Un Espagnol qui triomphe dans son pays comme entraîneur: c'est rare. Vicente Del Bosque a conquis ses lettres de noblesse lorsqu'il a offert la Ligue des Champions au Real Madrid, la saison passée. Ce soir, alors que son équipe était considérée comme la principale favorite à sa propre succession, elle devra s'imposer au stade olympique de Munich pour atteindre la finale. Les Madrilènes s...

Un Espagnol qui triomphe dans son pays comme entraîneur: c'est rare. Vicente Del Bosque a conquis ses lettres de noblesse lorsqu'il a offert la Ligue des Champions au Real Madrid, la saison passée. Ce soir, alors que son équipe était considérée comme la principale favorite à sa propre succession, elle devra s'imposer au stade olympique de Munich pour atteindre la finale. Les Madrilènes se sont fait surprendre à domicile par le bloc bavarois (0-1). Les dirigeants du club ont toutefois renouvelé le contrat de l'entraîneur jusqu'en 2003. "Je suis très satisfait", avoue Vicente Del Bosque. "C'est une marque de confiance à mon égard alors que la décision n'est pas encore tombée, ni en championnat, ni en Ligue des Champions. Je suis heureux, aussi, de pouvoir continuer avec le même groupe de collaborateurs. Nous nous connaissons depuis longtemps et tirons tous dans le même sens". Comment Vicente Del Bosque se définit-il? "Comme une personne tout à fait normale. Ponctuelle, capable et correcte. J'élève rarement la voix. La colère n'est pas bonne conseillère. Ma mission est de donner un style de jeu à l'équipe. Il appartient ensuite aux joueurs d'appliquer ces principes sur le terrain. Il faut aussi connaître ses hommes. Certains se comportent naturellement comme des professionnels, d'autres nécessitent plus d'attention et ont besoin d'être guidés. J'ignore si je suis un bon psychologue. Je n'ai rencontré aucun problème avec Luis Figo. Avec Nicolas Anelka, l'an passé, c'était plus difficile. C'est un garçon un peu spécial. Mais, dans le fond, c'est un bon gars et nos rapports furent rarement tendus. Il ne s'est pas intégré à l'équipe, tout simplement". Vicente Del Bosque affirme travailler de manière empirique avec Jorge Valdano, le directeur technique. Bien qu'il soit un Espagnol prophète en son pays, Vicente Del Bosque admet que les entraîneurs étrangers sont utiles. " Fabio Capello, par exemple, a apporté quelques idées neuves au Real Madrid. C'était déjà le cas autrefois avec Milan Miljanic en 74 et Vujadin Boskov en 78". (D.Devos)