La Scooore League observe une brève pause hivernale. C'est donc le moment d'établir un bilan intermédiaire de la saison de basket. Plusieurs constats sautent aux yeux. Ainsi Okapi Aalstar a-t-il longtemps développé un basket impressionnant, balayant ses adversaires des parquets, alors qu'il avait - une fois de plus - perdu ses piliers pendant l'été. Pepinster, malgré ses problèmes financiers, se retrouve dans le subtop et n'a pas commis de faux pas. Autre surprise, dans l'autre sens, Charleroi : désormais présidé par Giovanni Bozzi et entraîné par Jacques Stas, n'a pas encore trouvé de ligne de jeu. Mais ...

La Scooore League observe une brève pause hivernale. C'est donc le moment d'établir un bilan intermédiaire de la saison de basket. Plusieurs constats sautent aux yeux. Ainsi Okapi Aalstar a-t-il longtemps développé un basket impressionnant, balayant ses adversaires des parquets, alors qu'il avait - une fois de plus - perdu ses piliers pendant l'été. Pepinster, malgré ses problèmes financiers, se retrouve dans le subtop et n'a pas commis de faux pas. Autre surprise, dans l'autre sens, Charleroi : désormais présidé par Giovanni Bozzi et entraîné par Jacques Stas, n'a pas encore trouvé de ligne de jeu. Mais c'est sans doute le tout nouveau Hubo Limbourg United le plus surprenant : il est troisième avec huit victoires en treize parties. Le néophyte limbourgeois développe un basket attractif, comme l'avait promis son coach, Brian Lynch, qui s'appuie sur un jeu enthousiaste de transition et un passing rapide. Il mise sur plusieurs révélations américaines, à commencer par le distributeur Jesse Sanders, tout en offrant beaucoup de temps de jeu aux Belges. Dennis Donkor, Nick Celis et Hans Vanwijn ont tous passé plus du quart des matches sur le parquet depuis le début de la saison. Le public limbourgeois apprécie ce jeu : avec une moyenne d'environ 1.700 spectateurs par joute à domicile, le hall sportif Alverberg, d'une capacité de 2.200 places, est généralement bien rempli. Il a même fait salle comble à l'occasion de la visite d'Ostende. " Nous avons dû refuser des demandes, compte tenu de nos 260 arrangements VIP ", se réjouit le manager général Danny Marguillier. " Les gens achètent de plus en plus souvent leurs billets à l'avance, pour être sûrs d'obtenir une place. " Il a de quoi être soulagé car l'assistance constituait le principal point d'interrogation des dirigeants, bien plus que l'aspect sportif : le public allait-il suivre ce jeune club ? " Sur le plan sportif, notre staff était plutôt serein ", précise Marguillier. " Notre localisation et l'heure de nos matches à domicile suscitent énormément de réactions positives. Hasselt occupe une place centrale et en jouant le vendredi soir, nous évitons la concurrence de nombreux autres clubs. Nous attirons des gens de toute la province. Les Limbourgeois sont fiers de leur identité un peu spéciale ", poursuit Marguillier, qui a été le manager des Louvain Bears. " Rien que l'intérêt médiatique est déjà différent de celui qui était suscité par Louvain. Beaucoup de familles assistent à nos matches et on relève énormément de personnes issues de Bree et alentours, où le basket de haut niveau a toujours été important. " Janvier sera le mois de la confirmation pour les Limbourgeois. " Nous affrontons des équipes que nous avons battues au premier tour. Nous avons donc suscité des attentes et il sera intéressant de voir comment nous les gérons. " Limbourg United est d'ores et déjà un succès. " Reste à nous créer une histoire, puisque nous sommes partis de rien. " PAR MATTHIAS STOCKMANSGrâce à un basket spectaculaire, les joueurs de Brian Lynch font salle comble à Hasselt.