A part le match de Coupe face à Roulers, début janvier, Frank Defays n'a plus disputé une rencontre depuis le 10 novembre contre Genk. En fin de contrat en juin, le capitaine des Zèbres est, à 34 ans, à la croisée des chemins. " Après Genk, j'ai souffert d'une pubalgie et il fut décidé de me laisser au repos trois semaines pour récupérer. Mais, une fois de retour aux entraînements, suite à un contact de jeu, je me suis occasionné une petite entorse du genou gauche. De nouveau trois semaines d'arrêt. J'avais ensuite effectué un bon stage en Turquie mais en Coupe, je me suis de nouveau blessé : grosse entorse de la cheville...

A part le match de Coupe face à Roulers, début janvier, Frank Defays n'a plus disputé une rencontre depuis le 10 novembre contre Genk. En fin de contrat en juin, le capitaine des Zèbres est, à 34 ans, à la croisée des chemins. " Après Genk, j'ai souffert d'une pubalgie et il fut décidé de me laisser au repos trois semaines pour récupérer. Mais, une fois de retour aux entraînements, suite à un contact de jeu, je me suis occasionné une petite entorse du genou gauche. De nouveau trois semaines d'arrêt. J'avais ensuite effectué un bon stage en Turquie mais en Coupe, je me suis de nouveau blessé : grosse entorse de la cheville gauche. Et depuis, cela me pose problème. Le médecin a confirmé que la cheville était en bon état mais il y a une inflammation, due à un impact osseux sur la malléole externe. Maintenant, je veux qu'on mette le doigt sur le problème ". Avez-vous pensé, un jour, ne plus retrouver le terrain ? Non et je ne me pose toujours pas la question. J'ai toujours cette envie et mis à part ce petit problème, je me dis que je serais à un bon niveau dans ce championnat. A 34 ans, je ne suis pas vieux même si je ne suis pas tout jeune non plus... Pourtant certains doutent de votre retour.J'entends souvent la même rengaine. Moi qui suis blessé six mois, on se demande si je suis au bout du rouleau. Mais quand un gamin de 22 ans est sur le flanc durant un an, on parle de malchance. Sur neuf saisons, six mois de blessure, ce n'est pas mal, non ? Mais, vous n'êtes pas naïf. A votre âge, votre blessure pourrait inciter la direction à ne pas vous prolonger...Je sais dans quel milieu on vit mais le club m'a refait une proposition. Mais revue à la baisse ? Non. Equivalente à mon contrat actuel. Cependant, je veux entendre un discours qui montre que l'on compte sur moi. Qu'il y ait une envie et une ambition de me garder. Car plus le temps avance, plus je sais que je dois commencer à me retourner. C'est-à-dire ? Pendant neuf saisons, je n'ai pas eu beaucoup de contacts mais maintenant que je suis blessé, j'ai reçu plusieurs propositions de clubs de D1. Il me reste un an ou deux au plus haut niveau. Le plus important est de sentir que mon employeur ait vraiment envie de moi. Je veux que le regard que l'on porte sur moi soit intact. Je ne souhaite pas être là symboliquement pour la presse et le public. Vous avez cette impression ? Par rapport aux dernières déclarations du président, je me pose des questions. Quand on entend qu'un joueur se cache et triche parce qu'il est âgé, cela me fait mal. Par contre, les marques de sympathie de mes coéquipiers me rassurent. Vous avez toujours dit que vous finiriez à Namur...... oui mais pas forcément comme joueur. Car on attendrait que je gagne un match à moi tout seul. Ce que je n'ai jamais fait. A Charleroi, sentez-vous aussi un petit fossé entre les anciens et les jeunes ?On doit se faire à la nouvelle génération même si j'avoue que c'est très difficile : on n'a parfois pas l'impression de vivre à la même époque. C'est vrai qu'avant, on était 10 à aller boire un verre après les matches et que maintenant, les tournées ne sont plus très chères. Mais les jeunes se demandent peut-être aussi pourquoi on ne participe pas aux tournois de Playstation...