Simone Biles

19 titres mondiaux et quatre médailles d'or olympiques figurent déjà au palmarès de Simone Biles. Quatre mouvements ont également été baptisés à son nom, parce qu'elle a été la première à les utiliser. Ses saltos spectaculaires font le tour du monde en boucle. Des millions de personnes écarquillent les yeux, car la petite Américaine de 1m42 défie les lois de la gravité comme personne d'autre. Et personne ne doute qu'elle repartira encore de Tokyo avec quatre ou cinq médailles d'or autour du cou. On s'attend à ce que, comme à Rio en 2016, elle s'impose en équipe et en individuel, dans le concours complet (elle serait la première gymnaste à conserver son titre olympique depuis Vera Caslavska en 1968), au sol et au saut. Et probablement aussi à la poutre, comme lors des derniers championnats du monde en 2019. Il n'y a sans doute qu'aux barres asymétriques que Sunisa Lee et Nina Derwael prendront plus de points qu'elle.
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19 titres mondiaux et quatre médailles d'or olympiques figurent déjà au palmarès de Simone Biles. Quatre mouvements ont également été baptisés à son nom, parce qu'elle a été la première à les utiliser. Ses saltos spectaculaires font le tour du monde en boucle. Des millions de personnes écarquillent les yeux, car la petite Américaine de 1m42 défie les lois de la gravité comme personne d'autre. Et personne ne doute qu'elle repartira encore de Tokyo avec quatre ou cinq médailles d'or autour du cou. On s'attend à ce que, comme à Rio en 2016, elle s'impose en équipe et en individuel, dans le concours complet (elle serait la première gymnaste à conserver son titre olympique depuis Vera Caslavska en 1968), au sol et au saut. Et probablement aussi à la poutre, comme lors des derniers championnats du monde en 2019. Il n'y a sans doute qu'aux barres asymétriques que Sunisa Lee et Nina Derwael prendront plus de points qu'elle. La gymnaste de Houston possède, en outre, un énorme charisme. Elle profite de son statut pour changer son sport de l'intérieur. Elle a, en effet, été l'une des victimes de Larry Nassar, le médecin sportif condamné pour abus sexuels sur des centaines de sportives, pour la plupart mineures. Biles a suivi une thérapie pendant des années pour évacuer le traumatisme et comprendre que ce n'était pas sa faute. Au bout du compte, elle est devenue The GOAT, The Greatest of All Time, la plus grande gymnaste féminine de tous les temps. Pourtant, Biles considère que ce n'est pas l'oeuvre de sa vie. Son principal accomplissement, elle doit encore le réaliser. Ce n'est pas pour rien que le titre du dernier numéro de Sports Illustrated, avec Biles en couverture, était: " True Greatness is still to come." C'est probablement la toute dernière fois que l'on verra Biles à l'oeuvre à Tokyo. Elle affirme elle-même qu'elle n'a plus rien à prouver, sauf à elle-même. Trois nageurs ont conquis sept médailles ou plus aux Jeux Olympiques: Mark Spitz (1972), Matt Biondi (1988) et Michael Phelps (huit médailles en 2004/2008). Caeleb Dressel (24 ans) parviendra-t-il à égaler leur performance à Tokyo? Et poursuivre l'héritage de Phelps? Si oui, ce sera probablement en tant que pur sprinteur, car il est moins polyvalent que son idole. Le nageur de Floride, connu pour ses grands tatouages représentant un alligator, un aigle et un ours sur son bras et son épaule gauche, vise des médailles sur 50 et 100 mètres nage libre et sur 100 mètres papillon, ainsi que dans quatre relais. Ses chances de réussite sont réelles, car aux derniers championnats du monde, il n'avait déjà laissé que des miettes à ses concurrents: sept médailles d'or en 2017 et six médailles d'or (plus deux d'argent) en 2019. Le métal des médailles qu'il remportera à Tokyo n'est pas encore connu, car dans les relais, l'équipe américaine n'est pas assurée de tout rafler. Sur 4x100 et 4x200 nage libre, la concurrence est rude avec d'une part la Russie et l'Australie, et d'autre part la Grande-Bretagne. Et sur 100 mètres