Hormis, peut-être, Eddy Snelders, footballeur au long cours et aussi grand voyageur devant l'Eternel, aucun joueur belge n'a davantage sillonné la D1 de ce pays que Marc Schaessens (14 septembre 1968). Et ce, tant d'est en ouest, comme en attestent ses passages au Standard (1989-91) et au Club Bruges (1991-93), que du nord au sud, eu égard à ses piges, plus tard, au Germinal Ekeren (1995-99) ainsi qu'à l'Excelsior Mouscron (2004-05). Indépendamment de ces stations-là, l'Anversois de naissance a également évolué à Genk (1993-94), Seraing (1994-95), Westerlo (1999-2002), au Lierse (2002-04) et, enfin, à Mons (2005).
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Hormis, peut-être, Eddy Snelders, footballeur au long cours et aussi grand voyageur devant l'Eternel, aucun joueur belge n'a davantage sillonné la D1 de ce pays que Marc Schaessens (14 septembre 1968). Et ce, tant d'est en ouest, comme en attestent ses passages au Standard (1989-91) et au Club Bruges (1991-93), que du nord au sud, eu égard à ses piges, plus tard, au Germinal Ekeren (1995-99) ainsi qu'à l'Excelsior Mouscron (2004-05). Indépendamment de ces stations-là, l'Anversois de naissance a également évolué à Genk (1993-94), Seraing (1994-95), Westerlo (1999-2002), au Lierse (2002-04) et, enfin, à Mons (2005). Mais l'entité qui lui a toujours le plus tenu à coeur, celle où il a, à la fois, débuté sa carrière pro en 1984 et qu'il a retrouvée comme T2 en 2007, avant de délaisser (provisoirement) le monde du foot, c'est le Beerschot. Où son nom est toujours dans l'air, à l'heure actuelle, fût-ce par personne interposée puisque son neveu Jaric est le fer de lance de l'équipe du Kiel. Une formation qui, pour la deuxième fois de rang, entre parenthèses, vient d'être sacrée championne de sa série : d'abord en P1 et, naguère, en promotion C. C'est le même garçon, au demeurant, qui avait montré la voie à suivre à ses couleurs en inscrivant le but d'ouverture, après 23 secondes de jeu à peine, le 14 mars passé, lors du sommet à domicile contre Esperanza Pelt, crucial pour le titre et remporté 4-0 par les locaux. Quinze jours plus tard, toujours au stade olympique, le sacre devenait une réalité face au Lyra, renvoyé à ses chères études par 4-0. Une rencontre qui, elle aussi, avait une connotation toute particulière pour les Schaessens. Avec, d'un côté, Marc en tribune, et de l'autre les frères Jaric et Matthias opposés sur le terrain, ce dernier étant sociétaire des Lierrois. " Mais là où ça devient tout à fait cocasse, c'est que Mat, quand son emploi du temps le permet, tient le fan-shop de Beerschot-Wilrijk " rigole tonton Marc. " Ce jour-là, comme de bien entendu, il n'était pas derrière le comptoir mais sur la pelouse. La présence familiale, sur le terrain, ne se limitait d'ailleurs pas à mes neveux. Mon beau-père, Jan Mees, a repris le témoin de son père comme photographe officiel du club. Comme quoi, chez nous, le sang mauve coule vraiment dans nos veines. Et, au train où vont les choses, il n'est pas près de s'arrêter. " Après avoir pris congé de son club en 2008, à l'époque où Aimé Anthuenis y drivait la Première, notre interlocuteur est d'abord resté dans le domaine sportif en gérant un magasin d'articles de sport (PR Sport) à Beveren, non loin de son domicile à Melsele. Depuis un an, il a toutefois changé radicalement d'orientation en acceptant un emploi de réceptionniste auprès d'un garage Hyundai à Brasschaat, appartenant au groupe Moorkens. " Je m'y occupe du planning journalier et de l'accueil des clients " dit-il. " C'est un boulot qui me plaît, où il m'arrive de parler tantôt de mécanique, tantôt encore de football. La seule différence par rapport à autrefois, c'est que je dois gâter aussi des supporters de l'Antwerp, alors que ceux-là constituaient un terrain miné lors de ma période active. Mais c'est de bonne guerre. Je m'investis à fond dans mon nouveau métier, mais je reste également branché sur le foot. Je possède d'ailleurs un diplôme UEFA A. Qui sait, il pourrait à nouveau me servir un jour ? A défaut d'entraîner des seniors, je ne serais pas réfractaire à une expérience avec la jeune classe. Au Beerschot ? Ce serait le pied ! J'y prêterais sûrement une oreille attentive. " PAR BRUNO GOVERS