1er juin 2019, Madison Square Garden. Le monde de la boxe est en état de choc quand le juge interrompt le combat au septième round. D'un knock-out technique, Andy Ruiz Junior (30 ans) chipe le titre mondial en poids lourds au grand favori du combat, Anthony Joshua (30). Le Mexico-Américain a été invité in extremis, Jarrell Miller ayant été contrôlé positif au cannabis...

1er juin 2019, Madison Square Garden. Le monde de la boxe est en état de choc quand le juge interrompt le combat au septième round. D'un knock-out technique, Andy Ruiz Junior (30 ans) chipe le titre mondial en poids lourds au grand favori du combat, Anthony Joshua (30). Le Mexico-Américain a été invité in extremis, Jarrell Miller ayant été contrôlé positif au cannabis. Il a l'air trop enrobé et les bookmakers lui accordent peu de chances de succès : il est coté à 11 contre 1. Au troisième, il s'effondre, comme prévu mais il se redresse et expédie le poster-boy britannique dans les cordes, à quatre reprises. " Le combat a été interrompu trop tôt ", estime Joshua, alias AJ, qui quitte le ring en perdant pour la première fois en six ans, après 23 combats. Le Destroyer est fou de joie, il promet d'améliorer sa condition et quand Joshua lui lance un nouveau défi (WBA, IBF, WBO et IBO), il n'hésite pas un instant. " Je ne vois absolument pas pourquoi le résultat serait différent ", déclare le Mexicain, qui a touché six millions d'euros et peut gagner encore plus d'argent en Arabie saoudite. " Je sais qu'on s'est moqué de moi et que beaucoup de gens trouvent que j'ai eu de la chance. Je vais leur prouver le contraire. Je veux plus de quinze minutes de gloire. " L'enjeu du clash des dunes est encore plus colossal pour Joshua. Une seconde défaite d'affilée face au même adversaire serait désastreuse pour sa carrière. " La moindre erreur peut être fatale à Anthony ", analyse Rob McCracken, performance director de GB Boxing et coach du Britannique depuis neuf ans. Il a fait une révélation étonnante au Guardian. " Anthony a eu une légère commotion cérébrale au troisième round. En fait, j'aurais dû faire arrêter le combat à ce moment-là. Il n'était pas responsable sur le plan médical d'essayer de survivre quelques rounds de plus. "