individuel nage libre, Dressel aura également fort à faire avec le champion d'Europe Kliment Kolesnikov. Cette année, le Russe a même nagé à deux reprises plus vite (47.31 et 41.37) que l'Américain lors des trials (47.39). L'Italien Alessandro Miressi et le tenant du titre australien Kyle Chalmers sont également décidés à lui mener la vie dure. Et qui sait si la petite merveille roumaine Davide Popovici ne réalisera pas un gigantesque exploit, lui qui vient de réaliser le meilleur temps mondial de la saison l'EURO Juniors (47.30). À seize ans à peine... Le judoka Teddy Riner (dans la catégorie des +100 kg) est déjà une icône et peut définitivement passer à la postérité à Tokyo s'il décroche une troisième médaille d'or d'affilée, ce que seul le Japonais Tadahiro Nomura a réussi jusqu'ici (en 1996, 2000 et 2004, en -60 kg). Riner (32 ans) a également remporté dix titres mondiaux et est resté invaincu pendant 154 combats d'affilée, jusqu'à sa défaite en février 2020 au tournoi du Grand Chelem à Paris contre le Japonais Kokoro Kageura. Depuis lors, le colosse français n'a participé qu'au Masters de Doha, qu'il a - évidemment - remporté au début de cette année. À Tokyo, Big Ted ne devra en tout cas pas affronter Kageura, car un autre Japonais, Harasawa Hisayoshi, s'est assuré la seule place réservée au Japon dans la catégorie des poids lourds. Il avait été battu par Riner en finale olympique à Rio. Si le contraire se produisait cette fois-ci, le plus placide des Japonais exploserait de joie. Mais le Français est bien décidé à ne pas s'en laisser compter, on s'en est aperçu avec son dernier tweet avant son départ pour Tokyo: "Tous les entraînements auxquels je me suis soumis n'avaient qu'un seul but: les Jeux. Mon corps est au point, mon esprit aussi. Je suis prêt." Ce sera la belle histoire de ces Jeux. En 2019, une leucémie avait été constatée chez cette nageuse prometteuse, alors âgée de 19 ans. Le traitement a produit ses effets et Ikee a recommencé à s'entraîner, dans la perspective des Jeux Olympiques. Pour elle, le report est tombé à point nommé. Lors des trials japonais, en mai, Ikee n'a pas réussi à se qualifier pour une épreuve individuelle, mais elle fera partie de l'équipe de relais du 4x100 mètres nage libre, dont les séries auront lieu le premier jour des Jeux, et du 4 x 100 mètres 4 nages. Ikee ne remportera probablement pas de médaille avec ses compatriotes, mais les Japonais la considéreront à coup sûr comme le symbole des Recovery Games, la preuve que les gens peuvent vaincre non seulement le Covid, mais aussi d'autres maladies mortelles. La Dream Team n'existe plus (le terme ne peut être utilisé que pour la légendaire équipe de basket de 1992), mais cette fois-ci encore, le Team USA présentera une pléiade de vedettes, avec notamment Damian Lillard, Jayson Tatum, Devin Booker et Draymond Green, sous la direction de l'illustre coach Gregg Popovich. Le plus grand nom est cependant Kevin Durant. Cette saison, il a effectué son come-back en NBA, après s'être déchiré le tendon d'Achille durant la finale des play-offs 2019. Cette année, avec sa nouvelle équipe, les Brooklyn Nets, Durant a été éliminé assez rapidement par les Milwaukee Bucks. Ça lui a donné le temps de se préparer pour les Jeux. KD, ex-MVP et double MVP des Finals, entend bien remporter sa troisième médaille d'or avec l'équipe américaine, ce qui le placerait à égalité avec le recordman Carmelo Anthony. Pourtant, l'époque où le Team USA ne faisait qu'une bouchée de la concurrence, est révolue. On s'en est encore rendu compte durant la préparation, perturbée par le Covid, avec deux défaites consécutives, contre le Nigeria et l'Australie. Aux derniers Mondiaux, en 2019, les Américains n'ont terminé que septièmes. Ils n'avaient aligné qu'une équipe C. Chez les dames, en revanche, la médaille d'or est (presque) une certitude pour les Américaines. De jeunes et anciennes vedettes s'y côtoient aux côtés d'icônes de la WNBA comme Sue Bird et Diana Taurasi. Le karaté, l'escalade, le