Le lundi 10 août, on était déjà à la Diaz Arena, comme s'appelle désormais le stade du KV Ostende. Le Beerschot s'y était imposé. À nos yeux, c'était encore une surprise. On ne savait pas encore quelles belles choses Hernán Losada et ses hommes allaient nous montrer. On trouvait leur victoire un peu surfaite. Ostende avait joué avec énergie, force dans les duels, vitesse et profondeur. C'était une équipe belle à voir. Elle manquait simplement d'efficacité. Elle a développé ce beau jeu à plusieurs reprises ensuite, ce qui a valu des compliments mérités à son entraîneur, Alexander Blessin.
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Le lundi 10 août, on était déjà à la Diaz Arena, comme s'appelle désormais le stade du KV Ostende. Le Beerschot s'y était imposé. À nos yeux, c'était encore une surprise. On ne savait pas encore quelles belles choses Hernán Losada et ses hommes allaient nous montrer. On trouvait leur victoire un peu surfaite. Ostende avait joué avec énergie, force dans les duels, vitesse et profondeur. C'était une équipe belle à voir. Elle manquait simplement d'efficacité. Elle a développé ce beau jeu à plusieurs reprises ensuite, ce qui a valu des compliments mérités à son entraîneur, Alexander Blessin. Dimanche, contre le Club Bruges, c'était moins flagrant. Ostende a fait preuve d'énergie, mais de moins en moins, puis plus du tout en seconde période. Pourchasser le ballon, opérer une transition rapide et verticale requièrent beaucoup de force. On l'a remarqué dans la dernière demi-heure, quand le Club a lancé au jeu des joueurs frais, De Ketelaere et Badji, et a modifié le cours du jeu. La seconde carte jaune de Jelle Bataille a définitivement fait basculer le match. Blessin n'a pas réagi immédiatement en faisant monter Capon et en a été sanctionné. Un péché de jeunesse ou le refus de tout sacrifier au résultat? Le Club, qui a fait preuve de sang-froid à la finition, s'est donc imposé. In extremis. Depuis qu'il est entraîneur, Philippe Clement n'a encore jamais été défait par Ostende. Ni avec Waasland-Beveren, ni avec Genk, ni avec le Club Bruges. Mieux: il n'a jamais perdu un seul point contre le KVO. Certes, le match de Coupe de la saison passée, dans le même stade, s'est achevé sur un nul 1-1, mais en Coupe, c'est la qualification qui compte et le Club a été le meilleur aux tirs au but. Dimanche, toutefois, il a failli perdre des points. Car comme Ostende, le Club Bruges a perdu de son énergie et dans ces conditions, la tête n'est plus aussi claire. Les joueurs prennent de mauvaises décisions. Le Club a maintenant le temps de réfléchir et surtout de recharger ses batteries, avant le long final qui l'attend jusqu'au Nouvel An et la trêve hivernale: sept matches de championnat, trois de CL et une rencontre de Coupe, certes contre le modeste Olsa Brakel. Il y a du pain sur la planche et de quoi cogiter. Comme Emmanuel Dennis, qui a longtemps sollicité la confiance de Clement, mais qui n'en a pas fait grand-chose cette semaine en la recevant. Quand il évolue en pointe, l'équipe procède par longs ballons, en quête d'espaces. Mais le Nigérian perd souvent le cuir. Et s'il le conserve, il manque de vista. Il faut le lui concéder: Dennis a été flanqué à deux reprises de Lang et le Néerlandais, qui a montré des éclairs de classe à ses débuts, s'est éteint comme une bougie la semaine dernière. Ça arrive souvent aux nouveaux venus: une fois l'adrénaline du transfert et d'un nouvel environnement passée, une fois qu'on a tout donné, on subit un contrecoup (passager). La défense pose aussi question: quel est le problème de Deli ? Manifestement, il régresse. Est-ce dû à une certaine lassitude post-Covid, à son problème de genou, qui va et vient? Dimanche, il a encore commis une erreur. Gueye est fort, mais il ne joue que du droit. On pourrait penser qu'il suffit de défendre en fonction de ça. Deli ne l'a pas fait. Dimanche, pendant une heure, le Club a trop écarté ses lignes. En attendant d'améliorer son jeu, il peut au moins compter sur les phases arrêtées. Rits a inscrit son premier but de la saison sur un coup de coin et Diatta a marqué de la même façon. Ce sont les onzième et douzième buts inscrits par le Club sur phase arrêtée, les sixième et septième sur corner. C'est beaucoup sur un total de 28. C'est le sixième but de Diatta cette saison. On ne peut pas dire que le Sénégalais soit très brillant, mais il a progressé à la finition. Avec le nombre d'assists et de buts de Vormer, c'est un des rares points positifs de la semaine dernière.