Dimanche 19 février. Le PSG accueille Montpellier pour ce qui constitue le match au sommet de la 24e journée. Les Héraultais viennent défier le leader parisien à qui ils ne concèdent qu'une petite longueur de retard. Au terme des 90 minutes, les hommes de René Girard décrochent le point du match nul (2-2). Un excellent résultat pour cette équipe qu'on n'attendait pas à pareille fête. Auteur de l'égalisation et élu homme du match, Younès Belhanda a une fois encore été impressionnant dans l'entrejeu. Une bonne habitude pour ce pur produit du MHSC qui vient de fêter ses 22 ans.
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Dimanche 19 février. Le PSG accueille Montpellier pour ce qui constitue le match au sommet de la 24e journée. Les Héraultais viennent défier le leader parisien à qui ils ne concèdent qu'une petite longueur de retard. Au terme des 90 minutes, les hommes de René Girard décrochent le point du match nul (2-2). Un excellent résultat pour cette équipe qu'on n'attendait pas à pareille fête. Auteur de l'égalisation et élu homme du match, Younès Belhanda a une fois encore été impressionnant dans l'entrejeu. Une bonne habitude pour ce pur produit du MHSC qui vient de fêter ses 22 ans. Né le 25 février 1990 à Avignon, quatrième d'une famille de 6 enfants, Younès tape ses premiers ballons dans des petits clubs du Gard avant de rallier le MJC Avignon, réputé pour son centre de formation. Il y fait une rencontre déterminante pour son futur : Jean-Christophe Gleyze, entraîneur chez les jeunes. " C'est plus qu'un coach ", estime Belhanda. " Je vivais à Fournès dans le Gard et mon père bossait là comme ouvrier agricole. Jean-Christophe est venu me chercher et ramener à la maison pour chaque entrainement pendant trois ans. Sans lui et le club d'Avignon, je n'aurais jamais été repéré par de plus grands clubs. " Car, dès le début de l'adolescence, Younès en impose sur les terrains. Au point que de nombreux cercles de L1 comme Lyon, Marseille et Saint-Etienne lui tendent les bras. A 13 ans, il est deux doigts de rejoindre le centre de formation des Verts mais à la demande de sa mère qui craint l'éloignement, il opte finalement pour Montpellier, plus proche du domicile. Chez les Belhanda, la famille c'est sacré. Aujourd'hui encore, Younès retourne à Fournès tous les jeudis. " J'ai besoin d'eux ", avoue le milieu de terrain. Il fait donc ses armes durant cinq ans au domaine de Grammont, le centre de formation du club héraultais, en compagnie notamment de Rémy Cabella, Benjamin Stambouli ou encore Abdelhamid El Kaoutari, tous dans le noyau A à l'heure actuelle. " Déjà à l'époque, il avait cette forte personnalité mais il était très frêle ", se souvient Jean-Michel Fouché, recruteur qui l'a découvert à Avignon. " Il était déjà très talentueux techniquement. Il sent bien le jeu et a cette faculté de presser, de défendre en avançant ", ajoute Bruno Lippini, son entraîneur chez les U19. Leader de la levée 1990 qui atteint la finale de la Coupe Gambardella en 2009, défaite 2-0 face à Nantes, Belhanda ne tarde pas à incorporer le noyau pro de Montpellier qui retrouve la L1 lors de la saison 2009-2010. Avec 33 matches disputés dont 19 en tant que titulaire, Belhanda est l'une des révélations de la saison que le club de Louis Nicollin achève à une belle 5e place, synonyme de qualification pour les tours préliminaires de l'Europa League. Des débuts prometteurs qui poussent les dirigeants à revaloriser son contrat qui court désormais jusqu'en 2014. Une initiative dont ils se félicitent encore aujourd'hui tant ses progrès n'ont cessé. Transbahuté de place en place à ses débuts (latéral, ailier, milieu défensif), le jeune Franco-Marocain est désormais bien installé au poste de meneur de jeu, juste derrière Olivier Giroud, le buteur-maison de la Mosson. Malgré une saison 2010-2011 en demi-teinte (14e), Montpellier atteint la finale de la Coupe de la Ligue et c'est en larmes que Belhanda verra les Marseillais soulever le trophée (1-0). Pas découragés par cette défaite, René Girard et les siens en remettent une couche cette année. Toujours en lutte pour la première place à 15 journées du terme, Montpellier fait une saison historique et Belhanda améliore ses stats : 7 buts et 5 assists en 21 rencontres disputées. De quoi faire augmenter sa valeur sur le marché des transferts : " Si Hazard vaut 50 millions d'euros, Belhanda en vaut 60 ! ", déclare avec sa gouaille habituelle Louis Nicollin qui en remet une couche en précisant que son protégé a " deux Hazard dans les jambes ". Elu meilleur joueur de L1 du mois de novembre, il aurait pu attirer l'attention de Laurent Blanc si Eric Gerets et la fédé marocaine n'avaient pas été plus rapides sur la balle. " J'ai les deux cultures en moi. Avec l'accueil que l'on m'a fait, une fois que j'ai posé les pieds au Maroc, j'ai su que j'avais fait le bon choix ", estime-t-il. Pourtant, la CAN 2012, son premier grand tournoi avec les Lions de l'Atlas, s'est soldée par un échec avec une élimination prématurée. Une déception pour le Montpelliérain malgré son premier but en sélection nationale lors du dernier match face au Niger. Courtisé par de nombreux clubs (on a cité l'OM, l'OL, le PSG et Milan), Belhanda avoue rêver de Premier League même si son président aimerait le conserver encore au moins un an. Une chose est certaine : une qualification pour la Ligue des Champions pourrait aider à le convaincre de rester à l'image d'un Hazard à qui Nicollin aime tant le comparer... PAR JULES MONNIER" Une fois que j'ai posé les pieds au Maroc, j'ai su que j'avais fait le bon choix. "