Le Bordeaux 2010 n'a décidément rien à voir avec celui de 2009. Laurent Blanc a reconnu que son équipe, toujours en lutte pour le titre, connaissait un coup de mou et la défaite en Ligue des Champions face à Lyon, dans un match qui devait sacrer le club français du moment, a laissé les observateurs perplexes.
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Le Bordeaux 2010 n'a décidément rien à voir avec celui de 2009. Laurent Blanc a reconnu que son équipe, toujours en lutte pour le titre, connaissait un coup de mou et la défaite en Ligue des Champions face à Lyon, dans un match qui devait sacrer le club français du moment, a laissé les observateurs perplexes. La défense girondine est pointée du doigt. D'autant plus stigmatisée que cette forteresse imprenable avait constitué la rampe de lancement des succès bordelais. En 2009, elle encaissait une moyenne de 0,5 but par match. Une statistique impressionnante. Or depuis le début de l'année, cette stat a pris du plomb dans l'aile. 1,3 but encaissé par rencontre. Plus du double. Cette moyenne est même montée à 1,8 en mars ! En cause : d'abord l'absence sur blessure du patron de la défense. Marc Planus, 28 ans, victime d'une entorse du ligament latéral. On comprend mieux pourquoi Planus avait râlé de passer au second rang des négociations de reconduction de contrat à l'automne. Les résultats lui donnent raison : il est indispensable à cette équipe. Avec lui, en Ligue des Champions, Bordeaux a encaissé 1 but en six matches. Sans lui, la défense a pris 4 buts en deux rencontres. Michaël Ciani, l'ancien carolo, qui avait réussi son entrée dans l'équipe au point de devenir international, connaît un gros passage à vide. Probablement parce qu'il est orphelin de son guide (Planus). Sans doute aussi parce qu'il connaît ce léger creux que tous les joueurs connaissent après un changement de niveau (il est passé de Lorient à Bordeaux). " Comme beaucoup, Ciani a raté son match au stade de France contre l'Espagne ", écrivait L'Equipe. " Et comme d'autres avant lui, on dirait que le passage chez les Bleus l'a perturbé. " L'apport des latéraux n'est plus ce qu'il était. Benoît Trémoulinas, le meilleur donneur d'assists du championnat, n'offre plus de caviars mais c'est surtout Mathieu Chalmé, constant depuis deux ans, qui flanche. Alors que son nom circulait chez les Bleus, il n'a pas été convoqué. Cela l'a déçu. Ses déboulés sur le flanc se font plus rares et que ce soit lors de la défaite en finale de Coupe de la Ligue ou lors de l'affrontement à Lyon, il fut à la base de deux buts encaissés. Lui qui avait déclaré il y a un mois - On a disparu de la circulation, évoquait certainement son cas personnel. JEAN-PIERRE ESCALETTES, le président de la Fédération, associe les joueurs de l'équipe de France à des starlettes et a dit qu'en cas de Mondial raté, la gestion de la succession de Raymond Domenech leur servira d'excuse. LA FRANCE se demande quelle charnière centrale elle alignera en Coupe du Monde après les blessures récentes de William Gallas, Eric Abidal, Sébastien Squillaci et Jean-Alain Boumsong et la méforme de Michaël Ciani. Tous ces éléments devraient être retapés pour le mois de juin mais dans quel état seront-ils ? Raymond Domenech a déjà annoncé qu'il ne retiendrait pas un élément qui ne serait pas prêt le... 18 mai. ANDRE-PIERRE GIGNAC, absent des terrains depuis plusieurs semaines, a fait son retour dans le groupe du Téfécé. LE PSG bénéficiera d'une enveloppe de 30 à 40 millions d'euros pour son recrutement estival. LENS est dans le viseur de la DNCG. Il faut dire que les Lensois doivent encore récupérer de l'argent des transferts d' Aruna Dindane et de Nadir Belhadj à Portsmouth et de Sidi Keita à Séville et tablaient sur cet argent au moment d'établir leur budget. BENOÎT PEDRETTI, qui réalise une très grosse saison avec Auxerre, a affirmé que malgré les bonnes performances de l'AJA, ni Raymond Domenech, ni ses adjoints ne sont venus le voir cette saison. KEVIN MIRALLAS, monté au jeu à la 60e, a vu un de ses tirs échouer sur la transversale avant de se faire exclure à la 82e, l'arbitre estimant qu'il avait donné un coup de coude volontaire à un adversaire. Eden Hazard ne s'est pas laissé intimider par les arrières de Valenciennes mais n'a pu mener Lille à la victoire. STÉPHANE VANDE VELDE