En 50 années d'édition, la Coupe de Belgique n'avait jamais accueilli trois clubs wallons en demi-finales. De plus, la confrontation 100 % hennuyère était une première à ce stade de l'épreuve puisque les trois autres matches opposant des francophones dans le dernier carré étaient des derbies liégeois.
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En 50 années d'édition, la Coupe de Belgique n'avait jamais accueilli trois clubs wallons en demi-finales. De plus, la confrontation 100 % hennuyère était une première à ce stade de l'épreuve puisque les trois autres matches opposant des francophones dans le dernier carré étaient des derbies liégeois. Ces quatre rencontres ont eu lieu en 1954 (Standard-FC Sérésien), en 1972 (Standard-Tilleur), en 1989 (Standard-FC Liégeois) et enfin en 2006 (Charleroi-Mouscron). Les trois premières confrontations ont donné lieu systématiquement à la qualification des Rouches mais c'est le duel de 1989 qui retient particulièrement mon attention car je faisais partie intégrante de ce double affrontement avec nos voisins de Rocourt. A l'époque, on pouvait parler de véritable choc wallon par la présence massive, dans les deux camps, de joueurs du sud du pays. Bernard Wégria, Moreno Giusto, Jean-François de Sart, Raphaël Quaranta, Jean-Marie Houben, Frédéric Waseige et Luc Ernes d'un côté, Gilbert Bodart, Freddy Luyckx, Benoît Thans, Thierry Siquet, Alex Czernia et votre serviteur de l'autre. Cela faisait exactement 13 joueurs wallons alignés dans cette demi-finale à l'allure de véritable thriller. Battu à domicile (0-1, but de Zvonko Varga), nous nous devions de marquer deux fois au Stade Vélodrome pour espérer rejoindre le Heysel. Nous étions menés à une demi-heure de la fin sur un but de Neba Malbasa mais Guy Vandersmissen et l'inévitable Czernia (d'une volée du gauche à huit minutes de la fin), nous avaient permis de l'emporter 1-2. Grande joie s'il en est mais qui allait déboucher sur mon plus mauvais souvenir sportif à savoir ma troisième finale de Coupe perdue par 2 buts à 0. La demi-finale wallonne de cette édition, avec la victoire surprise de Mouscron (0-1) à Charleroi a été occultée par les événements de la confrontation de Sclessin. J'ai parfois le sentiment que certains joueurs se croient tout permis et pensent qu'ils sont intouchables. Jorge Costa me donne l'impression de l'extérieur de faire partie de cette catégorie de joueurs quand on se remémore la phase qui amène le carton jaune du défenseur du Standard. Tout d'abord, il shoote par derrière dans les jambes de son adversaire, ensuite, il fait un pied de nez à l'arbitre et pour couronner le tout, il bouscule Ludwin Van Nieuwenhuyze qui reçoit la même sanction que le Portugais. Comprenne qui pourra. On ne va pas revenir sur les agissements inqualifiables du capitaine rouche. J'espère que les instances fédérales vont adopter une attitude responsable, chose que la direction liégeoise, qui le laisse dans l'équipe trois jours plus tard avec le brassard de surcroît, n'a pas eu du tout envers quelqu'un qui, certes, est talentueux mais qui mérite une très lourde sanction. Son attitude a dépassé les bornes du tolérable et espérons que le comité sportif ne l'oubliera pas. Le football belge a besoin d'un jugement exemplaire pour un Soulier d'Or qui est loin de l'être et qui n'a aucune circonstance atténuante !étienne delangre