Ecosse-Belgique, match officiel de nos Diables et double commentaire comme d'hab': le premier chapitre a été commis avant le match et le second après. Je grimpe sur mon escabelle pour vous le jurer cette fois sur la tête de Peeters, joker "naturel" s'il en est: avec son sourire de student en guindaille, Bob a pile la gueule ad hoc pour être affublé d'un bonnet à grelots!
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Ecosse-Belgique, match officiel de nos Diables et double commentaire comme d'hab': le premier chapitre a été commis avant le match et le second après. Je grimpe sur mon escabelle pour vous le jurer cette fois sur la tête de Peeters, joker "naturel" s'il en est: avec son sourire de student en guindaille, Bob a pile la gueule ad hoc pour être affublé d'un bonnet à grelots! Je suis serein et sans impatience, ce n'est qu'un match de la "première" chance: au pire, je peux imaginer une défaite par l'écart minimal, c'est plausible mais ça n'hypothéquerait rien. En face, je ne connais pas grand monde, j'ai juste en mémoire la tête de Hendry qui rappelle Jean-Pierre Rives en plus moche, y'a aucun nom commençant par Mc, et Matteo ne m'a pas bouleversé la rétine lors des matches mauves contre Leeds. L'Ecosse doit être un bloc costaud, solidaire et sans superstar, un peu comme le nôtre: sauf que le nôtre va forcément être plus malin PUISQUE c'est le nôtre! Je suis content qu' Hendrikx soit à droite, car je crois en l'utilité de maintenir un dispositif: un Wilmots à droite dans un 4-4-2, c'est toujours un peu un 4-4-2 menteur... En l'absence de Gert mon chouchou, Hendrikx est la solution la plus fidèlement verheyenienne: il sait marquer et aime arracher, il sait s'enfoncer et aime écarter, il a du body sans être beau à voir. Ce n'est pas moi qui vais le répudier sous prétexte qu'il serait flamand, ce n'est pas mon genre, j'ai eu un grand-père ostendais: je sens d'ailleurs parfois un zeste de communautarisme dans les critiques prétendument techniques que formule la gent footeuse wallonne à propos de Glen De Boeck et ça m'irrite profondément. Je pronostique un 0-1 par Mpenza. Et vu que je ne vois plus rien à dire avant, je garde de la place pour après, à tout à l'heure. Ch. 2, 24 mars 2001, 18h00. L'ultime heading de Dan bousille l'Ecosse-système, et tu passes illico de rancoeur à bonheur: wouaw, ce sont des matches comme ça qui font grandir les mythes! Pourtant, trente secondes de moins, et c'était un résultat comme il s'en subit des tas chaque week-end: c'est-à-dire une défaite dont l'amertume première te vient de l'arbitrage. Un corner erroné que l'adversaire a obtenu en levant le bras tel un parfait faux cul. Un penalty sifflable ou pas selon l'humeur siffleuse, en argumentant que Deflandre fait le geste ou au contraire qu'il se protège instinctivement le bide. Une exclusion qui sent l'abus d'autorité et l'envie d'emmerder. A la mi-temps d'un truc pareil, avant 45 minutes à 10 contre 11 et avec deux buts dans le baba, tu serais prêt à jouer le match-retour en kilt si tu raflais un point à la 90e... Tu restes morose malgré le 2-1 puis, à la 80e, tu te sens franchement pousser des cornes: lorsque, en plein rectangle, Sullivan soulève Emile comme un bourreau bourré sans que l'arbitre arbitre, ça sent la cocufication rouge-jaune-noire si l'on est rouge-jaune-noir! Pourtant, après les cornes viendra l'inspiration, lumino-miraculeuse, avec Robert Waseige dans le rôle de la muse: car quand tu décroches l'égalisation parce que ton troisième remplaçant a converti du front un centre de ton deuxième remplaçant, tu es forcément créatif, et crédité d'un coaching de Dieu-le-Père,... Je vous le redis: ce sont des matches pareils qui font grandir les mythes! Les rêves des p'tits gars du Loch Ness sont dans le lac, Danny Van Buyten a remis le monstre à l'heure! Faut fêter ça: j'aime pas tellement, mais je vais boire un whisky. Ou alors, une Jup... Une Jup écossaise. Ha! Ha! Ha! Bernard Jeunejean