surf et le skateboard sont les nouveaux sports au programme à Tokyo. Ils sont visuellement attractifs, populaires chez les jeunes et très suivis sur les réseaux sociaux: voilà les raisons qui ont conduit les responsables à les ajouter au programme. La grande vedette de ces nouvelles disciplines est sans conteste le skateboarder Nyjah Huston. Il fut jadis un adolescent-star qui, à dix ans, a déjà remporté son premier grand tournoi et qui aujourd'hui, en tant que vétéran de 26 ans, compte des millions de dollars sur son compte en banque (notamment grâce à un contrat avec Nike) et 4,7 millions de followers sur Instagram. L'Américain, connu également pour son corps entièrement tatoué, est considéré comme le plus grand skateboarder de tous les temps. Un titre olympique serait la cerise sur le gâteau. Il devra cependant faire face à une rude concurrence, notamment de la part du Japonais de 22 ans Yuto Horigome, qui avait privé Huston d'un quatrième titre consécutif au dernier Championnat du Monde à Rome, et également de la médaille d'or aux X Games 2019. En gymnastique masculine, tous les regards sont tournés vers Nikita Nagornyy (24 ans), le Russe qui a dominé ces deux dernières années avec trois médailles d'or au championnat du monde de 2019, et une autre au concours complet du dernier EURO, en avril. Après avoir obtenu le bronze au Mondial 2018, Nagornyy, une méga-vedette en Russie très active sur les réseaux sociaux, n'a plus perdu de grande compétition internationale. Depuis le dernier championnat d'Europe, un mouvement au sol porte également son nom. Son rêve d'enfant s'est ainsi réalisé. Un titre olympique au concours général, en individuel et par équipe, sont ses prochains objectifs. Ce sera en tant que représentant du Comité Olympique Russe. Après le scandale du dopage, les Russes ne peuvent pas utiliser leur drapeau et leur hymne national à Tokyo. Le principal adversaire de Nagornyy sera probablement l'Américain de 21 ans Brody Malone, qui a remporté les trials nationaux. Car Artur Dalaloyan, le champion du monde russe de 2018, s'est déchiré le tendon d'Achille en avril. Et l'Ukrainien Oleg Verniaiev (médaillé d'argent à Rio, et de bronze au dernier championnat du monde) a de nouveau été suspendu pour quatre ans pour dopage. Quant au Japonais Kohei Uchimura, double champion olympique au concours général et considéré par beaucoup comme le meilleur gymnaste de tous les temps, il se concentrera uniquement sur la barre fixe lors de ces Jeux, vu son corps déficient. Le grand duel de natation, chez les femmes, opposera l'Américaine Katie Ledecky (médaillée d'or à Londres et à Rio sur 800 mètres, et encore deux fois à Rio sur 200 et 400 mètres) à sa rivale Ariarne Titmus. Longtemps, Ledecky est restée intouchable, jusqu'à ce que l'Australienne de vingt ans mette fin à sa suprématie en la battant sur 400 mètres nage libre au Mondial 2019 - Ledecky souffrait alors de maux d'estomac. Arnie a continué à progresser, et lors des trials australiens, à peine remise d'une blessure à l'épaule, elle s'est rapprochée à 46 centièmes du record du monde de Ledecky, qui date de Rio 2016 (3: 56: 46). Lors de ses propres trials, l'Américaine n'a réalisé que 4: 01: 27. Sur 200 mètres, elle a également nagé moins vite que Titmus. L'Australienne s'emparera-t-elle définitivement du sceptre, comme porte-drapeau d'une très forte génération de nageuses de Down Under ? Ou Ledecky (24 ans) restera-t-elle la meilleure à Tokyo? L'Américaine semble en tout cas assurée de deux médailles d'or: sur 800 et 1.500 mètres. Battra-t-elle également Titmus sur 200 et 400 mètres, et remportera-t-elle aussi deux titres en relais (4x100 et 4x200 mètres nage libre)? Après la fin du règne d' Usain Bolt aux Mondiaux de Londres en 2017 (bronze), la question était: qui reprendra le flambeau de meilleur sprinteur du monde? Christian Coleman semblait être le principal prétendant au trône, avec une médaille d'argent lors de ces championnats du monde de 2017 et une médaille d'or à ceux de 