n Pour Michel Preud'homme : Continuer comme ça avec un Standard qui pratique un des plus beaux footballs de son histoire et qui n'a qu'un rival à ce niveau : le Cercle Bruges de Glen De Boeck. Les Rouches ont le droit de rêver au titre depuis que leur coach est resté. Il n'a pas pris la place de René Vandereycken à l'Union Belge, un coach qu'il avait nommé quand il y était directeur technique ! Un type de succession gênante qu'il avait déjà assumée au Standard en relayant Jan Boskamp. Heureusement qu'il n'a pas buté deux fois sur la même pierre.
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n Pour Michel Preud'homme : Continuer comme ça avec un Standard qui pratique un des plus beaux footballs de son histoire et qui n'a qu'un rival à ce niveau : le Cercle Bruges de Glen De Boeck. Les Rouches ont le droit de rêver au titre depuis que leur coach est resté. Il n'a pas pris la place de René Vandereycken à l'Union Belge, un coach qu'il avait nommé quand il y était directeur technique ! Un type de succession gênante qu'il avait déjà assumée au Standard en relayant Jan Boskamp. Heureusement qu'il n'a pas buté deux fois sur la même pierre. n Pour Philippe Vande Walle : Malgré son langage brut de décoffrage et parfois très grossier, il a donné en démissionnant de son poste de T1 à Charleroi la plus belle leçon de dignité et de respect de soi-même (et des autres) depuis belle lurette dans le football belge. On aimerait que son exemple de sportivité pure porte ses fruits en D1. Mais évidemment, tout le monde n'est pas un passionné de haute montagne comme lui, capable de dire basta ! PS au gestionnaire du site officiel du club : VDW n'est plus T1 et Thierry Siquet n'est plus T2. n Pour Ariel Jacobs : Qu'il se dépêche de changer enfin quelque chose à Anderlecht car il ne l'a pas fait depuis qu'il a remplacé Frankie Vercauteren et risque fort d'être changé lui-même... On attend en vain un vrai 4-3-3, seule solution à quelques problèmes majeurs : 1. Jan Polak et Lucas Biglia se marchent sur les pieds (que l'Argentin joue à droite et le Tchèque devant la défense), 2. les arabesques d' Ahmed Hassan déstabilisent surtout ses coéquipiers, 3. le centre-avant ne reçoit jamais de centres, etc. n Pour l'Union Belge : Qu'elle ait enfin le courage de rendre publique sa nouvelle mascotte, l'autruche tricolore. Le président François De Keersmaecker et ses confrères ne sortent plus trop la tête du sable : Vandereycken est resté et va sans doute resigner (grave : il va sûrement mettre son nez dans l'équipe olympique de Jean-François de Sart et bonjour les dégâts !), Johan Vermeersch (voir plus loin) n'a pas été suspendu pour ses paroles racistes, des matches ne sont pas arrêtés quand il le faut, etc. On doit craindre le pire : notre fédération de football n'a ni les compétences techniques pour préserver ses Diables Rouges ni le courage éthique pour défendre son sport. n Pour Johan Vermeersch : On aimerait que le président du Brussels (déjà suspendu il y a un pour invasion du terrain) se souvienne de notre numéro de fin d'année 2006 avec le dossier Comment contrer le racisme ( Ronaldinho en couverture). Grâce à lui, Sport/Foot Magazine avait fait partie des trois lauréats pour le prix de la presse écrite (et pas seulement sportive). Le ministre de l'Intérieur Patrick Dewael y disait - notamment - " en cas de mollesse de l'Union Belge, nous pourrions demander l'aide de l'UEFA ou de la FIFA pour mener la lutte contre le racisme ". Il devrait ! Vermeersch est sur le fil du rasoir : sa réputation ne vaut plus que ce qu'elle vaut, son équipe pique du nez et son stade a des problèmes... techniques. n Pour Jan Boskamp : Ce serait bien que d'autres clubs que Dender accordent leur chance à des coaches dont la seule ambition est de donner deux choses à leurs joueurs : un ballon pour s'amuser et de la confiance pour " essayer des trucs ". Et tant pis pour les grincheux qui ne veulent pas voir les " beaux restes " de Boskamp, sans aucun doute le dernier grand entraîneur d'Anderlecht. n Pour Alain Courtois : Par les temps qui courent, le gentil organisateur de la Coupe du Monde 2018 en Belgique et Hollande mérite tout le soutien qu'il demande. Les cyniques disent de lui qu'il vend du vent. C'est faux, il vend surtout de l'air pur parce qu'il rappelle que le foot belge peut aussi faire de grandes choses. n Pour Jean-François de Sart : Son équipe olympique constitue avec la quête du titre par le Standard, la qualification d'Anderlecht pour les 16es de finales de la Coupe de l'UEFA et le joli football du Cercle Bruges les meilleures nouvelles actuelles. Que Jef conserve tout son idéalisme et n'accepte aucun compromis. Mais ce sera dur car l'Union Belge n'est pas habituée à la fièvre olympique... PAR JOHN BAETE