Trois petits mois et le tour était joué ! Moins de 100 jours après avoir signé un contrat jusqu'en 2012 au Bayer Leverkusen, en provenance de Cologne, Patrick Helmes (24 ans) a déjà augmenté son salaire et s'est mis à l'abri pour un peu plus longtemps encore. Il vient de prolonger jusqu'en 2013, évidemment à de meilleures conditions financières que celles de son premier contrat.
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Trois petits mois et le tour était joué ! Moins de 100 jours après avoir signé un contrat jusqu'en 2012 au Bayer Leverkusen, en provenance de Cologne, Patrick Helmes (24 ans) a déjà augmenté son salaire et s'est mis à l'abri pour un peu plus longtemps encore. Il vient de prolonger jusqu'en 2013, évidemment à de meilleures conditions financières que celles de son premier contrat. " Un attaquant pareil, on doit le conserver le plus longtemps possible " : l'homme qui s'exprime comme cela en connaît un rayon en matière de buteurs. C'est Rudi Völler, ancien tueur du Werder Brême, de l'AS Rome, de Marseille et de l'équipe nationale allemande notamment. Après avoir brillé comme entraîneur (en conduisant par exemple la Mannschaft en finale du Mondial 2002), Völler est aujourd'hui directeur sportif de Leverkusen. En ce moment, toute l'Allemagne du foot parle de Patrick Helmes. Il a marqué six fois lors des cinq premiers matches de la saison. Soit deux fois plus que Luca Toni, star offensive d'un Bayern qui tousse. Avec en prime un hat-trick contre Hanovre. Lors des trois dernières saisons avec Cologne, il avait mis 35 goals. Bref, la régularité est là. Helmes a découvert le foot dans des petits clubs de sa région de Cologne. TuS Alchen, Sp Vgg Bürbach, Sportfreunde Siegen... Après cela, à 13 ans, il passe à Cologne, où il reste trois ans avant de se faire jeter. Motif ? Trop instable, trop gamin, trop jouette, pas assez ambitieux. Il retourne à Siegen. C'est là qu'il débute comme Senior. En 2004-2005, toujours avec Siegen, il devient meilleur buteur de D3 et fait monter le club en D2. On se souvient alors de lui à Cologne et il y fait son retour. Ce sont ses débuts en Bundesliga. Dès son deuxième match, il trouve le chemin des filets. Contre l'ennemi régional, le Bayer Leverkusen. Avec Cologne, il chute en D2 mais il est entre-temps devenu la star de l'équipe. Le coach, Christoph Daum, en fait son capitaine. En 2007-2008, le Kicker le désigne comme meilleur attaquant de la D2, devant Oliver Neuville et l'ancien Mouscronnois Demba Ba notamment. Pour lui, il est temps d'aller voir ailleurs, de viser plus haut. D'où son transfert de l'été dernier à Leverkusen. Aujourd'hui, il fait figure de futur attaquant titulaire potentiel en équipe nationale. Joachim Löw l'a appelé pour la première fois en mars 2007, à l'occasion d'un match contre le Danemark. En septembre de la même année, il a été titularisé pour la première fois. Il a même failli participer à l'EURO. Il faisait partie de la présélection des 26 mais a finalement sauté pour Neuville. Il est actuellement bloqué à sept caps, mais pour lui, la vie internationale va commencer. Völler est le premier à y croire : " Ce ne sont pas les attaquants de très haut niveau qui manquent actuellement en Allemagne mais Helmes a toutes les cartes en mains pour mettre tout le monde d'accord. " Fameux défi quand on a pour concurrents des avants comme Mario Gomez, Miroslav Klose ou encore Lukas Podolski. Löw avoue qu'il fait de Helmes une de ses nouvelles priorités. Le joueur ne s'excite pas. " C'est sympa de voir qu'il compte maintenant vraiment sur moi. Je découvre ses intentions surtout via la presse, parce qu'il ne me parle pas beaucoup. Mais ce n'est pas un problème. Je sais de toute façon que c'est sur le terrain, avec mon club, que je dois m'appliquer pour être sélectionné. Pas en allant pleurer devant la porte du coach national. J'ai des atouts à Leverkusen pour y arriver. Un de mes alliés sera le gars de mon âge qui joue avec moi en attaque : Stefan Kiessling. Comme moi, il est très mobile. Nous sommes complémentaires et c'est l'une des explications de notre bon début de saison. Il est plus fort que moi dans les airs, j'ai d'autres atouts. Leverkusen est une belle machine. " par pierre danvoye- photo: reporters