A l'occasion du premier galop d'entraînement de la saison, à Knokke, vendredi passé, Hugo Broos, aura dû déroger, contraint et forcé, au sacro-saint principe qui veut qu'il aligne le plus souvent, d'entrée de jeu, son équipe-type. C'est que plusieurs internationaux, comme les Africains Aruna Dindane ou Lamine Traoré, et Walter Baseggio n'avaient toujours pas repris le collier et que d'autres, comme Nenad Jestrovic et Ivica Mornar, venaient tout juste de se joindre à l'effectif.
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A l'occasion du premier galop d'entraînement de la saison, à Knokke, vendredi passé, Hugo Broos, aura dû déroger, contraint et forcé, au sacro-saint principe qui veut qu'il aligne le plus souvent, d'entrée de jeu, son équipe-type. C'est que plusieurs internationaux, comme les Africains Aruna Dindane ou Lamine Traoré, et Walter Baseggio n'avaient toujours pas repris le collier et que d'autres, comme Nenad Jestrovic et Ivica Mornar, venaient tout juste de se joindre à l'effectif. L'entraîneur du Sporting opta dès lors pour un onze de départ où se retrouvaient à la fois quelques valeurs sûres de la campagne 2002-2003, tels que Daniel Zitka, Olivier Doll, Alexandar Ilic, Mark Hendrikx et Yves Vanderhaeghe, flanquées des étoiles montantes Vincent Kompany, Maarten Martens et Sherjill Mc Donald ainsi que des récents transfuges Christian Wilhelmsson et Pär Zetterberg. Le tout complété par le sympathique revenant Oleg Iachtchouk. Autre entorse à la règle générale observée sur le terrain ces derniers mois : le 4-4-2 tendait cette fois davantage vers le 4-1-3-2 avec Yves Vanderhaeghe en tant que pare-chocs devant la défense, encadré par trois éléments résolument offensifs (Christian Wilhelmsson sur le flanc droit, Maarten Martens du côté opposé et Pär Zetterberg en position axiale) censés tantôt imprimer la cadence, tantôt encore effectuer un pressing effréné sur le porteur du ballon. A ce petit jeu, les 2.000 spectateurs présents au stade Olivier auront découvert un lutin suédois toujours aussi inspiré sur le plan offensif (deux buts sur les six marqués par les Mauves : le premier sur effort personnel, le deuxième après un superbe mouvement amorcé par Christian Wilhelmsson et relayé par Oleg Iachtchouk ; un une-deux décisif avec son compère suédois sur la phase du quatrième but) mais aussi batailleur en diable entre les lignes. La preuve par deux fautes sifflées contre lui pour des interventions un peu trop audacieuses dans les pieds et... à la tête d'un adversaire. En deuxième mi-temps, Hugo Broos fit la part belle aux jeunots : Mark Deman relaya ainsi, d'emblée, Yves Vanderhaeghe, dans le même temps que l'espoir russe Anatoli Gerk doubla Pär Zetterberg. A l'heure de jeu, ce fut alors au tour d'Olivier Doll (capitaine pour la circonstance) de s'effacer au profit de Sergio Hellings et à Oleg Iachtchouk de céder sa place à Denis Calincov. La fatigue aidant et le fait d'avoir disputé les 20 dernières minutes du match à dix suite à la rentrée aux vestiaires de Christian Wilhelmsson (coup direct) expliquent grandement pourquoi les Anderlechtois ne s'en tinrent qu'à un seul but pendant cette période, inscrit à la 80' par Anatoli Gerk. " Je retiendrai essentiellement une toute bonne première mi-temps dans le chef de mes joueurs ", notait Hugo Broos après coup. " J'ai vu beaucoup de mouvements de haut vol, souvent en une touche de balle et beaucoup de saine agressivité dans la récupération du ballon. C'est de cette manière que je veux voir l'équipe jouer cette saison. Pär Zetterberg ? Je l'ai trouvé affûté et conquérant. Mais après un match d'entraînement à peine, face à une 1re Provinciale, il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions définitives ".