Deux semaines de compet' et huit équipes éliminées. 1/3 des participants ! Soit, ça a fait des entrées dans les stades, des rentrées pour les télés. Beaucoup de pub. L'économie française a tourné à plein régime. Tout va bien. Et puis, surtout, on a découvert de bien belles choses. Comme des équipes qu'on ne voyait jamais. Avec dans leur sillage des supporters partageurs. De leur bonheur d'être invités dans la cour des grands. Bonheur et honneur, comme l'Albanie. Une équipe qui tient la route, qui aurait dû gagner son premier match contre la Suisse et donc se qualifier. Mais les trois pions essentiels ont foiré. Le gardien qui se troue, le capitaine qui se comporte comme un soldat sans casque et on cherche toujours un buteur. Ces supposées petites équipes ne peuvent se permettre le luxe d'être " lâchées " par leur é...

Deux semaines de compet' et huit équipes éliminées. 1/3 des participants ! Soit, ça a fait des entrées dans les stades, des rentrées pour les télés. Beaucoup de pub. L'économie française a tourné à plein régime. Tout va bien. Et puis, surtout, on a découvert de bien belles choses. Comme des équipes qu'on ne voyait jamais. Avec dans leur sillage des supporters partageurs. De leur bonheur d'être invités dans la cour des grands. Bonheur et honneur, comme l'Albanie. Une équipe qui tient la route, qui aurait dû gagner son premier match contre la Suisse et donc se qualifier. Mais les trois pions essentiels ont foiré. Le gardien qui se troue, le capitaine qui se comporte comme un soldat sans casque et on cherche toujours un buteur. Ces supposées petites équipes ne peuvent se permettre le luxe d'être " lâchées " par leur épine dorsale. Du côté de l'Autriche, l'épine dorsale se résume à un nom. Alaba. David de son prénom. Il n'a rien pu faire contre les Goliath en forme de Vikings. Déjà à la maison. Dans son " Sweet home, Alaba... " (dixit Benjamin De Ceuninck). Trop seul. ChristianFuchs, le capitaine, a tenté mais il était cramé par sa saison stratosphérique avec Leicester. MarkoArnautovic a beaucoup râlé et il s'est auto-cramé...comme toujours. Alaba n'est plus là mais il a toujours été là. Sa présence, sa disponibilité mais pas son football. Il est passé à travers mais avec classe. Pas de doute : le talent est encore plus talentueux quand il y a beaucoup de talent autour. Pour faire plus simple, avoir de très très bons joueurs autour de soi, ça aide. Alaba au Bayern est multiplié par la somme de ses partenaires. On va pas dire qu'avec l'Autriche, il est divisé mais bon, on a vu... Alaba est toujours resté discipliné. C'est pas une starlette. On sent que derrière le gamin, il y a une vraie éducation. A la fois discipliné et spectaculaire comme papa et au service des autres comme maman. Famille spéciale, les Alaba. Si le fils est le premier joueur de couleur à avoir porté le maillot de l'équipe nationale, le père fut le premier " black " à faire son service militaire en Autriche. Histoire d'intégration. Puis il a gagné sa vie comme DJ. Un roi de la nuit. C'est dans un de ses nombreux terrains de jeu qu'il rencontre la maman. Dans un club, le déclic. Faut dire, c'est une ex-Miss Philippines. Elle consacrera sa vie aux autres en étant infirmière. Ils sont beaux, ils sont riches dans un pays où être étranger est loin d'être un avantage et " black ", qui plus est, un gros inconvénient. Quand on voit le score de l'extrême droite aux dernières élections, on se dit que la dimension de David Alaba est plus que sportive. Beaucoup en Autriche sont convaincus que sans lui et sa famille, le pays aurait viré nauséabond. Un peu comme la Hongrie et son Premier ministre. Un ex-footballeur de D2 qui a oublié les vertus de notre beau sport. Et mégalo en plus. Il impose le foot comme solution à un avenir meilleur. Plus belle inspiration ? Construire un stade à 12 millions d'euros dans son village qui compte...1800 habitants. Heureusement, l'exemple vient une fois de plus du terrain. Très séduisante cette équipe de Hongrie. Plus que la Suisse et son stratège XherdanShaqiri durant la phase de groupe. Ça déchire pas mais ça assure. Ce qui déchire, ce sont les maillots. Ça nous a valu cette phrase déjà culte du petit Xherdan : " J'espère que notre équipementier Puma ne fabrique pas des préservatifs ". Superbe mais vu sa stérilité durant les trois premiers matchs, il doit pas se faire trop de soucis. Marcus Rashford non plus. Le plus jeune joueur de l'EURO joue peu mais vend beaucoup. Il est déjà le troisième vendeur de maillots anglais. Derrière Harry Kane et Jack Wilshere. Pour vendre la marque " Sérial Buteur " il reste JamieVardy. Plus magnifique que jamais. Après avoir porté le bracelet électronique à la cheville, le voilà qu'il porte le patch anti-nicotine au bras. Et ce, même durant les entraînements. Pas de doute, ce mec reste le coup le plus " fumant " de l'année. Et toute l'Angleterre inspire un grand coup en espérant qu'il ne s'arrête pas de marquer... PAR FRÉDÉRIC WASEIGE