La campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2002 est à peu près à mi-chemin, sur notre continent, et les Diables Rouges restent en bonne position. Ils sont maîtres de leur sort, dans un groupe qui comprend trois candidats sérieux. En Ecosse, ils sont parvenus à conserver leurs chances intactes. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre, car le nul 0-0 réalisé face à la Croatie lors de leur match d'ouverture a laissé des traces. De fait, les trois favoris du Groupe 6 sont exactement à la même hauteur. La décision tombera sans doute début septembre. Si les Belges parviennent à vaincre l'Ecosse à Bruxelles, leur déplacement en Croatie, un mois plus tard, pourrait être dénué d'importance.
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La campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2002 est à peu près à mi-chemin, sur notre continent, et les Diables Rouges restent en bonne position. Ils sont maîtres de leur sort, dans un groupe qui comprend trois candidats sérieux. En Ecosse, ils sont parvenus à conserver leurs chances intactes. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre, car le nul 0-0 réalisé face à la Croatie lors de leur match d'ouverture a laissé des traces. De fait, les trois favoris du Groupe 6 sont exactement à la même hauteur. La décision tombera sans doute début septembre. Si les Belges parviennent à vaincre l'Ecosse à Bruxelles, leur déplacement en Croatie, un mois plus tard, pourrait être dénué d'importance.D'autres pays ont consolidé leur position. Les Tchèques, les surprenants Polonais et les Italiens, sûrs devant le but adverse, sont pratiquement assurés de la qualification. L'Angleterre de Sven-Göran Eriksson a éprouvé d'énormes difficultés à s'accrocher et à arracher la victoire contre la Finlande, et une Allemagne au football peu convaincant a dû attendre les dernières minutes de jeu pour se défaire de l'Albanie et conserver son avance de cinq points sur l'Angleterre. Deux rencontres ont mis aux prises un des grands favoris avec un nain du football. L'Europe compte différents niveaux mais les nations les plus faibles sont les trois mini-états perdus dans leurs montagnes. Ensemble, ils totalisent moins de 50.000 âmes. On a minimisé l'exploit des Diables Rouges lorsqu'ils ont battu St-Marin 10-1 le mois dernier mais les Pays-Bas et l'Espagne ont inscrit cinq buts, respectivement face à Andorre et au Liechstenstein. Certes, le nombre de buts inscrits contre l'équipe la plus faible de la poule n'entre pas en considération pour la deuxième place mais il n'empêche: ne pas souffrir exagérément pendant ces matches et s'y forger une avance confortable est la moindre des choses.La formation batave avait certainement de telles ambitions samedi lorsqu'elle a affronté Andorre dans le petit stade de Barcelone. L'ambiance semblait bonne puisque la moitié des internationaux néerlandais jouaient à domicile, et Louis van Gaal avait imaginé une tactique ultra-offensive. Des dix joueurs de champ, seuls Stam et Frank de Boer étaient de véritables défenseurs. Bosvelt et Cocu les encadraient, Van Bommel et Davids occupaient l'entrejeu devant un quatuor d'attaquants: Zenden, Hasselbaink (puis Van Hooydonk), Kluivert et Overmars. Cet ensemble très offensif a donc inscrit cinq buts mais l'Espagne n'a pas fait mieux contre le Liechtenstein. Le sélectionneur néerlandais s'est immédiatement envolé de Barcelone vers Porto, où il dispute un match décisif contre le Portugal ce mercredi soir. Sa mission n'est pas aisée: il n'a eu que quelques jours pour transformer une équipe vouée à la seule attaque en formation obligée de faire preuve de plus de prudence. Toutefois, il sera plus facile de motiver ses joueurs contre le Portugal que contre Andorre.Gérer deux rencontres aussi différentes ne doit pas être facile. La mentalité du groupe joue un rôle prépondérant. Sur ce plan, Robert Waseige ne peut pas se plaindre de ses Diables Rouges. Sans leur formidable esprit d'équipe, ils n'auraient pas inscrit la moitié de leurs dix buts contre St-Marin. Ni Van Buyten le but de l'égalisation à Hampden Park. De plus en plus de voix s'élèvent pour demander que tous les petits Poucets du football disputent une préqualification entre eux, mais sans succès. Il s'agit ici d'une compétition organisée par la FIFA et ce sont les confédérations qui décident de la formule adoptée. En Amérique du Sud, les dix pays s'affrontent tous deux fois pour choisir les quatre finalistes. En Europe, les membres de l'UEFA choisissent leur propre formule. Comme l'UEFA compte davantage de petits que de grands pays, elle veillera toujours à ce qu'ils puissent jouer contre de gros calibres. Sans doute est-ce préférable.Mick Michels