Les PO1 ont été tranchants d'emblée. C'est d'ailleurs leur marque de fabrique depuis leur introduction en 2009 : des duels rudes, des matches passionnants mais pas toujours le meilleur des footballs.

Depuis 2009, onze clubs ont tâté des PO1. Seuls Anderlecht et le Club Bruges n'en ont raté aucune édition. La Gantoise y a participé à sept reprises, Genk et le Standard six fois. Zulte Waregem les a disputés à cinq reprises. Charleroi en est pour la troisième fois, autant que le Sporting Lokeren et Courtrai. Ostende (deux fois) et Saint-Trond (une fois) ferment la marche. Ce n'est que la troisième fois que tous les clubs du G5 sont présents. L'entraîneur le plus chevronné, Francky Dury (cinq fois avec Zulte et une avec Gand) est absent de cette édition, ce qui fait de Hein Vanhaezebrouck (cinq qualifications avec trois clubs différents) le coach le plus expérimenté de ces play-offs.

Cinq des Diables Rouges qui ont joué la semaine passée ont été formés à Anvers.

Malgré le suspense de ces PO1, c'est l'équipe première du championnat régulier qui a remporté le titre, à trois exceptions près. En 2011, Anderlecht a dû céder le titre à Genk, en 2014, le Standard a flanché peu avant la ligne d'arrivée, au profit des Mauves, et en 2015, La Gantoise a dépassé le Club Bruges.

Anvers n'a jamais été représentée en neuf éditions. Depuis le titre du Lierse, en 1997, cette province n'a abrité aucun champion.

Pourtant, cinq des Diables Rouges ( Alderweireld, Vertonghen, Vermaelen, Dembélé et Nainggolan) qui ont affronté l'Arabie saoudite la semaine dernière ont été formés par un club anversois, le Germinal Beerschot. Si une blessure n'avait contraint Tom De Mul à raccrocher, ils auraient sans doute été six. Amsterdam se fait toujours lyrique en se rappelant les actions de De Mul, qui reste un des meilleurs extérieurs droits que l'Ajax ait aligné en plusieurs décennies.

Radja Nainggolan et Mousa Dembele: made in Antwerp., BELGAIMAGE
Radja Nainggolan et Mousa Dembele: made in Antwerp. © BELGAIMAGE

Du quintette anversois qui a quitté le terrain à Bruxelles, seul Mousa Dembélé s'est un jour produit pour l'équipe première d'un club belge de D1. Il est entré en action en vingt reprises entre 2003 et 2005, sous les ordres de Marc Brys, à nouveau entraîneur du Beerschot depuis. Il a ensuite rejoint Willem II pour 250.000 euros alors qu'il pouvait également signer à Anderlecht. Initialement, Dembélé devait accompagner les autres à l'Ajax mais il est resté à Anvers car l'Ajax avait déjà un homme à sa position, Ryan Babel, et qu' Urbain Haesaert, alors responsable de la formation au Beerschot et responsable des relations avec l'Ajax, trouvait que Dembélé devait gagner en puissance au pays, compte tenu de sa fragilité, sachant que Brys lui offrirait sa chance.

La formation anversoise était bonne mais les Diables Rouges issus du GBA n'ont émergé qu'à l'étranger. Que serait-il advenu d'eux s'ils n'avaient pas rejoint l'Ajax ou Piacenza ? " Ils ne joueraient sans doute plus en D1 ou alors tout au plus pour un club du niveau de Lokeren ou de Waasland-Beveren ", a déclaré Haesaert, sans ménager les anciens décideurs.

Désormais, ils émargent tous les cinq à l'élite. On peut discuter de l'utilité de Nainggolan pour la sélection du Mondial, comme ce fut le cas dans la presse, mais le fait est que tous les grands entraîneurs le veulent. L'été dernier, l'Anversois a encore dit non à l'entraîneur de Chelsea, Antonio Conte, comme il a dédaigné l'intérêt de José Mourinho au nom de Manchester United. La veille de sa signature pour l'AS Rome, en janvier 2013, il était annoncé à Naples alors que la Juventus et Milan le courtisaient aussi. Si Nainggolan est toujours dans la Botte et pas en Angleterre, c'est parce qu'il se sent bien dans son pays d'adoption, pas parce que les Anglais ne veulent pas de lui.

Qu'il soit repris ou pas et malgré son absence des PO1, Anvers fera encore la une après le Tour des Flandres : pendant la Coupe du Monde, en tant que fournisseur principal des Diables Rouges.

