La dernière représentation de la grande aux belles oreilles nous a offert un sublime spectacle. A Londres, les vedettes se sont fait voler la vedette. Par des stars sans strass ni paillettes. Sans stress ni midinettes. DembaBa a délivré mais celui qui a livré le match parfait c'est AndréSchürrle. Eden boite, André déboule, trouve son paradis et y emmène les Blues. Ce type respire le bon sens. Pas que celui vers lequel il va toujours. Le sens du but. Avec lui, il commence 50 mètres plus bas. Dans le jeu, qu'il a aisé, rythmé.
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La dernière représentation de la grande aux belles oreilles nous a offert un sublime spectacle. A Londres, les vedettes se sont fait voler la vedette. Par des stars sans strass ni paillettes. Sans stress ni midinettes. DembaBa a délivré mais celui qui a livré le match parfait c'est AndréSchürrle. Eden boite, André déboule, trouve son paradis et y emmène les Blues. Ce type respire le bon sens. Pas que celui vers lequel il va toujours. Le sens du but. Avec lui, il commence 50 mètres plus bas. Dans le jeu, qu'il a aisé, rythmé. Schürrle est une sorte de garçon coiffeur qui décoiffe. Le roi du sèche-cheveux. Quand il déboule, c'est brushing garanti pour les défenseurs. Lui, sa coupe c'est style DavidBowie période Let'sDance. Ça lui va bien. Et il danse. Pas du disco. Lui, ça claque, ça démarque et ça marque. Des claquettes sur " studs ". Il s'est déjà offert des triplettes. Avec les tripes. Avec Chelsea et la Mannschaft. Il incarne l'élégance de ceux qui ne cherchent pas à plaire. La classe quoi. Maintenant il est chez lui en Angleterre comme il l'était en Allemagne. Lors de sa dernière saison à Leverkusen, il était le joueur de Bundesliga qui tirait le plus au but. C'est fou, l'audace et la précision de ce garçon. Cadrer est la quadrature du cercle pour la majorité, pour lui c'est la nature originelle de son jeu. Il n'essaye pas, il fait. Il sprinte, il dribble, le tout avec un style chaloupé. Mais les chaloupes et le naufrage, c'est pour les autres. Lui, il travaille. " A Leverkusen je m'obligeais à faire deux entraînements supplémentaires chaque semaine. Mon but ? Être rapide non plus sur 50 mètres mais sur 70. Donc je faisais des séances de musculation différenciées. Pour muscler les parties de mon corps qui offrent la meilleure stabilité de course. " L'inné doit aussi se travailler. D'ailleurs, jeune, il va tellement vite que sa soeur, championne d'Allemagne de saut en hauteur, tente de le diriger vers l'athlétisme. Nein ! Lui, la course, c'est avec un ballon. Celui qui ralentit les autres, pas lui. Le " ballon " il ne risque pas de le prendre. Les parents veillent : " Dès mes 12 ans, les grands clubs de Bundesliga voulaient m'enrôler. Mes parents m'ont dit d'abord les études et si tu es si bon, ils reviendront ". Ils sont revenus. Mais il choisit Mainz. Un " p'tit " comme on dit. L'intelligence des choix d'un footballeur ne se remarque pas que sur la pelouse. Réussite immédiate. Champion d'Allemagne junior avec un certain ThomasTuchel comme entraîneur. Qui, dans la foulée, devient coach des pros. Il emmène Schürrle avec lui. " Je le lance en D1 contre... Leverkusen et après 1'30'' il va tackler SamiHyypiä. Là je me dis qu'il va réussir. Les attaquants courent toujours très vite vers l'avant. Lui c'est aussi vers l'arrière. Il ne se cache jamais. Une mentalité extraordinaire. Un vrai joueur d'équipe. " Le Bayer Leverkusen a aussi remarqué. Il le transfère malgré l'intérêt de plus grosses écuries. " Je suis allé au Bayer parce que je voulais jouer avec mon idole. MichaelBallack. Pourtant j'étais supporter du Bayern ". Ballack le prend sous son aile avant que les ailes du désir ne le portent jusqu'au Bayern et puis Chelsea où il sera de bon conseil pour y faire venir le p'tit André. " Il était toujours fourré dans mes pattes pendant les entraînements. Il voulait faire tous les exercices avec moi. Quand je restais pour faire des frappes après les séances, il restait avec moi. Au début ça m'a gonflé puis j'ai aimé ce rôle de guide. " Ils continuent de se fréquenter à Londres. Ballack lui fait découvrir les meilleurs sushis de la ville. André mange et écoute. Nous, on lui souhaite de laisser l'étiquette de " Superloser " accrochée au col du grand Michael. De toute façon le p'tit André est différent. Sa différence est innée comme son talent. " Je suis un Allemand qui a le sens de l'humour et qui aime le hip hop. " Pas de doute, Schürrle est unique." Avec lui, ça décoiffe. Quand André Schürrle déboule, c'est brushing garanti pour les défenseurs. "