Ronaldo est resté cinq saisons à l'Inter. Ses statistiques sont pour le moins banales: 68 matches, 49 buts et 7 assists. Indignes du brillant gamin né le 22 septembre 1976, 114 rua Cesar Obino située dans le quartier Bento Ribeiro de Rio de Janeiro et qui, rapidement, fait des étincelles avec ses deux premiers clubs (Ramos Cube et San Cristovao). Au point d'attirer l'attention de Pitta et Martins, les managers qui vont le suivre pendant toute sa carrière. Son transfert au Real Madrid n'a pas été facilement entériné. Ce n'est pas la première fois qu'El Fenomeno se distingue également en dehors des terrains.
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Ronaldo est resté cinq saisons à l'Inter. Ses statistiques sont pour le moins banales: 68 matches, 49 buts et 7 assists. Indignes du brillant gamin né le 22 septembre 1976, 114 rua Cesar Obino située dans le quartier Bento Ribeiro de Rio de Janeiro et qui, rapidement, fait des étincelles avec ses deux premiers clubs (Ramos Cube et San Cristovao). Au point d'attirer l'attention de Pitta et Martins, les managers qui vont le suivre pendant toute sa carrière. Son transfert au Real Madrid n'a pas été facilement entériné. Ce n'est pas la première fois qu'El Fenomeno se distingue également en dehors des terrains. 1993: Cruzeiro Lazanoni, l'entraîneur de la Seleçao en 1990, débarque à la Fiorentina et aimerait amener le jeune prodige en Italie. Mais les négociations sont difficiles et, finalement, Ronaldo restera au Brésil. Il jouera une saison au Cruzeiro, qui a déboursé 5.000 euros pour s'offrir ses services. 1994: PSV Ronaldo n'a disputé que 14 rencontres et inscrit 12 buts mais déjà, en Europe, différents clubs sont prêts à faire des folies. Barcelone est le premier sur la liste mais, la direction du club espagnol craignait de vivre la même mésaventure qu'avec Maradona dont elle avait dû rapidement se séparer. C'est alors qu'on le propose à l'Inter. La mise à prix: 1,5 million d'euros. Ce n'est pas grand-chose mais Massimo Moratti, qui n'est pas encore le grand patron du club milanais, n'a pas cet argent à sa disposition. En revanche, le PSV Eindhoven se dit prêt à débourser cette somme. Entre-temps, entre en scène Giovanni Branchini, un manager italien très proche du club hollandais auquel il avait amené Romario. Le PSV allonge 9 millions d'euros et Cruzeiro laisse partir Ronaldo, qui n'a pas encore 18 ans quand commence le championnat 94-95. 1996: BarceloneLe 9 mai 1995, Ronaldo se rend à Milan pour y rencontrer Massimo Moratti qui, depuis quelques mois, est le numéro un de l'Inter. Neuf mois plus tard (février 1996), le club transalpin fait une offre au PSV. Dans un premier temps, le cercle hollandais se dit très intéressé avant de faire la sourde oreille pendant quelques semaines. En fait, Barcelone était venu s'immiscer dans les discussions et offrit 15,5 millions d'euros. 1997: InterEn Catalogne, Ronaldo explose: 37 matches de championnat (34 buts), 7 en Coupe des Coupes (5 buts), 17 en Coupe d'Espagne (15 buts). En avril 97, Branchini rencontre le joueur et lui fait part de l'intérêt de quatre clubs: Inter, Lazio, Rangers et un dernier qui veut conserver l'anonymat (l'AC Milan?). Ronaldo a déjà signé la prolongation de son contrat mais ses relations avec les dirigeants espagnols sont tendues. Barcelone a fixé à 24 millions d'euros la clause libératoire. Le 24 avril 1997, l'attaquant opte pour l'Inter. Pourtant, il n'est pas vraiment décidé à quitter l'Espagne. Le 27 mai, Ronaldo envoie un communiqué à tous les journaux et aux chaînes de tv selon lequel il a trouvé un accord (non écrit) avec Pittis et Martins. Suivent des heures confuses, un peu à l'image de ce qui s'est passé cet été. Comme par enchantement, toute l'affaire capote. Le 4 juin, Pittis et Martins rencontrent Moratti. Les managers demandent que le salaire du joueur (3,1 millions d'euros nets par an) soit revu à la hausse Tout est simple et deux semaines plus tard, Ronaldo paraphe le contrat le liant à l'Inter dans le cadre de l'hôtel Los Tajibos de Santa Cruz de la Sierra en Bolivie. Au moment de son départ, le salaire perçu par Ronaldo était de 5,8 millions d'euros.Non, ce n'était pas fini car Nunez, le président de Barcelone de l'époque, n'est pas d'accord. Il prétend que la clause libératoire n'était valable que pour l'Espagne, pas pour l'étranger et s'adresse à la FIFA. Celle-ci invite les deux clubs à se rencontrer à Zurich le 22 juillet 97. Il en ressort que Moratti doit verser 1,5 million d'euros supplémentaires.