C'est l'heure des bilans. L'heure de leurrer. Glorifier le positif, occulter au maximum le négatif. Sauf quand, comme nous, on est un auditeur extérieur. Auditeur objectivant sa subjectivité. Prêt à donner un crochet au foie afin de prouver sa bonne foi. Exemple :
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C'est l'heure des bilans. L'heure de leurrer. Glorifier le positif, occulter au maximum le négatif. Sauf quand, comme nous, on est un auditeur extérieur. Auditeur objectivant sa subjectivité. Prêt à donner un crochet au foie afin de prouver sa bonne foi. Exemple : Gloire à toi Guardiola. Tu nous a donné la foi mais la gueule de bois, c'est pour toi. La saison du Bayern est une cata. Un titre et puis basta. Dans un championnat devenu sa cour de récréation. Le minimum du minimum pour un club aussi riche, bien géré et assez futé pour enrichir son noyau tout en pillant celui des autres. Pillage réussi à Dortmund où après MarioGötze (pas grave), RobertLewandowski (très grave) a laissé un cratère de désolation au Borussia. Avec le Rob, Dortmund aurait pris 20 points de plus. Au moins. J'exagère ? Prouvez-moi le contraire ! Moi, je vous prouve, chiffre irréfutable et inattaquable à l'appui, que c'était mieux avec Jupp. Avec Heynckes, le Bayern humiliait le Barça. Et gagnait la Ligue des Champions. C'était il y a deux ans à peine. Pas vrai peut-être ? Avec Jupp, le Bayern jouait son football. Il laissait le ballon aux Catalans pour mieux le lui mettre au fond. Bien profond. 7-0 sur les deux matches. Avec Pep ? On fait " tiki-haha " et on en prend 5. Quelle délectation de pouvoir se reposer sur les chiffres afin de ne pas devoir développer ! Comme trop d'analystes se reposent sur l'explication tactique afin de mieux cacher leurs connaissances footballistiques. Docteur Pep change l'ADN du Bayern. La mutation prend mais pas assez vite pour la Ligue des Champions, devenue " cour des miracles ". La faute aussi à MSN. Avec eux trois, l'ABC du foot redevient une question d'hommes et de talent. Tracass, Pep, Jupp vient de fêter ses 70 ans... Et Steven ses 35. En ce joli mois de mai, j'entends beaucoup de : " oui, mais "... Y a pas de mais avec Gerrard. Y a que du respect. Sa fin ressemble à un calvaire mais ses 710 matchs sous le maillot des Reds et ses 114 sous celui de l'Angleterre ont été un régal pour nous. Joueur ultime qui a transpiré toute sa vie l'amour et la dévotion sincère à son club. Lui, son ADN sera encore et toujours rouge. Comme le sang qui coule dans ses veines. Reds for everand ever. Salut l'artiste dont l'apparat a toujours su assortir à merveille la salopette et le smoking. Le smoking, RadamelFalcao aurait aimé le porter du côté du Real Madrid. On lui a fourré la camisole de Man United. D'autres ont choisi, pour lui, la couleur de l'argent. Falcao est devenu une marchandise. Rentable, très rentable pour les " traders ". Beaucoup moins pour l'entraîneur. Les chiffres sont une fois encore irréfutables. Radamael a couté aux Mancuniens : 56.000 € la passe (réussie ou pas), 600.000 € le shot (cadré ou pas), 854.000 € le match. 5.600.000 € le but. Le sang rouge n'a jamais coulé dans ses veines. Après l'enfer, cet ange va retrouver un paradis. Le talent permet tous les rêves. Le foot c'est aussi Friedel. " I have a dream ", s'est dit Brad. Il en a fait une réalité. Moins glamour, certes, mais du lourd, du très lourd. Le gardien américain vient de rentrer aussi dans l'histoire. Fiable dans tous les domaines. Entre 2004 et 2012, 100 % de temps de jeu en Premier League. Rien raté, pas une seconde. 304 matchs consécutifs. Huit saisons à donner des idées de suicide à ses concurrents. A 44 ans, il vient de décider d'arrêter. Nous on n'a pas fini de l'aimer. Comme on n'a pas fini d'aimer le Liverpool de la saison d'avant. Dans notre bilan qui place le jeu avant la froideur d'un classement, c'était eux les champions. Une glissade de celui qui n'est tombé qu'une fois a tout gâché... Les chiffres vont tout révéler du naufrage de cette saison. LuisSuarez et DanielSturridge avaient marqué 52 buts en 2013/14. Cette saison, les attaquants de Liverpool ont inscrit...huit buts. Moins que les défenseurs d'Everton. Les chiffres nous emmerdent mais on doit admettre que, parfois, ils en disent plus que n'importe quelle prose. FREDERIC WASEIGEFalcao est une marchandise rentable pour les traders. Mais nettement moins pour les coachs.