Samedi dernier, l'Estadio de La Cartuja de Séville aurait dû être le théâtre d'une superbe fête du football : pour la première fois depuis 1927, la Real Sociedad du Diable rouge Adnan Januzaj (25 ans) aurait affronté l'Athletic Club du capitaine Iker Muniain, en finale de la Copa del Rey.

Il n'y a jamais eu de réelle rivalité entre les voisins, car les deux clans de supporters se sont unis il y a des décennies dans leur rejet du régime du dictateur Franco. Peu après son décès en 1975, les capitaines des deux équipes ont brandi l'Ikurrina, le drapeau basque, avant le début de leur duel. À l'époque, c'était toujours interdit.

Il y a plus de quarante ans, la Real Sociedad, championne en 1981 et 1982 et l'Athletic Club, champion en 1983 et 1984 sous la direction de Javier Clemente, étaient tous deux des grands d'Espagne. Ils ne voulaient pas renier leurs racines et offraient donc leur chance aux footballeurs issus de leurs catégories d'âge. La Real Sociedad a changé de cap en 1989 en enrôlant l'attaquant anglais John Aldridge. Plus tard, l'Athletic Bilbao a également engagé des vedettes basques, comme Javi Martinez, vendu au Bayern pour quarante millions d'euros en 2012.

Il a surtout formé des légendes locales comme Fernando Llorente (aujourd'hui à Naples), Aritz Aduriz, Joseba Etxeberria et Ismael Urzaiz. Aduriz, un monument du club, est toujours footballeur à temps plein. Il avait toutefois l'intention de prendre bientôt congé du sport professionnel, mais le coronavirus a entravé ses plans. D'ailleurs, l'Athletic se refuse à laisser partir sans adieux dignes de ce nom un homme qui lui a offert de si bons moments. Aduriz n'a vraiment éclos qu'à trente ans. Depuis son retour au club en 2012, il a trouvé le chemin des filets à 172 reprises, toutes compétitions confondues.

D'après le journal espagnol Marca, qui lui a consacré une pleine page en Une, la direction du club met tout en oeuvre pour prolonger un peu la carrière d'Aduriz. Elle lui a proposé une prolongation de contrat à durée indéterminée, afin qu'il puisse disputer un ultime match : la finale de la Coupe.

De préférence dans un stade comble. Si ça ne dépend que des Leones et de leur entraîneur Gaizka Garitano (44 ans), la finale contre la Sociedad sera le dernier match de Zorro, comme on surnomme l'attaquant au Pays basque. Aduriz peut jouer un rôle crucial comme joker. Depuis deux ans, il ne joue plus aussi régulièrement. Il a été handicapé par une blessure à la hanche et au genou et trouve plus difficilement le chemin des filets. L'avant droitier a inscrit deux buts en vingt matches, sur un total de 941 minutes, lors de la saison 2018-2019 et son bilan cette saison est encore plus maigre avec un seul but en quatorze parties et 194 minutes de jeu.

La finale de la Coupe sera son dernier match officiel, probablement dans quelques mois. Il aura ensuite droit à un match d'adieu, dès que les supporters pourront réintégrer San Mamés, qui peut accueillir 53.289 personnes. On peut être sûr que le public sera massivement présent pour fêter son icône.

Samedi dernier, l'Estadio de La Cartuja de Séville aurait dû être le théâtre d'une superbe fête du football : pour la première fois depuis 1927, la Real Sociedad du Diable rouge Adnan Januzaj (25 ans) aurait affronté l'Athletic Club du capitaine Iker Muniain, en finale de la Copa del Rey. Il n'y a jamais eu de réelle rivalité entre les voisins, car les deux clans de supporters se sont unis il y a des décennies dans leur rejet du régime du dictateur Franco. Peu après son décès en 1975, les capitaines des deux équipes ont brandi l'Ikurrina, le drapeau basque, avant le début de leur duel. À l'époque, c'était toujours interdit. Il y a plus de quarante ans, la Real Sociedad, championne en 1981 et 1982 et l'Athletic Club, champion en 1983 et 1984 sous la direction de Javier Clemente, étaient tous deux des grands d'Espagne. Ils ne voulaient pas renier leurs racines et offraient donc leur chance aux footballeurs issus de leurs catégories d'âge. La Real Sociedad a changé de cap en 1989 en enrôlant l'attaquant anglais John Aldridge. Plus tard, l'Athletic Bilbao a également engagé des vedettes basques, comme Javi Martinez, vendu au Bayern pour quarante millions d'euros en 2012. Il a surtout formé des légendes locales comme Fernando Llorente (aujourd'hui à Naples), Aritz Aduriz, Joseba Etxeberria et Ismael Urzaiz. Aduriz, un monument du club, est toujours footballeur à temps plein. Il avait toutefois l'intention de prendre bientôt congé du sport professionnel, mais le coronavirus a entravé ses plans. D'ailleurs, l'Athletic se refuse à laisser partir sans adieux dignes de ce nom un homme qui lui a offert de si bons moments. Aduriz n'a vraiment éclos qu'à trente ans. Depuis son retour au club en 2012, il a trouvé le chemin des filets à 172 reprises, toutes compétitions confondues. D'après le journal espagnol Marca, qui lui a consacré une pleine page en Une, la direction du club met tout en oeuvre pour prolonger un peu la carrière d'Aduriz. Elle lui a proposé une prolongation de contrat à durée indéterminée, afin qu'il puisse disputer un ultime match : la finale de la Coupe. De préférence dans un stade comble. Si ça ne dépend que des Leones et de leur entraîneur Gaizka Garitano (44 ans), la finale contre la Sociedad sera le dernier match de Zorro, comme on surnomme l'attaquant au Pays basque. Aduriz peut jouer un rôle crucial comme joker. Depuis deux ans, il ne joue plus aussi régulièrement. Il a été handicapé par une blessure à la hanche et au genou et trouve plus difficilement le chemin des filets. L'avant droitier a inscrit deux buts en vingt matches, sur un total de 941 minutes, lors de la saison 2018-2019 et son bilan cette saison est encore plus maigre avec un seul but en quatorze parties et 194 minutes de jeu. La finale de la Coupe sera son dernier match officiel, probablement dans quelques mois. Il aura ensuite droit à un match d'adieu, dès que les supporters pourront réintégrer San Mamés, qui peut accueillir 53.289 personnes. On peut être sûr que le public sera massivement présent pour fêter son icône.