La grosse surprise des quarts de finale est à mettre à l'actif des San Antonio Spurs qui ont éliminé les tenants du titre sans avoir eu besoin d'un septième match. " On peut invoquer un million d'excuses ", a expliqué Kobe Bryant, le marqueur des Los Angeles Lakers. " Mais le fait est que les Spurs ont mieux joué que nous ". Voilà qui est clair. Plus déçu, Shaquille O'Neal en a ...

La grosse surprise des quarts de finale est à mettre à l'actif des San Antonio Spurs qui ont éliminé les tenants du titre sans avoir eu besoin d'un septième match. " On peut invoquer un million d'excuses ", a expliqué Kobe Bryant, le marqueur des Los Angeles Lakers. " Mais le fait est que les Spurs ont mieux joué que nous ". Voilà qui est clair. Plus déçu, Shaquille O'Neal en a indisposé plus d'un, à commencer par son coach, Phil Jackson, en refusant de prendre part à la conférence de presse d'après-match. " Je vois ça comme un manque de respect ", a déclaré l'entraîneur, l'esprit déjà occupé par la saison prochaine. San Antonio doit surtout sa victoire (110-82) à Tim Duncan qui se montre très digne de son titre de MVP (37 points et 16 rebonds) et son passeur attitré, Tony Parker (27 points). Dans l'autre duel de la Western Conference, Dallas a pris la mesure de Sacramento lors de l'ultime rencontre (112-99) grâce à une superbe performance de l'Allemand Dirk Nowitzki (30 points et 19 rebonds) qui a remis les pendules à l'heure après avoir quelque peu trébuché lors des matches précédents. Le titre de la Western Conference se jouera donc entre deux équipes texanes : Dallas et San Antonio. A l'Est, New Jersey affrontera Detroit pour le titre divisionnaire. Si les Nets sont donnés favoris de la finale, surtout après avoir véritablement corrigé les Boston Celtics (4 victoires à 0), il ne faut pas pour autant gommer les Pistons, auteurs d'une très belle série (4-2) contre les redoutables Philadelphia 76ers et qui atteignent la finale de l' Eastern Conference pour la première fois depuis 1991, l'année où il ont gagné leur deuxième titre national consécutif, avec Joe Dumars à la barre. Un joueur passé avec bonheur dans le staff dirigeant des Pistons puisqu'il vient d'être désigné Executive of the Year. Detroit doit son ultime victoire (93-89) et donc sa qualification à Chauncey Billups. Après avoir manqué trois matches de la série en raison d'une blessure au mollet, il a signé une belle prestation ponctuée de 28 points, dont 9 inscrits dans les prolongations. Par Bernard Geenen,