Et revoici le fils prodigue ! Mohammed Dahmane, que le président Dominique Leone a toujours considéré comme son fils footballistique, revient à Mons, après un semestre houleux à Genk. Comme à son habitude, Dahmane l'a joué finaud, n'hésitant pas à casser son contrat avec Genk et à faire monter les enchères avec Mons où il a reçu un meilleur contrat qu'au Limbourg. Voilà donc l'élément que tout le monde attendait, le déclencheur de la remontée montoise. Car, depuis son départ, l'attaque marquait... le pas. Même celui avec qui il avait constitué un duo prometteur ( Ilja Stolica) n'était plus que l'ombre de lui-même. Et comme par magie, le Serbe a retrouvé des couleurs, une fois le retour de Dahmane entériné....

Et revoici le fils prodigue ! Mohammed Dahmane, que le président Dominique Leone a toujours considéré comme son fils footballistique, revient à Mons, après un semestre houleux à Genk. Comme à son habitude, Dahmane l'a joué finaud, n'hésitant pas à casser son contrat avec Genk et à faire monter les enchères avec Mons où il a reçu un meilleur contrat qu'au Limbourg. Voilà donc l'élément que tout le monde attendait, le déclencheur de la remontée montoise. Car, depuis son départ, l'attaque marquait... le pas. Même celui avec qui il avait constitué un duo prometteur ( Ilja Stolica) n'était plus que l'ombre de lui-même. Et comme par magie, le Serbe a retrouvé des couleurs, une fois le retour de Dahmane entériné. Pour le Franco-Algérien, ce transfert lui permet de tourner une page difficile. " Mon retour à Mons est la décision la plus intelligente que j'ai prise cette année car il fallait que je sois dans un univers que je connais pour m'exprimer pleinement. Je ne vois pas mon passage à Genk comme un échec car ce club comptait encore sur moi. Il s'agit d'un échec vis-à-vis d'une personne : Hugo Broos. Il ne me sentait plus ". Pourtant, Dahmane a tout fait pour se faire virer. " Est-ce que j'ai exagéré ? Bien sûr. J'ai toujours voulu réussir et maintenant que j'y suis parvenu, je ne peux pas supporter l'injustice. A partir du moment où on me recrute pour remplacer Kevin Vandenbergh et que je me retrouve à la place de Thomas Chatelle, il y a déjà quelque chose qui cloche. Au stage, aux Pays-Bas, Broos m'avait déjà indiqué la couleur - J'ai besoin de toi dans l'entrejeu et tu ne joueras que là. De retour de blessure, il a remis Chatelle alors que ce dernier n'était pas prêt physiquement et quand je lui ai posé la question, il m'a répondu - Chatelle, c'est mon joueur. Quand je l'ai supplié de m'essayer une fois en attaque, il a répliqué - Là aussi, j'ai mes joueurs. Par contre, quand Chatelle est parti, il est revenu vers moi. Il ne me voyait que comme un dépanneur. Or, être dépanneur d'un entraîneur qui ne connaît rien au foot ( sic), ce n'était plus mon truc ". Dahmane arrive à l'Albert juste au moment où José Riga, avec lequel il avait eu quelques prises de bec par le passé, a pris la porte : " L'année passée, il y avait beaucoup de parasites entre le coach et les joueurs. Parfois, on s'est mal compris mais je l'ai toujours regardé droit dans les yeux et je n'avais rien contre lui. Je ne suis pas heureux de son départ. Au contraire, je suis déçu. Il prenait régulièrement de mes nouvelles quand cela ne tournait pas à Genk ". Dahmane n'en a pas fini avec Genk qui a refusé sa rupture de contrat. S'il veut partir, Mons devra mettre le prix. " Dahmane s'est entraîné deux jours avec l'entraîneur des - 14 ans. Il n'a même pas été repris pour le match des Réserves ", explique son avocat Grégory Ernes, du bureau de Luc Misson. " Non seulement, il n'a plus eu sa rémunération mais Genk a également eu un comportement négatif à son égard. Par exemple, le club a refusé une offre de Mons et accepté, le même jour, la même offre, émanant du Brussels. C'est pour cette raison qu'il a rompu son contrat pour motifs graves. Le mardi, nous l'avons notifié à l'Union Belge qui nous a renvoyé un courrier, ce vendredi, pour dire qu'il refusait d'affilier le joueur. Nous ne comprenons pas car pour une fois, la loi et le règlement disent la même chose. En cas de résiliation unilatérale d'un contrat de travail sans motif grave, le joueur ne peut jouer dans la même division que le club qu'il vient de quitter. Mais s'il y a motif grave, il n'y a pas de restriction. Nous avons donc lancé un référé contre l'Union Belge et il sera jugé aujourd'hui, mercredi. Nous avons confiance car nous avons déjà remporté un cas similaire lors du passage de Frédéric Bosak de La Louvière au Standard ". par stéphane van de velde