Ce dimanche, c'est l'élection du Sportif et de la Sportive de l'année. Dominique Delhalle, membre de l'Association Professionnelle Belge des Journalistes Sportifs et journaliste radio pour la RTBF, évoque les favoris.
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Ce dimanche, c'est l'élection du Sportif et de la Sportive de l'année. Dominique Delhalle, membre de l'Association Professionnelle Belge des Journalistes Sportifs et journaliste radio pour la RTBF, évoque les favoris. Il est autant populaire du côté francophone que du côté flamand. Et ses exploits sont frais. Je le compare un peu au dernier participant du Concours Reine Elisabeth. Au final, il émerge car on vient de l'entendre. De plus, Gilbert concourt dans une discipline qui offre des rendez-vous pendant toute l'année. Il est constamment resté dans l'actualité. C'est un gros atout. En natation, en judo ou en athlétisme, ce n'est pas le même cas de figure. Il y a une ou deux échéances : vous les ratez et votre saison s'achève. Si Kevin Borlée n'avait pas été champion d'Europe, on ne le retrouverait pas dans le top 3 des nominés. Regardez Jonathan : il a réussi le meilleur chrono européen. Mais cela n'a pas suffi. Gilbert a raté son Championnat du Monde : pas grave, juste après, il remportait le Tour de Lombardie. Je crois. S'il avait été champion en mars, est-ce que son titre aurait eu le même impact ? Attention : son exploit est retentissant. Lejeune a d'abord monté son cheval, puis ceux de ses trois adversaires. Comme si on demandait à un pilote Ferrari de piloter une McLaren, une Renault et une Red Bull. La Belgique s'appuie sur une tradition équestre de grande valeur. Le journaliste sportif qui l'ignore doit changer de métier. Oui et même si Kevin Borlée ne s'exprime pas en flamand. C'est un handicap. Mais je ne pense pas que cela aura influencé les votants flamands. Après s'être mis à l'anglais, le garçon compte prendre des cours de néerlandais. C'est vrai qu'on tourne en rond. Mais Kim Clijsters et Justine Hénin réalisent des performances extraordinaires. On s'en rendra compte le jour où elles ne seront plus là. Elles sont comme Eddy Merckx dans le temps : elles écrasent la concurrence. Il y a quelques années, le judo et la natation avaient leur mot à dire. Aujourd'hui, avec l'éclatement et l'émergence des pays du bloc de l'Est, ces sports sont soumis à une rude concurrence. Les percées sont devenues très difficiles.