Henri Depireux était l'invité d' ExtraTime, le nouveau magazine du lundi soir sur la RTBF, la semaine dernière. Pas pour parler du FC Liégeois puisqu'on a à peine souligné que l'équipe qu'il entraîne en D2 avec les moyens du bord faisait beaucoup mieux que tirer son épingle du jeu actuellement.
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Henri Depireux était l'invité d' ExtraTime, le nouveau magazine du lundi soir sur la RTBF, la semaine dernière. Pas pour parler du FC Liégeois puisqu'on a à peine souligné que l'équipe qu'il entraîne en D2 avec les moyens du bord faisait beaucoup mieux que tirer son épingle du jeu actuellement. Non, si Depireux était là, c'était pour évoquer le limogeage de Robert Waseige, annoncé le matin même. La rédaction sportive de Reyers savait bien sûr que Groseille ne manierait pas la langue de bois alors que la direction du Standard avait préféré ne pas venir s'expliquer sur ce sujet délicat. Quelques heures plus tôt, seul Louis Smal avait d'ailleurs accepté de répondre aux questions de Valérie Druitte dans le Bus desRégions. Et encore l'avait-il fait en son titre de président de la Famille des Rouches et non sous sa casquette d'administrateur. Marc Delire, comme son devoir l'y obligeait, signala bien entendu ce refus de la direction Standard. Par contre, il ne fit pas allusion aux raisons de l'absence en studio de Robert Waseige lui-même, dont la présence se serait tout autant imposée. Celles-ci sont de deux ordres: 1. Waseige et le service des sports de la RTBF sont en froid. L'ex-fédéral n'a pas apprécié l'interview et le commentaire de Michel Lecomte après Mons-Standard. Il estimait avoir suffisamment collaboré avec Reyers pour qu'on l'épargne dans les moments difficiles... 2. Waseige est sous contrat avec le Standard jusqu'en 2004 et craignait sans doute que les questions du direct ne le mettent en position délicate avec ses employeurs. Voilà donc pourquoi il mandata Henri Depireux pour le remplacer, sachant très bien que ce dernier oserait dire tout haut ce que lui-même pensait tout bas.Pas un cadeau pour Depireux , qui entretient également de bonnes relations avec la famille D'Onofrio et Michel Preud'homme. Il se sortit cependant remarquablement d'affaire. "Ce qui m'ennuie surtout au Standard, c'est l'absence de chaleur humaine", dit-il. "On n'a pas respecté Robert, on ne l'a pas laissé travailler et on l'a finalement discrédité alors que sa seule arrivée avait rendu du crédit au club. Maintenant, ça risque de changer tous les trois ou quatre mois. Ce n'est certainement pas Lucien D'Onofrio qui a fait du mal à Robert. Quant à Dominique D'Onofrio, c'est un très gentil garçon que les joueurs aiment beaucoup, mais il ne doit pas prendre la responsabilité d'être entraîneur en chef". (P. Sintzen)