Né le 30 août 1972 à Cheb, près de la frontière allemande, Pavel Nedved est arrivé en juillet 1996 à la Lazio qui avait déboursé 180 millions. Les négociations n'avaient pas été faciles dans la mesure où les dirigeants du Sparta Prague avaient un précontrat avec le PSV Eindhoven. De son côté, le manager du joueur, l'ancien international, Zdenek Nehoda, prétendait que le club hollandais avait dû signer le contrat avant que ne commence l'EURO. Il s'en est suivi une bagarre juridi...

Né le 30 août 1972 à Cheb, près de la frontière allemande, Pavel Nedved est arrivé en juillet 1996 à la Lazio qui avait déboursé 180 millions. Les négociations n'avaient pas été faciles dans la mesure où les dirigeants du Sparta Prague avaient un précontrat avec le PSV Eindhoven. De son côté, le manager du joueur, l'ancien international, Zdenek Nehoda, prétendait que le club hollandais avait dû signer le contrat avant que ne commence l'EURO. Il s'en est suivi une bagarre juridique qui donna raison au manager. Entre-temps, l'entraîneur d'origine tchèque Zdenek Zeman était intervenu auprès de Sergio Cragnotti afin qu'il achète ce joueur. Finalement, Nedved s'est révélé être le meilleur achat réalisé par le président de la Lazio depuis son entrée en fonction en 1992. "Je ne voulais pas aller en Italie, j'avais vraiment peur du Calcio. J'avais peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être capable de suivre le rythme du championnat le plus dur du monde. C'est Zeman qui m'a convaincu, m'a donné confiance et je lui dois beaucoup". Avec le club romain, le Tchèque a remporté un titre, une Coupe des Coupes (il a marqué le but décisif contre Majorque à Birmingham), une Supercoupe d'Europe, deux Coupes et une Supercoupe d'Italie.Cinq ans plus tard, Nedved a quitté la Lazio pour la Juventus. Un passage difficile. Le 15 juin dernier, il signe un nouveaux contrat avec la Lazio, acceptant même de voir son salaire passer de 140 à 130 millions de francs par saison. Le 2 juillet, alors que ses compagnons ont déjà reçu un télégramme leur annonçant la reprise des entraînements pour le 10, Nedved s'inquiète de n'avoir pas encore été convoqué. Il tente de contacter les dirigeants: peine perdue. La seule réponse émane de la secrétaire qui lui confirme que la lettre est déjà partie. "Pendant un bon mois, j'ai parlé de mes projets avec la Lazio et en fait je n'appartenais plus à cette équipe. Je ne le savais pas. Sinon, je n'aurais pas signé ce nouveau contrat. Ce n'est que le 4 juillet que je l'ai appris. Quand la Juventus m'a montré l'accord qu'elle avait signé avec Cragnotti, je ne pouvais plus avoir de doute: la Lazio m'avait liquidé. Cela m'a fait mal d'autant que le président m'avait répété plusieurs fois qu'il n'y avait rien d'écrit. Et moi je l'avais cru. Le divorce était inévitable. Je ne pouvais rester dans un club où je ne ressentais plus la confiance de mon entourage. Seul Zoff a tenté de me garder". Voilà pourquoi, le vendredi 6 juillet, il a signé un contrat avec la Juventus qui lui proposait 240 millions par an (presque le double de son salaire romain) et offrait 1,6 milliard à la Lazio.