Avant son accident, Thomas Chatelle était bien revenu dans le parcours. " J'avais effectué une très bonne rentrée à Saint-Marin avec les Diables Rouges. Et à Genk, j'étais devenu un titulaire régulier, pour autant qu'on puisse utiliser ce terme avec René Vandereycken ". Un René Vandereycken qui ne sera plus son entraîneur la saison prochaine. Surpris ? " Comme tout le monde, oui. Sur le plan sportif, la saison a connu une issue favorable. Mais elle ne s'est jamais déroulée comme un long fleuve tranquille. Les déclarations dans la presse se sont succédé, et au sein du groupe, on pe...

Avant son accident, Thomas Chatelle était bien revenu dans le parcours. " J'avais effectué une très bonne rentrée à Saint-Marin avec les Diables Rouges. Et à Genk, j'étais devenu un titulaire régulier, pour autant qu'on puisse utiliser ce terme avec René Vandereycken ". Un René Vandereycken qui ne sera plus son entraîneur la saison prochaine. Surpris ? " Comme tout le monde, oui. Sur le plan sportif, la saison a connu une issue favorable. Mais elle ne s'est jamais déroulée comme un long fleuve tranquille. Les déclarations dans la presse se sont succédé, et au sein du groupe, on percevait parfaitement les tensions entre l'entraîneur et le président. En tant que joueur, ce n'était pas de notre ressort de se mêler de cela, mais il fallait être aveugle ou sourd pour ne pas se rendre compte que le climat n'était pas serein. La qualification européenne a effacé bien des divergences, mais il ne faut pas oublier qu'on a connu des hauts et des bas. On ne s'est pas montré convaincant d'un bout à l'autre de la saison ". Malgré tout, Chatelle estime que Vandereycken lui a beaucoup apporté. " J'ai eu la chance d'avoir déjà côtoyé beaucoup de grands entraîneurs. Que ce soit Frankie Vercauteren, TrondSollied, JohanBoskamp ou SefVergoossen. Chaque fois, j'ai découvert des hommes très différents, qui utilisaient des méthodes très diverses. Je me disais qu'après cela, il y avait peu de chances qu'un nouvel entraîneur puisse encore me surprendre. Et pourtant, Vandereycken était encore différent. Sollied formulait des demandes bien précises en matière de lignes de course et de circulation du ballon. Vergoossen avait sa tactique, à laquelle il dérogeait rarement, et on savait que tel joueur allait occuper telle position et remplir tel rôle. De Vandereycken, j'ai découvert la polyvalence qu'il exige de ses footballeurs. J'ai dû m'adapter à ses demandes. La veille du match, on apprenait où et comment on allait jouer, en fonction de l'adversaire. Je pouvais me retrouver comme soutien d'attaque ou comme élément de flanc. Y compris à gauche : je me souviens d'un match où TomSoetaers a joué à droite. Vandereycken s'adapte quasiment toujours à l'adversaire. Que celui-ci s'appelle Anderlecht ou Ostende. Mais il ne faut pas nécessairement percevoir cela d'une manière négative, comme on le fait trop souvent en Belgique. Certaines personnes lui reprochent d'être trop défensif. Pourtant, dans la plupart des matches, on a évolué avec quatre ou cinq joueurs à vocation offensive. Ses tactiques sont, certes, axées prioritairement sur le résultat, mais qu'est-ce qui est le plus important dans le football professionnel ? La plupart des joueurs l'appréciaient. Contrairement à une autre idée reçue, il n'était pas fermé à la discussion. Son bureau était toujours ouvert, on pouvait aller le trouver lorsqu'on avait une suggestion à formuler. Et il a fait progresser des joueurs. Si KevinVandenbergh a terminé la saison en boulet de canon, il le doit certainement en bonne partie à Vandereycken. Kevin a beaucoup évolué dans son jeu. On savait depuis longtemps qu'il avait le sens du but, mais aujourd'hui, il est beaucoup plus présent dans le jeu ".