Pas de Dennis Praet (22 ans) dimanche dernier à Eupen : il était en Italie, où il devrait signer cette semaine un contrat de quatre ans avec la Sampdoria de Gênes, qui lui assure un salaire annuel de 1,4 million d'euros. Le club de Série A a versé huit millions pour obtenir le concours du médian offensif : c'est le montant qu'Anderlecht souhaitait au départ. Praet aurait préféré aller au FC Séville, avec qui Anderlecht avait discuté voici quelques semaines au Portugal mais le vainqueur de l'Europa League ne voulait pas mettre une telle somme sur la table pour un joueur en fin de contrat.
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Pas de Dennis Praet (22 ans) dimanche dernier à Eupen : il était en Italie, où il devrait signer cette semaine un contrat de quatre ans avec la Sampdoria de Gênes, qui lui assure un salaire annuel de 1,4 million d'euros. Le club de Série A a versé huit millions pour obtenir le concours du médian offensif : c'est le montant qu'Anderlecht souhaitait au départ. Praet aurait préféré aller au FC Séville, avec qui Anderlecht avait discuté voici quelques semaines au Portugal mais le vainqueur de l'Europa League ne voulait pas mettre une telle somme sur la table pour un joueur en fin de contrat. Même un pourcentage sur une revente éventuelle n'avait pu convaincre les Bruxellois. Séville voulut alors attendre que Praet soit libre, l'été prochain, mais le joueur avait fait le tour de la question au Sporting et il voulait absolument partir. Par respect pour le club dont il avait porté le maillot pendant cinq ans, il ne voulait pas non plus partir gratuitement. Il a donc choisi la Sampdoria même si, pour cela, son père a dû renoncer aux 20 % du montant du transfert auxquels il avait droit. Manifestement, Anderlecht n'a pas vraiment besoin d'argent et il ne devait donc pas vendre Praet à n'importe quel prix. Il a dès lors maintenu ses exigences à huit millions d'euros net, ce qui voulait dire que, pour que le père de Praet puisse avoir droit à son pourcentage, le club acquéreur devait verser entre 9 et 10 millions. Pour Séville, il n'en était pas question, l'Espagne n'étant pas l'Angleterre. Le producteur de cinéma Massimo Ferrero, président de la Sampdoria, était prêt à en faire plus. Grâce à l'intervention de l'agent Rudi Vandenput, à l'accord de la famille Praet et l'arrangement qu'elle avait trouvé avec la Sampdoria, le transfert était "déminé" et Anderlecht obtenait ce qu'il voulait, même si des complications voyaient le jour lundi lorsque le directeur opérationnel du Sporting, Jo Van Biesbroeck, exigeait des garanties bancaires auxquelles les Italiens ne pouvaient satisfaire immédiatement. Le transfert de Praet enclenchait un mécanisme qui semblait devoir amener Nicolas Lombaerts à Bruxelles. Le défenseur, dont l'épouse attend un premier enfant doit et veut quitter le Zenit Saint-Pétersbourg. Il n'est pas opposé à un retour en Belgique. Officiellement, il coûte 4,5 millions d'euros mais, grâce à l'intervention de Vandenput et de son partenaire en affaires Alessandro Ruggeri, son prix chuterait à 1,5 million. Ruggeri est conseiller sportif de la Sampdoria, où il aurait aimé placer Paulo Sousa comme entraîneur la saison dernière. Le Portugais est finalement parti à la Fiorentina qui s'est ensuite longtemps intéressée à Praet (ce qui explique en partie pourquoi la Sampdoria s'y est intéressée aussi). Cet été, Ruggeri a présenté Sousa au Zenit Saint-Pétersbourg mais le club russe a opté pour Mircea Lucescu. Dans le cadre des négociations entre Ruggeri et le Zenit, il a été dit que Lombaerts coûterait 3 millions de moins que le prix officiel. Après le match nul de dimanche à Eupen, il est clair qu'Anderlecht a prioritairement besoin d'un renfort dans l'axe de la défense mais à Bruxelles, on a encore certains doutes concernant Lombaerts (31 ans). Cet été, le Zenit a refusé une offre d'un million et demi d'euros faite par le Club Bruges. Il n'est toutefois pas impossible que le Diable Rouge trouve refuge dans la Venise du Nord, où on tient de plus en plus compte d'un départ de Björn Engels. PAR JAN HAUSPIE