Pendant tout un temps, on aurait pu croire que la Sampdoria était Antonio Cassano dépendante. L'attaquant alignait les exploits au point qu'une campagne de presse avait été déclenchée contre Marcello Lippi, qui refusait obstinément de lui accorder sa chance en équipe nationale, même en amical. Depuis, le débat semble clos : le sélectionneur de la Squadra Azzurra n'est même plus interrogé sur le cas Cassano alors que la Sampdoria n'a jamais aussi bien joué depuis son retour en D1 en 2003.
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Pendant tout un temps, on aurait pu croire que la Sampdoria était Antonio Cassano dépendante. L'attaquant alignait les exploits au point qu'une campagne de presse avait été déclenchée contre Marcello Lippi, qui refusait obstinément de lui accorder sa chance en équipe nationale, même en amical. Depuis, le débat semble clos : le sélectionneur de la Squadra Azzurra n'est même plus interrogé sur le cas Cassano alors que la Sampdoria n'a jamais aussi bien joué depuis son retour en D1 en 2003. Si l'équipe génoise est devenue un candidat à l'Europe, c'est justement depuis que l'entraîneur Luigi Del Neri a écarté son avant en janvier. Lorsqu'il a évoqué des raisons tactiques (" actuellement, nous avons besoin d'un joueur avec plus de force physique ") pour expliquer son choix, peu étaient enclin à le croire. Comme les deux hommes ne s'entendent pas depuis l'époque où ils étaient à Rome et qu'entre-temps, dans sa fameuse biographie, le joueur a carrément massacré le coach, l'inimitié ne pouvait qu'être encore plus profonde. Bref, Del Neri était soupçonné de régler ses comptes. Mais depuis les chiffres, meilleurs que ceux de 2004-2005, une année faste qui avait vu le club manquer la Ligue des Champions pour un point, ont donné raison au coach. Et dire que jusqu'à quelques semaines seulement, il était critiqué à l'intérieur même de son club et par des supporters dont il n'oubliera pas de sitôt les coups de sifflets face à l'Atalanta le 31 janvier. La Sampdoria a recommencé à voler quand Del Neri a pu aligner ses deux ailiers auxquels il tenait temps. Le retour en forme de Franco Semioli, brillant notamment contre la Fiorentina le week-end précédent, a augmenté la détermination dans la construction du jeu. Mais la véritable explosion c'est celle d'un Nicola Pozzi toujours plus décisif. Considéré jusqu'au début de la saison comme le vilain petit canard du noyau, il en est devenu un prince. Les longs mois passés sur le banc l'ont peut-être fait réfléchir au point de l'inciter à s'appliquer. Il a tellement progressé dans son jeu en phase défensive qu'il représente un pion important de l'attaque. A tel point que samedi, il a été le meilleur sur le terrain et pas seulement parce qu'il a été à la base de l'exclusion de deux Interistes ( Samuel et Cordoba) aux 76e et 82e. BOLOGNE : une tuile pour l'équipe de Gaby Mudingayi, Marco Di Vaio s'est occasionné une lésion musculaire : trois semaines sans compétition. Sans leur capitaine buteur, les Rossoblù (le Diable Rouge a été un des meilleurs) se sont beaucoup dépensés contre la Juve mais cela n'a pas payé en raison de la faiblesse de la défense. UDINESE : Gaetano D'Agostino a été opéré au ménisque gauche. Lors de son retour prévu dans deux mois, le meneur de jeu n'aura plus Gianni De Biasi comme entraîneur. Il a été démis et a été remplacé par Pasquale Marino... viré le 22 décembre. Cela porte à 14, le nombre de coaches remerciés cette saison. CRISTIAN LEDESMA, le médian de la Lazio, a refait son apparition en championnat. Relégué dans le noyau B suite à un diférend avec sa direction, l'Argentin n'avait plus joué depuis le 31 mai. Il est resté sur le banc à Palerme. LUCA ANTONINI, l'arrière de Milan qui est sorti à la 38e contre Manchester Utd, souffre d'une élongation à la cuisse gauche. AS ROME : Julio Sergio s'est blessé à l'adducteur droit face à Panathinaikos. Le retour du gardien est prévu mi-mars. PALERME a égalé, face à la Lazio, son record de victoires à domicile consécutives en championnat (6) établi en 1949-50. Le meilleur buteur de l'équipe, RobertoCavani, grippé, était absent. Le président MaurizioZamparini, qui avait saqué son défenseur Bovo dans la presse, a offert une montre au défenseur en guise d'excuse. RADJA NAINGGIOLAN, le milieu de Cagliari qui était monté en fin de match la semaine précédente, est resté sur le banc contre Parme. Jean-François Gillet et Bari ont semblé en panne d'imagination face à Milan. NICOLAS RIBAUDO