Voici trois semaines, OnderTuraci a tourné la page de l'équipe nationale Espoirs. Il a livré son dernier match avec les Diablotins, le 10 octobre à Eupen, contre l'Estonie. Aujourd'hui, il a dépassé la limite d'âge. " J'aurai au moins la satisfaction d'avoir terminé sur une bonne note puisque nous avons gagné 4-2 et que j'ai inscrit deux des quatre buts. Malheureusement, cette victoire s'est révélée insuffisante pour la qualification. Il fallait terminer parmi les six meilleurs deuxièmes et nous avons terminé... septième meilleur deuxième. C'est râlant ", explique-t-il. ...

Voici trois semaines, OnderTuraci a tourné la page de l'équipe nationale Espoirs. Il a livré son dernier match avec les Diablotins, le 10 octobre à Eupen, contre l'Estonie. Aujourd'hui, il a dépassé la limite d'âge. " J'aurai au moins la satisfaction d'avoir terminé sur une bonne note puisque nous avons gagné 4-2 et que j'ai inscrit deux des quatre buts. Malheureusement, cette victoire s'est révélée insuffisante pour la qualification. Il fallait terminer parmi les six meilleurs deuxièmes et nous avons terminé... septième meilleur deuxième. C'est râlant ", explique-t-il. De son passage en équipe nationale belge, Onder Turaci ne garde que de bons souvenirs. " Je suis devenu Belge à 17 ans, et depuis lors, j'ai rejoint les sélections dans toutes les catégories d'âge ", raconte-t-il. " Je me souviens de mes débuts avec l'équipe des û17 ans. C'était à l'occasion du tournoi des Quatre Nations, près de Westerlo. Contre le Danemark, j'étais resté sur le banc. Puis, je suis monté au jeu contre l'Ecosse et les Pays-Bas. J'ai ensuite fait partie de l'équipe des û18 et des û19. Avec les Espoirs, j'ai même participé à deux campagnes, avec deux générations, et j'ai eu la chance de disputer le Championnat d'Europe en Suisse, en 2002. C'est valorisant de se retrouver parmi les meilleurs joueurs de sa génération. J'espère revivre de telles compétitions... avec les aînés, désormais ". A ce propos, Onder Turaci est concerné par la nouvelle réglementation de la FIFA, autorisant des joueurs ayant été internationaux jusqu'en Espoirs, à défendre ensuite les couleurs de leur pays d'origine. Comme le défenseur du Standard possède la double nationalité, belgo-turque, il pourrait le cas échéant répondre à l'appel de la Turquie. " J'ignorais ce nouveau point du règlement ", avoue-t-il. " Pour l'instant, la question ne se pose pas, puisque je n'ai encore reçu aucun appel du pied de la Turquie. En revanche, je sais qu' AiméAnthuenis me suit, puisque pour pallier l'indisponibilité d' OlivierDeCock lors de Belgique-Croatie, il avait songé à OlivierDoll... et à moi. Son choix s'était finalement porté sur l'Anderlechtois, mais lors d'une prochaine occasion, rien ne dit que je n'aurai pas la chance d'être retenu. Actuellement, la balance penche donc plutôt en faveur de la Belgique. En outre, culturellement, je me sens plus proche de mon pays natal que de la Turquie. J'ai grandi ici, j'ai pris mes habitudes et j'ai tissé des liens d'amitié avec des gens d'ici. Je rentre en Turquie pour les vacances, mais de là à vivre là-bas, c'est une autre histoire. En 1989, mes parents avaient voulu rentrer définitivement en Turquie, dans la région de Karaman dont ils sont originaires, au sud du pays. Au bout d'un an, ils ont choisi de revenir en Belgique : ils étaient trop dépaysés là-bas et ne parvenaient pas à se réhabituer aux us et coutumes locales. Il avaient vécu trop longtemps à Liège. Alors, en ce qui me concerne d'un point de vue football, je dirai que ce sera à qui me tendra la perche en premier lieu ".