Le 1er mars, Mons faisait match nul à domicile contre Dender et la rentrée au vestiaire fut chahutée. Benjamin Nicaise (27 ans) dit sa façon de penser au quatrième arbitre, Alexandre Boucaut. Des mots durs et un petit contact physique, ou des coups de poing ? L'UB a tranché : le Français de Mons est suspendu pour trois ans : une période effective du 26 mars au 25 avril (quatre matches), le reste avec sursis courant jusqu'au 31 décembre 2008.
...

Le 1er mars, Mons faisait match nul à domicile contre Dender et la rentrée au vestiaire fut chahutée. Benjamin Nicaise (27 ans) dit sa façon de penser au quatrième arbitre, Alexandre Boucaut. Des mots durs et un petit contact physique, ou des coups de poing ? L'UB a tranché : le Français de Mons est suspendu pour trois ans : une période effective du 26 mars au 25 avril (quatre matches), le reste avec sursis courant jusqu'au 31 décembre 2008. Benjamin Nicaise : L'Union Belge se décrédibilise toute seule. Si j'avais fait ce qu'elle me reproche, ce n'est pas pour quatre matches qu'elle aurait dû me punir : elle devait me faire condamner à trois ans de prison ferme ! D'avoir donné trois coups de poing au quatrième arbitre. Mais si j'avais vraiment donné des coups de poing, il se serait retrouvé à l'hosto ! On m'a parlé de Tomasz Romaniuk, un Polonais de Charleroi qui a autrefois pris huit matches pour avoir tiré l'oreille d'un arbitre. Moi, je ne prends que quatre matches effectifs pour avoir soi-disant donné des coups de poing : il n'y a rien de logique. Même quatre matches, c'est énorme par rapport à ce que j'ai fait. Je n'ai pas insulté cet homme, je lui ai seulement dit ma façon de penser en le touchant légèrement du revers de la main. J'ai dit : -Vous charriez un peu mais on n'aura pas besoin de vous pour se sauver. On nous avait refusé deux penalties. Avoués par l'adversaire ! Je comprends que les arbitres soient sous pression, mais de là à mettre la carrière d'un joueur en péril... A quoi bon ? Repasser devant les mêmes juges, dans la même salle ? Je risque surtout une aggravation de la sanction. Mais ce n'est pas parce que je ne vais pas en appel que j'accepte la punition. Je la subis comme je subis la mauvaise foi de cet arbitre et la bizarrerie de la situation. Encore un truc bizarre : quelques jours après les faits, une séance extraordinaire du comité sportif avait conclu qu'il n'y avait pas lieu de me suspendre préventivement. Ce comité estimait qu'il n'y avait rien eu de grave. Maintenant, on m'inflige une sanction qui relève d'une grosse bagarre. Sergio Conceiçao avait été suspendu préventivement après avoir craché et mis son maillot dans la gueule d'un arbitre ! Mais moi, on m'a foutu la paix alors que j'ai soi-disant donné trois coups de poing. Je ne comprends rien. J'ai fait une erreur, je l'assume. J'aimerais seulement que le quatrième arbitre assume l'erreur de son témoignage. Le doute doit profiter à l'accusé mais ce ne fut jamais le cas dans cette histoire. Ce gars-là ne se rend pas compte du mal qu'il me fait, juste en voulant se faire plaisir. Tout aurait été différent si j'avais joué dans un club du top. On ne prête qu'aux riches. J'ai envisagé d'attaquer cet arbitre pour propos diffamatoires, mais j'y renonce parce que ça ne servirait à rien, à part à mettre mon club encore plus en difficulté. Il suffit d'une déposition - d'un homme qui ne risque même pas d'être sanctionné pour faux témoignage - pour mettre la suite de ma carrière en danger. Même si les gens se disent que je suis un bon joueur, je vais garder l'étiquette d'un gars qui a frappé un arbitre. Le préjudice d'image est énorme. Ceux qui m'ont vu lors du match récent au Standard savent que je n'ai pas les pieds à l'envers. Mais mon nom sera maintenant associé à d'autres choses aussi. Je suis pénalisé par le fait que la scène n'a pas été filmée. On ne m'a pas écouté à l'Union Belge, il y avait des ratures sur le rapport de l'arbitre, le témoignage du type n'était pas clair. C'est toute l'histoire qui n'est pas claire. Je n'en sais rien. Mais il y a des faits. Je suis dégoûté. par pierre danvoye