2019. Mais, l'an passé, il a été suspendu pour s'être soustrait à un contrôle anti-dopage. Avant Tokyo, un autre prétendant s'est affirmé: Trayvon Bromell. Ce n'est pas un nouveau venu, car en 2016, l'Américain alors âgé de 21 ans avait déjà atteint la finale olympique à Rio, où il n'a terminé que huitième. Les Jeux s'étaient cependant terminés sur un drame, car en finale du relais 4x100 mètres, Bromell s'est déchiré le tendon d'Achille. Par la suite, il a encore longtemps souffert de blessures. Mais en 2021, il est revenu plus fort que jamais, en remportant les trials américains en 9: 80. Avant cela, il avait établi un record personnel de 9: 77, en devenant le septième homme le plus rapide de l'histoire. Lors des épreuves de sélection américaines, Ronnie Baker (9: 85) et Fred Kerley (9: 86), ont cependant annoncé la couleur. Baker, surtout, est un concurrent redoutable, après ses victoires dans les meetings de Diamond League à Stockholm et à Monaco (où il a battu Bromell). Il est probable que, pour la première fois depuis 2004 ( Justin Gatlin), le champion olympique du 100 mètres soit de nouveau Américain. À moins que le Sud-Africain Akani Simbine (27 ans) ne crée la surprise. Il pourrait devenir le premier athlète de son continent à remporter le titre olympique sur la distance la plus prestigieuse du sprint. Peu de sportives attirent autant les regards que l'Américaine Megan Rapinoe. Pas uniquement par ses prestations sur les terrains de football, où elle compte déjà pas moins de 179 caps, mais surtout parce qu'elle s'exprime ouvertement sur des sujets de société. Ses prises de position et conférences de presse sont souvent aussi passionnantes que convaincantes. Il ne fait aucun doute qu'à Tokyo également, Rapinoe demandera plus de justice sociale. À 35 ans, elle ne songe pas encore à arrêter, mais ces Jeux seront sans doute son dernier grand tournoi avec le Team USA. Celui-ci sera favori, avec un savant mélange de jeunes talents et de joueuses d'expérience (dont l'attaquante Alex Morgan). Les Américaines sont d'ailleurs les championnes du monde en titre depuis 2019. Et elles sont avides de revanche, après le flop de Rio 2016, lorsqu'elles avaient été éliminées en quart de finale à la surprise générale. Petite précision: toutes les vedettes mondiales ont le droit de participer au tournoi de football féminin, car contrairement aux hommes, il n'y a pas de limite d'âge de 24 ans. Les deux grandes vedettes des compétitions d'athlétisme seront, selon toute vraisemblance, deux Scandinaves: le Suédois Armand Duplantis, s'il parvient à améliorer son propre record du monde au saut à la perche (6m15 en extérieur) - ce que Sergey Bubka lui-même n'a jamais réussi à réaliser aux Jeux - et le Norvégien Karsten Warholm, qui a déjà battu un record du monde cette année, et pas n'importe lequel: le plus ancien dans une course masculine, celui de Kevin Young sur 400 mètres haies, qui datait des Jeux de 1992. Devant un public en folie à Oslo, Warholm a couru huit centièmes de seconde plus vite (46: 70) que l'Américain il y a 29 ans. Malgré cela, Warholm, également connu pour sa passion pour LEGO, ne recevra pas son premier titre olympique sur un plateau d'argent. Son principal concurrent, l'Américain Rai Benjamin, a couru en 46: 83 lors des trials. Le spectacle est garanti en finale olympique à Tokyo. À souligner: Warholm (25 ans) court avec des chaussures Puma FASTER comprenant une plaque en carbone élastique. Il n'y a donc pas que Nike qui possède un brevet pour ces chaussures miracles. D'ailleurs, l'Américaine Sydney McLaughlin a également battu un record du monde sur 400 mètres haies cette année, sur des spikes de... New Balance. S'il ne fait pas trop chaud, beaucoup de records du monde devraient tomber à Tokyo. Elle est déjà la femme la plus médaillée aux Jeux Olympiques: neuf au total, dont une individuelle en or (sur 200 mètres, à Londres 2012), et cinq autres en or en relais 4x100/400 mètres. À Tokyo, Allyson Felix, qui participe à ses cinquièmes