Marc Grosjean et Frank Defays se sont côtoyés durant deux saisons à Namur: en Promotion puis en D3. Une collaboration toutefois suspendue par la fracture de la jambe dont fut victime l'actuel Carolo. Cet accident de jeu le tint sur la touche pendant plus d'un an.
...

Marc Grosjean et Frank Defays se sont côtoyés durant deux saisons à Namur: en Promotion puis en D3. Une collaboration toutefois suspendue par la fracture de la jambe dont fut victime l'actuel Carolo. Cet accident de jeu le tint sur la touche pendant plus d'un an. Marc Grosjean: "S'il n'avait pas eu cette blessure, il aurait peut-être quitté Namur plus tôt. A l'époque, Charleroi, St-Trond et Alost le suivaient déjà. Mais après son retour, j'ai cru comprendre qu'il ferait toute sa carrière à Namur. Il était extrêmement heureux là-bas: c'était son club, sa ville. Et il se plaisait beaucoup dans son job de magasinier chez Citroën. Je le trouvais trop peu téméraire pour tenter l'aventure du football professionnel, je pensais qu'il ne lâcherait pas la proie pour l'ombre. Quand j'ai appris qu'il avait signé à Charleroi, j'ai été à la fois étonné et déçu: si j'avais su qu'il était prêt à quitter Namur, j'aurais tenté de le faire venir à La Louvière, où j'avais atterri entre-temps. Je m'en suis voulu à l'époque. Je n'avais pas essayé de le débaucher plus tôt car j'avais peur de le déstabiliser. J'ai continué à suivre sa progression depuis qu'il est à Charleroi. Et on peut vraiment parler de progression. Ce qui me frappe avant tout, c'est qu'il a acquis beaucoup de maîtrise. A Namur, il était fort impulsif et il n'avait pas toujours la rigueur défensive indispensable. Il lui arrivait de se lancer dans de longs raids et il essayait alors de dribbler toute l'équipe adverse. Seuls les panneaux publicitaires étaient en mesure de l'arrêter... Je lui demandais de chercher un appui, mais il préférait tenter sa chance tout seul. Aujourd'hui, je ne retrouve plus chez lui cette envie permanente d'aller vers l'avant. Il essaye d'abord de bien effectuer son travail défensif. Quand Frank a quitté Namur, j'ai directement dit que Charleroi avait transféré un nouveau Van Meir... en plus rapide. Ils ont le même gabarit et des qualités similaires, même si Van Meir est beaucoup plus présent en zone offensive. Frank n'a pas fini sa progression. Il a assez de qualités pour se retrouver un jour en équipe nationale. Mais il faudra pour cela qu'il joue dans un des grands clubs belges, où il sera mis chaque semaine sous pression. J'ai l'impression qu'à Charleroi, tout est devenu un peu trop facile pour lui. Il est taillé pour évoluer à Bruges".