Ça y est, c'est parti, le bal des vampires a commencé. La valse à contretemps dirigée par les pompeurs de substance trouve son rythme. Les patrons deviennent des ex-belles-mères, les coaches des jeunes filles trahies. La vaseline dégouline des bancs, les guirlandes scintillent autour des cous avec " Joyeux Noël, t'es viré ".
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Ça y est, c'est parti, le bal des vampires a commencé. La valse à contretemps dirigée par les pompeurs de substance trouve son rythme. Les patrons deviennent des ex-belles-mères, les coaches des jeunes filles trahies. La vaseline dégouline des bancs, les guirlandes scintillent autour des cous avec " Joyeux Noël, t'es viré ". En Premiership, le premier de giclée est Alan Hughton. Il fait monter Newcastle avec 102 points, un record. Il est peinard en milieu de classement, a donné la leçon à Arsenal, atomise Sunderland dans le derby et semble aimé de tous. Pas mal non ? Tous sauf un. Son " président ". Un fameux client que ce Mark Ashley. Milliardaire qui aime boire son verre avec les supporters dans les pubs. Sympa, sauf que son raisonnement s'arrête quand les pintes continuent de couler. D'habitude, un président vire parce que la pression est trop forte. Là, y avait aucune pression sauf celle de la Guiness. Alan Pardew est le nouveau coach. Pour son baptême, il entend les chants pro-Hughton, voit les banderoles qui traitent Ashley d'imposteur, de lâche et qui lui demandent de dégager au plus vite. En face, c'est Liverpool. Newcastle lui donne la leçon. Les Magpies qui aimaient Hughton jouent pour lui. En attendant, Pardew à l'élégance ou l'intelligence ou les deux de déclarer après match : " Cette victoire est celle de mon prédécesseur ". Joli, classieux. A côté de lui, Roy Hodgson est rêveur. Il espère que celui qui risque de le remplacer très vite aura la même élégance. Le deuxième à morfler est Big Sam. Deux mètres et 120 kilos de certitudes qui, la semaine dernière, a poussé une gueulante sur ses nouveaux proprios. Les rois de la volaille asiatique sont collés aux murs. Sam Allerdyce y est maintenant accroché. En photo, avec écrit : " Merci pour tout et à jamais. " Mais il y en a qui sont toujours là ! Voici mon petit classement inversement proportionnel à la côte du marché de l'entraîneur viré. Alex Fergusson : Sir Alex c'est comme mère Teresa. Déjà béatifié de son vivant. C'est lui qui vire ! A coups de pompes s'il le faut. David-la-coquette s'en souvient encore. Beckham ou un autre peu importe. A ManU c'est Alex le boss. Sa force ? Laisser croire à des starlettes style Ronaldinette qu'elles ont quelque chose à dire. Si les Glazer le virent, la ville de Manchester est rayée de la carte. Arsène Wenger : Le prof fait partie de cette élite qui choisit quand il part. Une chose est sure, les choses seront bien en ordre. Ce qu'il n'obtient plus sur les terrains, il le planque à la banque. Il soigne plus les bilans que le palmarès. 65 millions d'euros de bénéfices la saison dernière et une dette qui ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Le sien sera à jamais élégant. Comme le foot qu'il propose. Il lui va comme un gant. Merci l'Arsène. Harry Redknapp : Harry fait tout. Des résultats, des affaires et beaucoup de blagues. La presse apprécie et donc, est douce avec lui. Cela dit, c'est un agent double. Bientôt, il placera et déplacera lui-même ses collègues. Sa place est toute trouvée. Il sera le capo à la place de FabioCapello. Avec lui, c'est toujours la fleur au fusil. Bientôt se sera l'équipe à la Rose, faudra dégainer vite. Roberto Mancini : il marche sur un fil tendu au-dessus du désert. Une enclume dans une main, une plume dans l'autre. Ses patrons observent de leur oasis. Tant que sa mèche suit le sens du vent, il évitera les courants d'air. Carlo Ancelotti : des trois Italos, Carlo est le plus discreto mais aussi le plus c apo cannoniere. En un an, un doublé lui offre l'unanimité. Mais le tzar veut être la star des compètes. Carlo ressemble de plus en plus à Droopy. Et si c'était lui qui disait : Ciao tutti ? Chez les Teutons, seul le club à l'étoile cherche encore la sienne. Après Christian Gross, c'est RausJens Keller et WillkommenBruno Labbadia. Troisième entraîneur de la saison d'un Stuttgart reléguable. Labbadia c'est le king sur six mois. Ça tombe bien. Il a six mois pour sauver le club. Sa première décision ? Les joueurs doivent être au club de 8 h 30 à 16 h 30. On lui souhaite de gagner. Vite, très vite. Joueur : 6 clubs, 3 pays, 400 matches (1 bon), 2 buts en Coupe d'Europe. Batteur : 3 groupes, 130 concerts (1 sold out). PAR FREDERIC WASEIGE - JOURNALISTE BE/TV" Les entraîneurs sont comme les poissons. Après un moment, ils sentent " Giovanni Trapattoni Mancini marche sur un fil tendu au-dessus du désert. Ses patrons observent de leur oasis.