Les événements se bousculent, bousculons donc notre train-train. Primo, vu que nous sommes en pleine tchécomanie, vous attendrez quinze jours pour la suite des aventures de Georgette et Marcel, et ce qui leur advint ce lundi 29 octobre où ils excursionnèrent à Anderlecht. Secundo, vu que nous tchécomanions deux fois en cinq jours, je modifie mon dispositif blablateur quant aux matches de nos Diables. Je ne vous livre aujourd'hui que mes "pré"- impressions, mais en les ayant gribouillées avant le premier des deux matches: j'ai pondu ce qui suit jeudi dernier, je le jure.
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Les événements se bousculent, bousculons donc notre train-train. Primo, vu que nous sommes en pleine tchécomanie, vous attendrez quinze jours pour la suite des aventures de Georgette et Marcel, et ce qui leur advint ce lundi 29 octobre où ils excursionnèrent à Anderlecht. Secundo, vu que nous tchécomanions deux fois en cinq jours, je modifie mon dispositif blablateur quant aux matches de nos Diables. Je ne vous livre aujourd'hui que mes "pré"- impressions, mais en les ayant gribouillées avant le premier des deux matches: j'ai pondu ce qui suit jeudi dernier, je le jure. Mes "post"-impressions concerneront donc ensuite le double affrontement, et je vous les fourguerai au prochain numéro. Vu? Alors, allons-y!Jeudi 8 novembre 2001. Répéter (sur base du ranking FIFA) que les Tchèques sont plus forts que les Croates et que ce sera "donc" encore plus difficile, c'est oublier qu'en foot, comparaison n'est pas raison: sur pareil double affrontement, ce sera "simplement" et de nouveau du 50/50, comme toujours lorsqu'une nation européenne historiquement moyenne affronte une autre nation européenne historiquement moyenne. Ni plus ni moins, et l'aléatoire du jour fera le reste: le fatum fera les heureux qui s'extasieront de leur performance, et les malheureux qui voudront comme d'hab dénicher des coupables de leur échec. Et comme d'hab, je n'arriverai à me situer ni à un extrême, ni à un autre.Il paraîtrait que toutes les places à Bruxelles n'ont pas trouvé acquéreur: d'où d'amers analystes, décelant là signe de défaitisme chez le patriote footeux moyen. Voyons voir. La Tchéquie est plus forte parce que nous avons des tas de blessés? Faux. Par rapport à ce qui fut l'équipe "statistiquement-type" de Waseige depuis l'EURO, manquent Emile Mpenza, Wilmots et Valgaeren: c'est ennuyant, mais à tout le moins compensé par les absences adverses de Köller, Bejbl et Rosicki. La Tchéquie est plus forte parce que les joueurs qu'elle aligne évoluent dans de meilleurs clubs que les nôtres? Bof. Ce n'est incontestable que pour Nedved à la Juve. Les autres Tchèques expatriés dans des top-clubs y jouent surtout les bouche-trous: un réserviste tchèque à Liverpool n'est sûrement pas un manche,... est-il pour autant plus performant qu'un titulaire belge à Schalke? La Tchéquie est plus forte parce que nous allons devoir aligner des joueurs "actuellement en méforme"? Ridicule. La méforme en foot, ce n'est pas comme la varicelle, inexorable dans sa durée, et dont on ne peut qu'attendre la fin en pleurnichant sur l'ampleur des dégâts: la méforme, ça s'en va comme c'est venu et sans qu'on sache pourquoi,... c'est psychosomatique! Faisons confiance à Waseige pour psychosomatiser Vanderhaeghe ou d'autres dans le sens qu'il faut. J'ai peur de Nedved parce que je l'adore. C'est le top mondial, et ce sera d'ailleurs le seul top-mondial sur la pelouse: ce gars, c'est plus fort que Stoica du point de vue technico-créatif, mais tu ne t'en rends pas compte PARCE QUE c'est plus fort que Vanderhaeghe du point de vue arracho-défensif! Fourmi et bijou à la fois: pourvu que Waseige trouve le truc afin que Nedved ne bosse ni ne brille. A l'heure où je vous scribouille, Waseige doit d'ailleurs encore peaufiner d'autres trucs. En effet, je ne vois que cinq Diables à propos desquels j'oserais mettre mon pied à couper qu'ils figureront dans le onze de départ du match-aller: ce sont De Vlieger, Van Kerkhoven, Walem, Verheyen et Sonck. Brrrr. A 48h de pareille confrontation, devoir encore peser le pour et le contre quant à la moitié des choix à effectuer, diable: le métier de sélectionneur n'est pas de tout repos! Tu repenses à Houllier, à Waseige lui-même, et tu comprends mieux que ça puisse cafouiller du côté des diastoles de l'un ou des systoles de l'autre. Quant à moi, quitte à cafouiller dans mon pronostic, je dis 3-2 pour nous sur l'ensemble des 2 rencontres! Rendez-vous dans huit jours pour en vérifier le bien-fondé. Bernard Jeunejean