino Rossi. Il est plus qu'accessible : il est sympa, drôle, attentionné. C'est un gars fantastique, personne ne lui arrive à la cheville.

La personnalité la moins sympa ?

Au début, Dani Pedrosa était peu accueillant. Quand j'arrivais, j'avais l'impression de le déranger. J'ai menacé son manager de ne plus l'interviewer. Il m'a dit : " Reviens demain, tu vas voir. " Le lendemain, quand je suis arrivé, Pedrosa s'est directement levé pour venir me saluer !

Les pilotes te parlent encore de tes courses ?

Rossi se souvient de tout ! Parfois, il me dit : " Ce jour-là, tu portais tel casque, tu as roulé de telle façon. " Casey Stoner m'a aussi parlé de notre chiffre fétiche commun, le 27. Mais il ne m'a jamais dit s'il l'avait choisi pour me rendre hommage.

PAR SIMON BARZYCZAK

Didier De Radiguès : Oui, la production voulait apporter une touche plus lifestyle et son nom s'est imposé. Je la connais depuis longtemps. J'ai même participé à un rallye avec elle dans les années 2000 ! Dans sa rubrique, elle teste une voiture ou une moto, elle part à la découverte d'une compétition,... avec un regard féminin. Je ne veux pas paraître macho mais le Moto GP reste un événement masculin et une femme n'a pas la même perception. Par contre, pourquoi ne pas envisager des reportages dans Moto Club, l'émission entre la course de Moto2 et celle de Moto GP ? Non, même si je passe un cap : 149 Grands Prix comme pilote et 151 comme commentateur. C'est fou de se dire que j'ai passé plus de temps à commenter qu'à piloter. Pourtant, j'ai l'impression que c'est le contraire ! Depuis mon époque, la situation a bien changé. Le nombre de Grands Prix par saison a doublé. On voyage plus loin. Il y a 30 ans, aucune épreuve n'était organisée en Asie. Juste avant le départ du Moto2, nous montrerons un reportage sur Xavier Siméon, notre pilote belge : son pilotage, sa préparation, ses qualités/défauts, etc. Nous allons le suivre attentivement pour la seconde année consécutive. En F1, le GP2 est l'antichambre de l'élite. Ce n'est pas le cas en moto où le GP2 est une véritable catégorie à part entière. Le jour de mon premier direct, on m'a prévenu que la retransmission des images ne fonctionnait pas. Je l'ai pris avec humour et j'ai lancé aux téléspectateurs : " Ma première en télé se transforme en première... radio ! " Pourtant, je déteste les surprises, j'ai l'habitude de tout anticiper. Mais en télé, ce genre d'incident est courant : un reportage qu'on ne retrouve plus, un problème de diffusion et personne pour répondre au téléphone, etc. Valentino Rossi. Il est plus qu'accessible : il est sympa, drôle, attentionné. C'est un gars fantastique, personne ne lui arrive à la cheville. Au début, Dani Pedrosa était peu accueillant. Quand j'arrivais, j'avais l'impression de le déranger. J'ai menacé son manager de ne plus l'interviewer. Il m'a dit : " Reviens demain, tu vas voir. " Le lendemain, quand je suis arrivé, Pedrosa s'est directement levé pour venir me saluer ! Rossi se souvient de tout ! Parfois, il me dit : " Ce jour-là, tu portais tel casque, tu as roulé de telle façon. " Casey Stoner m'a aussi parlé de notre chiffre fétiche commun, le 27. Mais il ne m'a jamais dit s'il l'avait choisi pour me rendre hommage. PAR SIMON BARZYCZAK