Le cheveu sur la langue: " Mon défaut de prononciation me gênait quand j'étais plus jeune, mais j'ai entre-temps renoncé à essayer de le corriger. J'en ai pris mon parti: je me dis que ça doit faire partie de mon charme! Je fais seulement un effort pour que ça s'entende moins quand je passe à la télé".
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Le cheveu sur la langue: " Mon défaut de prononciation me gênait quand j'étais plus jeune, mais j'ai entre-temps renoncé à essayer de le corriger. J'en ai pris mon parti: je me dis que ça doit faire partie de mon charme! Je fais seulement un effort pour que ça s'entende moins quand je passe à la télé". Les grands tournois: "J'étais convaincu pouvoir réaliser une grande Coupe du Monde, notamment parce que j'allais, pour la première fois, aborder un grand tournoi avec l'esprit totalement dégagé. Juste avant le Mondial 98, j'étais entré en conflit avec Eric Gerets parce qu'il ne m'avait pas fait confiance pour la finale de la Coupe de Belgique contre Genk. Malgré cela, j'avais fait partie des meilleurs Diables en France. Juste avant l'EURO 2000, il y avait eu les remous autour de mon transfert: on m'annonçait à Lyon un jour, à Liverpool le lendemain, toujours à Bruges le jour suivant. Et les journaux prenaient un malin plaisir à donner la parole à Serge Scalet, ce manager français qui cherchait à faire une toute bonne affaire sur mon dos. Au même moment, j'avais aussi de gros soucis privés: ma petite fille, qui avait une semaine, souffrait de graves problèmes respiratoires et est restée entre la vie et la mort pendant plusieurs jours. Elle ne vivait plus que grâce aux appareils. Mais j'avais de nouveau pu oublier mes problèmes et plusieurs journaux m'ont désigné meilleur Belge de l'EURO. A l'approche du départ pour le Japon, je me sentais vraiment bien dans ma tête, je sortais de deux bonnes saisons à Lyon et j'étais prêt à passer un cap supplémentaire". Le salaire: "Nous sommes beaucoup trop bien payés pour ce que nous faisons. Je ne suis pas mal à l'aise vis-à-vis des supporters, mais je comprends qu'ils parlent beaucoup d'argent et qu'il y ait une certaine jalousie. Chez mes parents, il n'y a aucune jalousie, mais je ne leur ai jamais dit combien je gagnais à Lyon: je serais gêné s'ils connaissaient les chiffres. Je leur ai offert une maison: une façon de les remercier pour tout ce qu'ils ont fait pour moi". Les potes taulards: "J'ai des copains d'adolescence qui sont emprisonnés à Lantin. Nous avons passé des années à jouer ensemble dans la cité où j'habitais. Quelques-uns ont mal tourné: drogue, vols de motos, etc". Chahut scolaire: "Je n'étais pas un modèle à l'école. Elle me manque pour une chose: les chahuts. J'étais toujours dans le fond de la classe et on passait son temps comme on pouvait: on jetait des gommes au tableau, on collait des chewing-gums sur la chaise des profs. Et je trichais pas mal... Mon plus bel exploit, c'est d'avoir subtilisé le cahier où une prof inscrivait les cotes pour chaque élève tout au long de l'année. J'ai remplacé quelques "-" par des "+" et elle n'y a vu que du feu". Standard: "Ma grand-mère était fan des Rouches et j'aimerais jouer un jour dans ce club. J'ai toujours la fibre liégeoise".