La nouvelle est passée inaperçue en Belgique mais elle a fait du tapage en Allemagne : suite à un long conflit avec la fédération allemande d'équitation, Daniel Deusser (37 ans), numéro trois mondial, et Christian Ahlmann (44 ans), numéro seize, songent à défendre les couleurs belges.

Les deux cavaliers ne se sont plus produits pour l'Allemagne depuis les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, où ils ont remporté la médaille de bronze au concours des nations, derrière la France et les États-Unis. Ils refusent de signer la nouvelle charte de la fédération.

Cette charte stipule que tous les cavaliers allemands se déclarent prêts à participer au programme antidopage - pour les humains comme pour les chevaux - et renoncent à se tourner vers la justice civile en cas de conflit. La fédération équestre allemande est la seule au monde à contrôler les chevaux en dehors des compétitions et c'est ce point qui provoque des frictions.

Les deux cavaliers adhèrent au programme antidopage mais relèvent les problèmes suscités par les contrôles en dehors des compétitions. Les chevaux appartiennent souvent à d'autres ou sont hébergés dans les écuries de tierces personnes. Les cavaliers n'ont donc pas de contrôle sur ce qui se passe dans les écuries et ne savent pas quels médicaments on donne à leurs chevaux, à des fins thérapeutiques ou comme dopage. Ils ne veulent donc pas renoncer à leurs droits civils, d'autant que les sanctions sont très élastiques : elles vont d'une légère amende de 300 euros à plusieurs années de suspension.

Les deux cavaliers ont déjà eu de mauvaises expériences, après un contrôle positif de leur monture. Ahlmann a été écarté deux ans de l'équipe allemande et Deusser n'a récupéré sa licence qu'au terme d'une procédure civile. " Tous les avocats me disent de ne pas signer la nouvelle charte ", a déclaré Deusser l'année passée au Märkische Oderzeitung. " Je ne le ferais que si j'avais le sentiment que la fédération soutient ses cavaliers à 100%. "

De nouveaux entretiens avec la fédération et le sélectionneur Otto Becker se sont avérés vains, de sorte que le départ des cavaliers semble irrévocable. Les deux hommes ont un atout : ils ont déjà des liens avec la Belgique. Deusser a épousé Caroline Wauters, la fille de feu Eric, qui lui a donné une fille, Stella. Il réside à Malines et travaille pour Stephan Conter (Stephex Stables, Meise), le propriétaire de ses chevaux. Ahlmann vit avec l'amazone Judy-Ann Melchior, la fille du milliardaire Léon Melchior, propriétaire du haras de chevaux de concours de Zangersheide (Lanaken) et mère d'un garçon, Léon.

" Je serais triste de ne plus me produire pour l'Allemagne ", a déclaré Deusser au Frankfurter Allgemeine Zeitung. " Je veux surtout adresser un signal à la fédération : - Nous collaborons. Je veux que nous établissions ensemble un nouveau document dans lequel toutes les parties peuvent se retrouver. " En attendant, les obstacles restent en place. Et ils semblent insurmontables.

La nouvelle est passée inaperçue en Belgique mais elle a fait du tapage en Allemagne : suite à un long conflit avec la fédération allemande d'équitation, Daniel Deusser (37 ans), numéro trois mondial, et Christian Ahlmann (44 ans), numéro seize, songent à défendre les couleurs belges. Les deux cavaliers ne se sont plus produits pour l'Allemagne depuis les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, où ils ont remporté la médaille de bronze au concours des nations, derrière la France et les États-Unis. Ils refusent de signer la nouvelle charte de la fédération. Cette charte stipule que tous les cavaliers allemands se déclarent prêts à participer au programme antidopage - pour les humains comme pour les chevaux - et renoncent à se tourner vers la justice civile en cas de conflit. La fédération équestre allemande est la seule au monde à contrôler les chevaux en dehors des compétitions et c'est ce point qui provoque des frictions. Les deux cavaliers adhèrent au programme antidopage mais relèvent les problèmes suscités par les contrôles en dehors des compétitions. Les chevaux appartiennent souvent à d'autres ou sont hébergés dans les écuries de tierces personnes. Les cavaliers n'ont donc pas de contrôle sur ce qui se passe dans les écuries et ne savent pas quels médicaments on donne à leurs chevaux, à des fins thérapeutiques ou comme dopage. Ils ne veulent donc pas renoncer à leurs droits civils, d'autant que les sanctions sont très élastiques : elles vont d'une légère amende de 300 euros à plusieurs années de suspension. Les deux cavaliers ont déjà eu de mauvaises expériences, après un contrôle positif de leur monture. Ahlmann a été écarté deux ans de l'équipe allemande et Deusser n'a récupéré sa licence qu'au terme d'une procédure civile. " Tous les avocats me disent de ne pas signer la nouvelle charte ", a déclaré Deusser l'année passée au Märkische Oderzeitung. " Je ne le ferais que si j'avais le sentiment que la fédération soutient ses cavaliers à 100%. " De nouveaux entretiens avec la fédération et le sélectionneur Otto Becker se sont avérés vains, de sorte que le départ des cavaliers semble irrévocable. Les deux hommes ont un atout : ils ont déjà des liens avec la Belgique. Deusser a épousé Caroline Wauters, la fille de feu Eric, qui lui a donné une fille, Stella. Il réside à Malines et travaille pour Stephan Conter (Stephex Stables, Meise), le propriétaire de ses chevaux. Ahlmann vit avec l'amazone Judy-Ann Melchior, la fille du milliardaire Léon Melchior, propriétaire du haras de chevaux de concours de Zangersheide (Lanaken) et mère d'un garçon, Léon. " Je serais triste de ne plus me produire pour l'Allemagne ", a déclaré Deusser au Frankfurter Allgemeine Zeitung. " Je veux surtout adresser un signal à la fédération : - Nous collaborons. Je veux que nous établissions ensemble un nouveau document dans lequel toutes les parties peuvent se retrouver. " En attendant, les obstacles restent en place. Et ils semblent insurmontables.