Fritz Emeran est originaire de la localité des Abymes, en Guadeloupe. Après avoir débuté au sein du club de football local, il intégra le Centre de Formation de Monaco en 1992. " Une sélection des meilleurs jeunes des Antilles avait effectué une tournée en France et j'avais été repéré à cette occasion ", se souvient-il. S'il ne joua jamais en équipe fanion du club principautaire, il fit partie du noyau du Stade Rennais quatre ans plus tard, après un croche...

Fritz Emeran est originaire de la localité des Abymes, en Guadeloupe. Après avoir débuté au sein du club de football local, il intégra le Centre de Formation de Monaco en 1992. " Une sélection des meilleurs jeunes des Antilles avait effectué une tournée en France et j'avais été repéré à cette occasion ", se souvient-il. S'il ne joua jamais en équipe fanion du club principautaire, il fit partie du noyau du Stade Rennais quatre ans plus tard, après un crochet par Saint-Lô, en D3. " Mais je ne savais pas me taire et j'ai eu des problèmes là-bas avec l'un des coaches, le réputé Michel Le Milinaire ". En 1999, il mit pour la première fois le cap sur la Belgique, le FC Malines en particulier. Au bout d'une saison à peine et 30 matches, ce fut la promotion à destination du Racing Genk. " Là, j'ai eu le malheur de tomber sur un entraîneur qui ne savait absolument pas me piffer : Johan Boskamp ". Aussi, l'aventure ne dura-t-elle que six mois... et six matches. Il s'en fut en janvier 2001 non loin de là à Fortuna Sittard. " J'y ai côtoyé le gardien Ruud Hesp ainsi que votre compatriote Stijn Haeldermans. Deux chouettes gars mais le football dispensé ne valait pas tripette ". Il y joue 49 matches (un but) en 18 mois. A l'intersaison 2002, Fritz Emeran reprit le chemin de la France. A Gueugnon, où il posa son sac, il eut notamment comme partenaire Jérôme Lempereur qui milita à un moment donné à La Gantoise sous la férule de l'entraîneur français Patrick Remy. " Gueugnon, c'était le point de chute idéal pour se relancer ", souligne-t-il. Il y joue 49 matches : " Mais j'avais à c£ur de revenir en Belgique afin de retrouver à Bruxelles ma compagne et mon fils, Noam, établis dans la capitale. A cet égard, l'appel du FC Brussels n'aurait pu mieux tomber ". Lié aux Coalisés jusqu'en fin de saison, le footballeur des Dom Tom espérait û et escompte toujours û profiter de son passage au stade Edmond Machtens pour décrocher un sésame vers un club plus huppé, comme cela s'était produit il y a cinq ans lorsqu'il quitta les Sang et Or à destination du Limbourg. " A 28 ans, je ne désespère pas. Mais le plus important, dans l'immédiat, c'est de s'extirper des abysses et d'inscrire le club dans la durée au plus haut niveau. Un jour, j'aimerais pouvoir dire que j'ai contribué à matérialiser cet objectif ".