Ne nous plaignons pas. Débuter pour une fois par une victoire malgré des bévues, au lieu de débuter par des bévues coûtant la victoire. Puis arracher un point chez un adversaire si direct que c'est lui qui en perd deux : être enfoncé bien profond, résister bien héroïquement, comme ça fait du bien ! D'accord, y'avait pas péno, le ref' joue avec nos pieds en voyant une main , mais la créativité arbitrale fait partie intégrante du charme cruel du foot ! Si vous n'aimez pas la cruauté, aimez le ping-pong, les arbitres n'y sont pas des artistes débordant d'imagination !
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Ne nous plaignons pas. Débuter pour une fois par une victoire malgré des bévues, au lieu de débuter par des bévues coûtant la victoire. Puis arracher un point chez un adversaire si direct que c'est lui qui en perd deux : être enfoncé bien profond, résister bien héroïquement, comme ça fait du bien ! D'accord, y'avait pas péno, le ref' joue avec nos pieds en voyant une main , mais la créativité arbitrale fait partie intégrante du charme cruel du foot ! Si vous n'aimez pas la cruauté, aimez le ping-pong, les arbitres n'y sont pas des artistes débordant d'imagination ! Et maintenant, cinq blablas : sur trois Diables et deux qui voudraient l'être... Stijn Stijnen : arrêtons de l'enfoncer sur base de ses radotages ( Marouane Fellaini n'a pas non plus tutoyé les cimes de l'à-propos en commentant son transfert), ou de son côté/kamikaze (assassin une fois par saison, mais d'autres le furent jadis - remember Filip Dewilde - sans susciter pareille opprobre). Stijnen est Flamand, et il est ce qui se fait de plus fiable en ce moment sur le marché du keeping belge. Point. Vincent Kompany : m'en fous si je suis le seul, je l'ai seriné dès février 2005 et vous pouvez le répéter au coach de Manchester City. Vitesse et taille, hargne en duel quand il est bien luné, superbe technique de contre-attaquant, Kompany a tout pour être un back droit du top durant quelques années, un peu comme le Lilian Thuram de 1998. Faut juste un peu de temps pour qu'il assimile le rôle (ce n'est quand même pas un syllabus de 600 pages !) et je regrette, dans cette optique, que VDE ait étouffé l'expérience dans l'£uf dès Istanbul en préférant Gill Swerts. Car dans quelques années, si Vincent avait alors derrière lui 150 matches de haut niveau au back droit, on le verrait se glisser peinard dans l'axe, comme Thuram voire un cran plus haut, pour qu'y éclate l'expérience auparavant accumulée à un poste défensif moins immédiatement dangereux en cas de gaffe. Car malgré son sobre sans-faute en Turquie, et sans même parler fric ni juger la pantalonnade pékinoise le concernant, faut admettre ceci et y réfléchir : après deux ans, Kompany quitte d'abord Hambourg (club du sub-top) parce qu'il n'a pas pu s'y imposer comme titulaire. Daniel Van Buyten : poussé dans ses retranchements par Stéphane Pauwels, Hugo Broos a osé dire haut à Studio 1 ce que Benoît Thans (qui n'avait pas mis Big Dan dans son onze) pensait bas, et je le pense aussi : on peut admettre un moment d'égarement... mais faut bien cesser un jour d'aligner un footballeur qui fait collection d'égarements ! Quand le Bayern n'est pas sous pression (et il l'est peu en Bundesliga), l'apport de Van Buyten (s'il joue) est indéniable sur balle aérienne, défensivement et offensivement. Mais comme défenseur d'une équipe bousculée, Van Buyten court lentement, sans arracher de ballon en duel malgré ses grandes cannes : pour ça, entre lui et Thomas Vermaelen, il n'y a pas photo ! Alors, selon l'opinion courante, Daniel est " bon avec son club et mauvais en équipe nationale " ? Disons qu'avec les Diables, il est ausculté sous toutes les coutures durant l'intégralité de 90 minutes : alors que nous sommes surtout informés de ses prestations bavaroises via des extraits de buts de Luca Toni, quand ce ne sont pas des infos sans images... Sepp De Roover : plus encore que Sébastien Pocognoli, ce Sepp sans sélection A est le parfait symbole du hiatus entre Diables et Diablotins : indéboulonnable chez Jean-François de Sart, et inintéressant pour René Vandereycken qui ratisse pourtant large ! Mais c'est un Flamand, donc la Wallonie s'en fout. Alors que s'il était du terroir, sa non-sélection y provoquerait une levée de boucliers semblable à celle plébiscitant Guillaume Gillet... lequel ne fut que sa doublure à l'Euro Espoirs 2007 ! De Roover est aussi le parfait symbole de la communautarisation des opinions de buvette. Mémé Tchité : il s'appelait Gasana Mémé lorsqu'il évoluait au Rwanda... faut pas s'étonner de friture sur la ligne quand on entreprend son historique pour le changer en Belge ! Cela n'excuse pas la gestion bordélique du cas à l'URBSFA... mais ça excuse encore moins de se braquer sur l'accessoire (les foirages administratifs) pour être aveugle sur l'essentiel : à savoir que Tchité est un Africain arrivé en Belgique à 19 ans pour le boulot, reparti quatre ans plus tard en Espagne pour le boulot avant d'aller en Angleterre ou ailleurs, et qui retournera dans son pays qu'il aime et qui n'est pas la Belgique quand il n'aura plus de boulot. Comme Josip Weber et d'autres belgicisés jadis par opportunisme. Tchité ne souhaite être Belge que par carriérisme, nous ne sommes prêts à l'accueillir que par championnite chauvine. A quoi servent les équipes dites nationales si elles deviennent multinationales comme les clubs ? par bernard jeunejean