par Stéphane Vande Velde
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par Stéphane Vande VeldeIssu de la fusion entre Denderleeuw, Denderhoutem et Hekelgem, le FC Dender a survolé la D2 cette saison. Dans un fief traditionnellement mauve et blanc, tout reste à construire pour ce club qui évolue dans des maillots bleus et noirs. L'entraîneur de ce miracle, Jean-Pierre Vande Velde qui fut l'ancien adjoint d' Aad de Mos au Standard mais qui milita également à Anderlecht (coach des Réserves), à Alost (où il fut remplacé par Jan Ceulemans) et cinq ans à Oud-Heverlee, revient sur les raisons du succès. Vande Velde : " Dans cette région distante d'à peine 20 km de Bruxelles, il n'y a pas de grandes caractéristiques. Les gens sont normaux. Ils n'ont pas le gros cou et ils n'ont rien à voir avec Bruxelles. Ils ne s'occupent que d'eux. Ils ne regardent pas dans l'assiette du voisin. C'est une mentalité qui correspond très bien au club de foot. Mes joueurs ne se sont jamais pris pour des vedettes. Et moi non plus. Sur le plan du football, c'est également une région neutre. Il y a beaucoup d'abonnés d'Anderlecht mais il y a aussi des supporters de Bruges et du Standard ici ". Mais comment expliquer qu'un promu en D2 fasse la course en tête directement et atteigne la D1 ? " On a joué en bloc. Cette équipe sait se situer et aussi corriger ses erreurs. Quand on disait - On travaille, tout le monde s'y mettait. Dans une atmosphère pareille, l'entraîneur a encore quelque chose à dire. Chaque joueur n'hésite pas à courir un mètre de plus à la place de son équipier. On doit aussi ajouter qu'on a pratiqué un football complet. On termine la saison avec 77 points, avec la meilleure attaque (huit buts de plus que Malines) et la meilleure défense (dix de moins que Malines). Et puis, notre physique a fait la différence. On a gagné dix rencontres dans le dernier quart d'heure et on a remporté l'enjeu trois fois alors que l'on était réduit à dix. Et en conservant toujours le 4-4-2, même dans les moments les plus délicats. Tout le monde me demandait de changer mais je ne voulais pas. Si on a connu un passage à vide, ce n'était pas de la faute du système. C'était un problème de mentalités. Des managers commençaient à téléphoner à nos joueurs et cela les a déstabilisés ". Reste la question bateau : le club est-il assez mature pour la D1 ? " Nous sommes arrivés en D1 par hasard mais tout le monde a pu apercevoir notre potentiel contre Anderlecht en Coupe. Je pense que l'on ne doit pas se contenter de viser le maintien. La 12e place, ce serait bien. Et sur le plan des infrastructures, on est en train d'améliorer l'éclairage. Une tribune assise et une debout seront construites pour le mois d'octobre. D'octobre à mai, des travaux auront lieu derrière le but pour l'érection d'une autre tribune. Pour le moment, on attire 2.300 spectateurs de moyenne mais on sent l'engouement né de la montée. On doit viser une moyenne de 5.000 ".