Ce mercredi, les Diables Rouges joueront une partie de leur avenir au stade Roi Baudouin. L'ex-préident Michel D'Hooghe a répété à l'envi durant son règne que la Belgique fait partie du gotha du foot mondial pour avoir participé à cinq reprises de suite à la Coupe du Monde. Toujours sous contrôle, le nouveau président Jan Peeters ne se met pas martel en tête. Il a bien d'autres soucis comme on le verra plus loin.
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Ce mercredi, les Diables Rouges joueront une partie de leur avenir au stade Roi Baudouin. L'ex-préident Michel D'Hooghe a répété à l'envi durant son règne que la Belgique fait partie du gotha du foot mondial pour avoir participé à cinq reprises de suite à la Coupe du Monde. Toujours sous contrôle, le nouveau président Jan Peeters ne se met pas martel en tête. Il a bien d'autres soucis comme on le verra plus loin. Mais pour les supporters belges, le rendez-vous avec l'Ecosse est le plus important depuis la partie perdue à l'EURO 2000 contre la Turquie. On s'en souvient sans vouloir retourner le couteau dans la plaie. Philippe Léonard, rencontré à Monaco et qui s'exprime pour la première fois dans S/FM après avoir été tacklé par le sélectionneur fédéral il y a douze mois dans ces mêmes pages, prône une certaine prudence et souhaite bonne chance à tout le monde. Sans racune. Léonard -qui avait joué 75 minutes contre la Suède à l'EURO mais avait été écarté de l'équipe par Robert Waseige lors des défaites contre l'Italie et la Turquie- avait fort critiqué les choix des Diables dans le match contre la Turquie. Parce qu'il n'avait pas joué, parce que Waseige l'avait vexé? Toujours est-il que le Monégasque d'adoption ne change pas d'avis aujourd'hui: "Le nul nous qualifiait, ce n'était pas à nous d'emballer la partie". A l'époque, S/FM avait soutenu les choix de Robert Waseige et souligné que la manière flamboyante des Diables leur avait légitimement valu beaucoup de compliments de la part de la presse étrangère. Pas comme les Hollandais, SVPMême sans Emile Mpenza, les Belges doivent battre l'Ecosse. Parce qu'on fait confiance à Waseige pour tirer une ligne tactique adaptée, à Marc Wilmots pour être le coach sur le terrain, aux autres joueurs à faire oublier leur désintérêt du résultat finlandais du 15 août... Gare, l'Ecosse peut réserver aux Diables le même supplice que l'Irlande aux Pays-Bas samedi dernier. Waseige avait choisi la Finlande comme adversaire du fait de ses vertus britanniques: on a vu ce que cela avait donné. On ose espérer que la leçon est apprise. Et que les Diables écouteront mieux Waseige que les Hollandais van Gaal à Dublin. Soumis aux rushes des Irlandais, les joueurs en orange ont tenté de répliquer de la même manière au lieu de pratiquer leur football habituel, plus construit, plus léché. Evidemment, l'équipe d'Ecosse ne compte plus de véritables foudres de guerre. Colin Hendry est blessé, Duncan Ferguson est fâché à vie avec la fédé de son pays qui ne l'avait pas aidé dans une affaire de bagarre dans une boîte qui l'avait envoyé en prison et Gary McAllister -un des moteurs de Liverpool- n'a jamais pardonné aux supporters d'Hampden Park de l'avoir hué un jour. Mais les matches à l'extérieur sont le péché mignon des joueurs en kilts. Waseige a rappelé qu'ils n'avaient pas perdu en dix déplacements. Pauvre foot régionalQuand aux autres soucis de Peeters, ils tournent surtout autour de l'organisation du football des divisions inférieures. Signe des temps (?), les clubs francophones se plaignent. Ils jouent le jeu du semi-professionnalisme mais disent que ça coûte cher... forcément. L'Union Belge doit les aider à résoudre leurs problèmes et les pouvoirs locaux aussi. Les clubs de foot (et de sport en général) sont les meilleurs alliés de la santé publique. On en a marre qu'on ne les aide pas. Vous vous souvenez du parcours de Calais en Coupe de France? Et bien son entraîneur était professionnel: il s'occupait d'entraîner l'équipe A mais également de l'organisation de l'ensemble du club. Au moment où on trouve que c'est cher de payer les joueurs, on devrait aussi penser aux éducateurs.Un milliard par an des télés?L'Union Belge et la Ligue Pro espèrent, enfin, toujours décrocher un gros contrat avec les télévisions pour les droits du championnat. Un milliard de francs par an pour trois ans à partir de la saison prochaine. Une somme réaliste? Alors que les chaînes publiques investissent dans la Coupe du Monde et l'EURO, RTL-TVI dans la Ligue des Champions et que Canal + est fragilisé... au moins psychologiquement? Le cas de Canal + est d'ailleurs significatif de l'évolution du paysage télévisuel belge: au moment de ses premières retransmissions du championnat belge en direct, il n'y avait pas autant de foot à la télé. Est-ce la cause de la chute d'abonnements pour la Belgique (et les Pays-Bas aussi)? La nouvelle direction ne tranche pas et veut continuer à mettre le sport et les films en avant. Mais les dirigeants du foot belge mettront-ils le couteau sur le gorge d'un de leurs vieux partenaires? John Baete