Le 1er, c'est férié mais c'est pas pour ça qu'on fait rien. Pas de jours fériés. Que des jours fêtés. De la vie qui pétille en nous. Moi, par exemple, j'ai écrit ces lignes le jour de Noël et vous les lisez ce 1er janvier en gérant votre crise de foi. Vous vous dites qu'il est con, foi s'écrit avec e à la fin quand il y a gueule de " boit ". Mais je ne mettrais plus e à la fin tant qu'il y aura tant de faim dans le monde.
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Le 1er, c'est férié mais c'est pas pour ça qu'on fait rien. Pas de jours fériés. Que des jours fêtés. De la vie qui pétille en nous. Moi, par exemple, j'ai écrit ces lignes le jour de Noël et vous les lisez ce 1er janvier en gérant votre crise de foi. Vous vous dites qu'il est con, foi s'écrit avec e à la fin quand il y a gueule de " boit ". Mais je ne mettrais plus e à la fin tant qu'il y aura tant de faim dans le monde. Et je sais aussi que " boit " ne prend pas T mais S à la fin. Qui a bu boira, qui a lu lira. Tant mieux. Fin du délire " post fêtesque " qu'on s'en fout parce que c'est tous les jours fête. La preuve, aujourd'hui, 1er jour de l'an je travaille. Enfin travaille... Je commente un match de foot. De Premier League. Donc c'est la fête. Donc on parle de ce que je veux. Nouvelle année dit résolution. Mais faut d'abord faire le bilan. Moi, le bilan, je le dépose. Je déclare faillite. Pas la mienne. Celle de cette année 2019. Sportivement beaucoup de belles choses. Comme d'hab. Mais pour le reste ? Pfffff Trump est toujours là. Macron aussi. Ce facho de Salvini n'a pas fini de faire honte à l'humanité. Mon beau pays est toujours pris en otage par l'homme pour qui le bonheur est une maladie. De Wever for never. Ceux qui lui ont servi la soupe partent en remettre une louche à l'Europe. Pendant ce temps-là, les banques continuent d'arnaquer l'État en faisant de l'évasion fiscale une raison de vivre. Et l'État, lui, continue de leur rembourser la fameuse dette publique. Donc, si j'ai bien compris, l'État finance en toute conscience des délinquants. Il finance l'évasion fiscale. On l'estime à 30 milliards d'euros par an...Payez, braves gens...l'État lave plus blanc. Et le foot, lui, porte un brassard noir. Le Championnat du Monde des clubs se joue au Qatar.... La Super Coupe d'Italie en Arabie saoudite. Si ça continue, on va finir par jouer une Coupe du Monde dans une dictature...Ouais, bon, ça, c'est déjà fait. À propos des droits de l'homme : au Qatar, Liverpool a refusé de séjourner dans l'hôtel que les organisateurs lui avaient réservé. Parce que ceux qui l'avaient construit et y travaillent sont traités comme des esclaves. Noble décision. Merci Saint Jürgen. Et, bien sûr, l'hôtel de remplacement a, lui, été construit par un régiment de syndicalistes écolo-humanistes. Soit. Ce qui compte, c'est qu'on en a parlé et qu'on a lustré sa bonne conscience. Liverpool est champion du monde des clubs. De la plus belle des façons. En honorant encore et toujours le verbe " jouer ". Tout le monde veut les faire déjouer. Personne n'y arrive et à la fin, le dé tombe toujours du bon côté pour les Reds. Pas de poker menteur avec eux. C'est cash : " Voilà mon jeu. T'as mieux ? ". Pour l'instant, personne. Ah si ! Naples. Qui vient donc de virer le seul entraîneur à avoir trouvé la solution " Antiklopp ". Le foot est merveilleux. En 2019, j 'ai aussi adoré un certain Chelsea-West Ham. Pellegrini, l'entraîneur des Hammers a déjà 3 pieds et 76 orteils dans la porte de sortie. Que fait-il ? Il titularise un gardien de 33 ans qui n'a jamais joué en Premier League. Résultat : pas de but encaissé et victoire à Stamford Bridge. Mais le plus fou de ce match est la stat suivante : 0 à 16. Les corners ? Les coups francs ? Les hors-jeu ? Non, non. C'est le nombre de fautes. Chelsea n'a commis aucune faute durant ce match. Ahurissant et savoureux. Comme fut la victoire de Lampard chez Mourinho. L'élève donne une leçon au maître. Un maître qui retourne sur les bancs d'école. Venu pour colmater les gouffres de la défense de Tottenham, les Spurs sont, depuis l'arrivée du devenu " Banal One ", la pire défense toutes compétitions confondues. Trop mignon, ce chignon mal crêpé de celui qui avait juré ne jamais entraîner Tottenham par respect pour les supporters de Chelsea. Comme disait ma grand-mère : " Tout se paye dans la vie ". Même si y a des choses qui n'ont pas de prix. Comme cette Divinité qu'est Megan Rapinoe. Celle qui possède ce qui manque à beaucoup d'hommes. Et je ne parle pas que du charisme. Quelle classe, quelle élégance, quelle justesse. Dans le jeu, dans les propos, dans le courage. Ce fameux : " I'm not going to the fucking White House " de la capitaine après que l'équipe féminine des USA a été Championne du Monde est un des grands moments de 2019. Son " fucking " résonne comme un mot doux. Comme un cri d'amour. L'injure, c'est l'ineptie peroxydée prénommée Donald à qui le mot doux était destiné. " Gueulez les filles, y aura bien quelques mecs pour vous suivre. "Voici mon voeu pour cette nouvelle année.