Conforté à Belgacom TV, Marc Delire ne digère pas d'avoir été éjecté de La tribune.
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Conforté à Belgacom TV, Marc Delire ne digère pas d'avoir été éjecté de La tribune. Après le retrait de Stéphane Pauwels, Michel Lecomte souhaitait que je reste parce que j'ai un profil plus ou moins similaire. Mais il a été victime du chantage de VOO qui a voulu imposer ses choix. Michel a dû prendre une décision. J'ai beaucoup de difficultés à comprendre cette mainmise rédactionnelle de la part d'une société privée comme VOO sur la RTBF, une entreprise publique. C'est le début d'une dérive qui ne me semble pas très saine. VOO agit comme un nouveau riche qui renverse tout sur son passage. C'est un manque de fair-play et une manière de procéder qui est aux antipodes de celle que développe Belgacom. Pour moi, il y a de la place pour tout le monde. Ce rejet me laisse perplexe. Je pense que VOO a peur que je fasse de l'ombre à ses journalistes. Pourtant, la confrontation d'avis est toujours intéressante, même quand elle prend des formes un peu disproportionnées. Pauwels et moi avons eu une grosse engueulade en plateau. Mais on est resté amis ! Dans un couple, il y a toujours des frictions et c'est ce qui permet d'avancer. Dans ma naïveté, je pensais que VOO accepterait un terrain d'entente. Comme un bref passage de dix minutes, par exemple. Mais non. Je comprends Michel mais je le plains. Nous n'aurons pas les duels les plus importants, c'est vrai. Mais nous ne montrerons pas de " petits " matches. Chaque samedi soir, la rencontre la plus intéressante sera encadrée. La première sera Genk-Beerschot. Sur papier, c'est loin d'être un mauvais match, non ? Personnellement, je prends cette réorganisation de manière positive. Je me plais bien à Belgacom et il n'était pas question que je revienne à la RTBF. Je suis content qu'on ait gardé la même équipe. Nordin Jbari et Benoît Thans rempilent comme consultants. Même si nous verrons moins souvent Anderlecht et le Standard, je continuerai à m'amuser. L'acquisition du football portugais va aussi nous mobiliser durant le reste de la semaine. Rester alors qu'il n'était pas prolongé m'a laissé un peu mal à l'aise. J'ai mis les choses au point avec lui. On est toujours amis. Il a accepté la nouvelle avec beaucoup de pragmatisme. PAR SIMON BARZYCZAK