Jusqu'au jour-J, l'entraîneur de Charleroi aura été obligé de travailler dans des conditions très particulières. Tout au long de la campagne de préparation, on s'est interrogé sur le futur du Sporting. Qui le dirigera demain ? Le spectre de la faillite sera-t-il, bientôt, définitivement écarté ?
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Jusqu'au jour-J, l'entraîneur de Charleroi aura été obligé de travailler dans des conditions très particulières. Tout au long de la campagne de préparation, on s'est interrogé sur le futur du Sporting. Qui le dirigera demain ? Le spectre de la faillite sera-t-il, bientôt, définitivement écarté ? Dante Brogno: " Depuis le premier entraînement, je m'efforce de protéger mes joueurs. Evidemment, il y en a pas mal qui lisent la presse chaque matin, mais dès que nous sommes sur le terrain, j'exige que tout le monde soit concentré à fond sur son boulot. Cela n'a pas mal réussi : j'ai bossé avec des garçons libérés qui ne semblaient pas se poser de questions. On peut les féliciter, car les aspects extrasportifs ont monopolisé les articles de presse. Quand on ouvre un journal, il y a en général trois lignes sur le sport, et tout le reste sur les événements en coulisses. Je comprends qu'on s'attarde aux problèmes de gestion, mais j'aurais voulu qu'il y ait au moins 50 % de sport dans les commentaires ". Dante Brogno est aussi proche bien du président que du clan VanCauwenberghe- Cloquet : ne s'est-il jamais senti entre deux feux ? " Pas du tout. Je me sens entraîneur du Sporting, point à la ligne. On ne m'a jamais demandé de me prononcer pour un des deux camps. De toute façon, je n'aurais pas pu faire convenablement mon boulot d'entraîneur si j'avais dû, en plus, m'occuper des événements en coulisses ". L'équipe est-elle prête pour le début du championnat ? " Nous avons encore des soucis offensifs et c'est délicat parce que nous commençons par deux gros morceaux : contre le Lierse, puis à Genk. Je ne dispose actuellement que de deux attaquants spécifiques : Olufade et Di Gregorio ". Comment a-t-il géré le feuilleton Boeka-Lisasi ? " En revenant d'un test à l'étranger, il m'a dit qu'il allait de nouveau se concentrer à fond, et pour toute la saison, sur le Sporting. Deux jours plus tard, il repartait. J'accuse les managers qui lui font tourner la tête. Il était très heureux en décembre, mais aujourd'hui, il veut autre chose : il pense à ses finances personnelles. On doit respecter son choix ". Les Français n'agissent pas de la même façon : " Ils amènent leur éducation footballistique, qui est une des meilleures du monde. Oulmers, Ciani, Chabaud et Reina sont tous susceptibles d'être titularisés dès le début de saison " (P. Danvoye)