Grâce à un projet qui a pris corps il y a longtemps déjà.

Les PO1 ont été tranchants d'emblée. C'est d'ailleurs leur marque de fabrique depuis leur introduction en 2009 : des duels rudes, des matches passionnants mais pas toujours le meilleur des footballs. Depuis 2009, onze clubs ont tâté des PO1. Seuls Anderlecht et le Club Bruges n'en ont raté aucune édition. La Gantoise y a participé à sept reprises, Genk et le Standard six fois. Zulte Waregem les a disputés à cinq reprises. Charleroi en est pour la troisième fois, autant que le Sporting Lokeren et Courtrai. Ostende (deux fois) et Saint-Trond (une fois) ferment la marche. Ce n'est que la troisième fois que tous les clubs du G5 sont présents. L'entraîneur le plus chevronné, Francky Dury (cinq fois avec Zulte et une avec Gand) est absent de cette édition, ce qui fait de Hein Vanhaezebrouck (cinq qualifications avec trois clubs différents) le coach le plus expérimenté de ces play-offs. Malgré le suspense de ces PO1, c'est l'équipe première du championnat régulier qui a remporté le titre, à trois exceptions près. En 2011, Anderlecht a dû céder le titre à Genk, en 2014, le Standard a flanché peu avant la ligne d'arrivée, au profit des Mauves, et en 2015, La Gantoise a dépassé le Club Bruges. Anvers n'a jamais été représentée en neuf éditions. Depuis le titre du Lierse, en 1997, cette province n'a abrité aucun champion. Pourtant, cinq des Diables Rouges ( Alderweireld, Vertonghen, Vermaelen, Dembélé et Nainggolan) qui ont affronté l'Arabie saoudite la semaine dernière ont été formés par un club anversois, le Germinal Beerschot. Si une blessure n'avait contraint Tom De Mul à raccrocher, ils auraient sans doute été six. Amsterdam se fait toujours lyrique en se rappelant les actions de De Mul, qui reste un des meilleurs extérieurs droits que l'Ajax ait aligné en plusieurs décennies. Du quintette anversois qui a quitté le terrain à Bruxelles, seul Mousa Dembélé s'est un jour produit pour l'équipe première d'un club belge de D1. Il est entré en action en vingt reprises entre 2003 et 2005, sous les ordres de Marc Brys, à nouveau entraîneur du Beerschot depuis. Il a ensuite rejoint Willem II pour 250.000 euros alors qu'il pouvait également signer à Anderlecht. Initialement, Dembélé devait accompagner les autres à l'Ajax mais il est resté à Anvers car l'Ajax avait déjà un homme à sa position, Ryan Babel, et qu' Urbain Haesaert, alors responsable de la formation au Beerschot et responsable des relations avec l'Ajax, trouvait que Dembélé devait gagner en puissance au pays, compte tenu de sa fragilité, sachant que Brys lui offrirait sa chance. La formation anversoise était bonne mais les Diables Rouges issus du GBA n'ont émergé qu'à l'étranger. Que serait-il advenu d'eux s'ils n'avaient pas rejoint l'Ajax ou Piacenza ? " Ils ne joueraient sans doute plus en D1 ou alors tout au plus pour un club du niveau de Lokeren ou de Waasland-Beveren ", a déclaré Haesaert, sans ménager les anciens décideurs. Désormais, ils émargent tous les cinq à l'élite. On peut discuter de l'utilité de Nainggolan pour la sélection du Mondial, comme ce fut le cas dans la presse, mais le fait est que tous les grands entraîneurs le veulent. L'été dernier, l'Anversois a encore dit non à l'entraîneur de Chelsea, Antonio Conte, comme il a dédaigné l'intérêt de José Mourinho au nom de Manchester United. La veille de sa signature pour l'AS Rome, en janvier 2013, il était annoncé à Naples alors que la Juventus et Milan le courtisaient aussi. Si Nainggolan est toujours dans la Botte et pas en Angleterre, c'est parce qu'il se sent bien dans son pays d'adoption, pas parce que les Anglais ne veulent pas de lui. Qu'il soit repris ou pas et malgré son absence des PO1, Anvers fera encore la une après le Tour des Flandres : pendant la Coupe du Monde, en tant que fournisseur principal des Diables Rouges. Grâce à un projet qui a pris corps il y a longtemps déjà.