Qu'arrive-t-il donc au football anversois ? Sans les problèmes financiers de Lommel et de Malines, les deux formations de la Métropole auraient certainement été impliquées dans la lutte pour le maintien. Dix ans après sa finale à Wembley, l'Antwerp est un anonyme de la D1, faute de moyens. Eddy Wauters, un connaisseur s'il en est, qui fêtera ses 35 ans de présidence la saison prochaine, et un vieux renard comme HenkHouwaart n'ont ri...

Qu'arrive-t-il donc au football anversois ? Sans les problèmes financiers de Lommel et de Malines, les deux formations de la Métropole auraient certainement été impliquées dans la lutte pour le maintien. Dix ans après sa finale à Wembley, l'Antwerp est un anonyme de la D1, faute de moyens. Eddy Wauters, un connaisseur s'il en est, qui fêtera ses 35 ans de présidence la saison prochaine, et un vieux renard comme HenkHouwaart n'ont rien pu y changer. Pourtant, la saison n'a pas mal commencé pour les Rouge et Blanc, avec une victoire contre Anderlecht lors de la cinquième journée et un match nul contre le Club Brugeois deux semaines plus tard. Les tribunes se sont enthousiasmées, surtout quand l'autre club de la ville, moins populaire, a été battu 5-3 alors qu'il menait 0-3. A Charleroi, Patrick Goots a marqué le but de l'année, l'Antwerp était à la fête. D'un coup, il s'est éteint. Au second tour, sa récolte a été particulièrement maigrichonne. Le club s'est distingué par un cas de dopage aux anabolisants et, sportivement, Henk Houwaart n'est plus parvenu à donner une ligne de conduite à son équipe. Il a rarement aligné le même onze deux fois de suite et s'est disputé avec son gardien juste avant le double match de Coupe contre le GBA. Yves Feys a disparu de l'équipe, le Biélorusse Gennadiy Tumilovich a débarqué dans le but sans la moindre expérience et a gaffé dans les deux rencontres, provoquant l'élimination de l'Antwerp. Or, en interne, on avait souvent demandé à Houwaart de résoudre ce fameux problème de gardiens. Feys, qui a déjà survécu à beaucoup de tempêtes, s'est bien battu pour revenir mais c'est une maigre consolation. Sept victoires à domicile, une seule en déplacement, ce sont là les chiffres d'une saison médiocre, d'un moins grand cru que ce que laissaient augurer les deux premiers mois. Auteur d'un brillant premier tour, Patrick Goots a accusé une baisse de régime, Ibrahima Yattara, qui était en pleine forme, a vu sa progression stoppée û faute de suivi ? û et Abdulrahman Hussain, un pur talent, a passé son temps à faire la navette entre la Belgique et le Qatar. En fin d'exercice, il y a même eu une fameuse révolution de palais, avec l'amaigrissement du noyau et l'écartement de WilliamVerbeeck parce que ses parents (son père ou sa mère, selon les versions) auraient dit ses quatre vérités à l'entraîneur.