Depuis le départ de son exceptionnelle génération de joueurs ( Michael Jordan, Scottie Pippen, Toni Kukoc), les Chicago Bulls sont à la recherche de leur deuxième souffle. La direction a promis de rebâtir une équipe mais après trois ans de disette totale, il semble que les fondations mêmes ne soient pas encore en place. La saison dernière, l'équipe ne s'est jamais remise...

Depuis le départ de son exceptionnelle génération de joueurs ( Michael Jordan, Scottie Pippen, Toni Kukoc), les Chicago Bulls sont à la recherche de leur deuxième souffle. La direction a promis de rebâtir une équipe mais après trois ans de disette totale, il semble que les fondations mêmes ne soient pas encore en place. La saison dernière, l'équipe ne s'est jamais remise d'un départ catastrophique (1 victoire et 13 défaites) et a signé la plus médiocre saison de son histoire (15-67) qui lui a valu la dernière place du championnat. Tout le monde nourrissait de grands espoirs pour cette saison mais après quelques matches seulement, il faut hélas déjà déchanter. Le reality check (prise de conscience de la réalité) a eu lieu lors de la sixième rencontre à Minneapolis contre les Minnesota Timberwolves où Chicago a subi le revers le plus important de son histoire: 127-74. Le malheur des uns faisant souvent le bonheur des autres, cet écart de 53 points constituait, pour leurs adversaires, la victoire la plus confortable en 13 ans d'existence. Comme on le comprend aisément, l'ambiance dans les vestiaires des Bulls, n'était pas à la farandole. L'entraîneur Tim Floyd critiqua vertement ses ouailles en les qualifiant de "pathétiques et de paresseux". Piqué dans son amour propre, Charles Oakley, le plus ancien des joueurs puisqu'il compte 17 saisons de NBA, a directement contre-attaqué en critiquant son coach: "Si Tim remet en question nos efforts, alors on peut aussi s'interroger sur sa manière de faire. Il change l'équipe tous les jours, ce qui n'est pas la bonne solution. Si on ne veut pas essayer de gagner des matches et atteindre les playoffs, alors autant faire jouer les petits jeunes et être balayés à chaque fois". Qualifiant les propos d'Oakley de "déplacés et inappropriés", Jerry Krause, le vice-président des opérations basketball des Bulls en profita pour lui coller une très solide amende de 50.000 dollars (2.250.000 francs). Sans doute aussi pour donner une leçon aux deux petits nouveaux de l'équipe, Tyson Chandler et Dalibir Bagaric qui se sont eux engagés dans une joute verbale pas piquée par les cornes du taureau!