Les deux clubs hennuyers présents en D1 depuis de nombreuses années ont eu l'occasion de se retrouver à la deuxième place du championnat en compagnie de Genk et du Brussels. Pour cela, il leur suffisait de l'emporter pour Mouscron à Beveren et pour Charleroi à Gand. Ce ne fut pas le cas.
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Les deux clubs hennuyers présents en D1 depuis de nombreuses années ont eu l'occasion de se retrouver à la deuxième place du championnat en compagnie de Genk et du Brussels. Pour cela, il leur suffisait de l'emporter pour Mouscron à Beveren et pour Charleroi à Gand. Ce ne fut pas le cas. Les trois goals contre Mouscron furent marqués sur phases arrêtées et Charleroi a été rejoint sur un coup franc lointain alors que les Zèbres avaient tout en mains pendant 70 minutes en étant convaincants et dominateurs. C'est dommage pour les Carolos qui, en plus, viennent de perdre dans les dernières heures du mercato leur gardien emblématique Bertrand Laquait et une de leur plus récentes trouvailles, le buteur Cyril Théréau. Sur corner défensif (les deux goals sont marqués sur ce type de phase, une fois de la gauche et une fois de la droite), on peut choisir en tant que coach différentes options. Tout d'abord, pratique-t-on du marquage individuel ou s'organise-t-on en zone (voire les deux si on choisit un système mixte) ? Ensuite, décide-t-on de placer un ou deux hommes au(x) piquet(s) voire de n'en mettre aucun ? Et pour finir, il faut désigner les prises en charge individuelles en cas d'utilisation de cette stratégie. Ceci se fait généralement en concertation avec les joueurs qui donnent leur avis quant à l'organisation qui les rend le plus à l'aise. Mais surtout, ce qu'il faut, c'est faire un choix et s'y tenir au moins pendant une mi-temps car le coach doit être le décideur d'un éventuel changement. Le Club Bruges, par exemple, s'organise sur phases arrêtées plutôt en zone qui peut devenir une zone mixte par moments. Ils ne mettent personne aux piquets mais l'organisation reste tout le temps identique ; même si elle a peut-être coûté deux buts à l'équipe contre Roulers sur rentrées en touche. Par contre, du côté de Mouscron, sur le 2-1, il y a deux hommes aux piquets et le capitaine Steve Dugardein quitte sa position au moment du botté. S'il était resté en place, il pouvait peut-être intervenir sur la reprise de Jonathan Jo-Joseph-Augustin. Sur le 3-1, il n'y a plus qu'un seul homme au premier piquet (qui semble être Adnan Custovic) et celui-ci quitte sa position au moment où Roméo Affessi Seka arme sa frappe et le ballon pénètre au premier poteau ! Nous ne reviendrons pas sur le premier but et l'erreur d'appréciation de Christophe Martin. Encore une fois un but encaissé sur un coup franc nettement en-dehors du rectangle et pas du tout dans l'axe du jeu. Et encore une équipe qui se positionne très bas sur ce genre de phases. La défense de Charleroi était à hauteur du point de penalty au moment du botté et je dois bien avouer que mise à part la France à la Coupe du Monde, je n'ai vu pratiquement aucune équipe se positionner à hauteur du grand rectangle sur ce type d'action et ce depuis un bon bout de temps. Un placement six mètres plus haut au départ aurait empêché Dominic Foley de reprendre le ballon quasiment à hauteur du petit rectangle et de pouvoir décroiser sa tête vers la deuxième lucarne de Laquait. par Étienne Delangre