Jeux Olympiques, pourrait en ajouter trois. À 35 ans, lors des trials américains, elle s'est en effet qualifiée pour le 400 mètres (en terminant deuxième de la finale) et à Tokyo, elle participera probablement aussi aux deux relais 4x400 mètres (dont le relais mixte). Ce qui devrait lui valoir au moins deux médailles, et lui permettre de dépasser Carl Lewis dans le classement des athlètes américains les plus médaillés. Si elle remporte également une médaille dans le 400 mètres individuel (ce qui est moins certain), Felix arriverait même à la hauteur du légendaire Paavo Nurmi (12 médailles entre 1920 et 1928). En badminton, une superstar japonaise est bien décidée à faire vibrer les foules: Kento Momota (26 ans). L'actuel numéro 1 au classement mondial avait loupé les derniers Jeux à cause d'une suspension qui lui avait été infligée suite à un scandale de paris. L'an passé, le Japonais a été impliqué dans un grave accident de la route et, début 2021, il a été contaminé par le coronavirus et s'est blessé. Cette année, Momota n'a encore joué que trois matches. Pourtant, après deux titres mondiaux successifs en 2018 et 2019, le Japonais est cité par ses compatriotes comme le principal favori dans le tournoi masculin individuel. Il doit mettre un terme à la suprématie de la Chine, qui a remporté quatre des cinq derniers titres olympiques en individuel chez les hommes. Momota devra cependant aussi se méfier du numéro 2 au classement mondial, le Danois Viktor Axelsen, qui n'a perdu que deux de ses 33 matches cette année. Deux athlètes ont remporté deux marathons olympiques d'affilée: l'Ethiopien Abebe Bikila qui courait pieds nus en 1960 et 1964, et l'Allemand de l'Est Waldemar Cierpinski en 1976 et 1980. Eliud Kipchoge, qui a remporté l'or à Rio en 2016, sera-t-il le troisième sur la liste? Aujourd'hui déjà, beaucoup le considèrent comme le meilleur marathonien de tous les temps, et un deuxième titre olympique représenterait la cerise sur le gâteau d'une carrière phénoménale. Le Kenyan de 36 ans a couru quatorze marathons depuis 2013 et n'en a perdu que deux: à Berlin en 2013 et l'an passé à Londres, lorsqu'il n'a terminé que huitième, gêné par un problème d'oreille et de hanches. Kipchoge est surtout connu pour être le premier homme à être descendu sous la barre mythique des deux heures: 1: 59: 40' à Vienne, en octobre 2019. Un temps qui n'a cependant pas été homologué officiellement comme un record du monde en raison des conditions spéciales qui avaient été créées. En Autriche, il avait été chaudement acclamé par les nombreux spectateurs, mais ce ne sera pas le cas à Sapporo (où les températures seront en principe plus basses qu'à Tokyo). En raison des mesures liées au coronavirus, les rues resteront vides. Surtout le matin entre six et huit heures. Toujours pour éviter la chaleur... Les spéculations vont bon train pour savoir qui allumera la flamme olympique lors de la cérémonie d'ouverture. Beaucoup parient sur la joueuse de tennis Naomi Osaka. Une superstar, qui a encore fait l'objet d'une série documentaire sur Netflix la semaine dernière. Mais aussi un symbole multiculturel, en tant que fille d'un père haïtien et d'une mère japonaise qui a grandi aux États-Unis, mais possède la nationalité japonaise. Et qui, cela va de soi, attend avec impatience de pouvoir se produire devant son propre public (même s'il n'y aura personne dans les tribunes). Elle jouera sur dur, sa surface de prédilection qui lui a valu de remporter quatre tournois du Grand Chelem. À Tokyo, elle souhaite même donner des conférences de presse, alors que ce n'est pas obligatoire aux Jeux. En juin, la Japonaise s'était encore retirée de Roland-Garros, car elle ne voulait plus être soumise à toutes ces obligations liées aux tournois du Grand Chelem. Elle affirme lutter contre la dépression et un sentiment d'angoisse. Depuis lors, Osaka n'a plus disputé le moindre match. Elle a cependant accordé une longue interview au magazine Time, avec pour message: " It's OK not to be OK."